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Fin de croisière…

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Vendredi, 13h30, Xhosa passe entre les estacades de Nieuport… Nous voilà rentrés d’une croisière au Danemark… Une croisière de 800 milles, assez tranquille, à part les dernières 24 heures qui ont été un peu plus sportives… Amusantes mais sportives…


Après un échange d’équipage à Esbjerg, le retour s’est organisé en deux étapes: de Esbjerg à Helgoland, d’abord, puis de Helgoland à Nieuport. Nous avions initialement prévu une escale à Den Helder, histoire de couper en deux la deuxième étape de 280 milles. Mais, les caprices de la météo nous ont forcés à rester 3 nuits à Helgoland. Et s’arrêter à Den Helder nous aurait obligés à louvoyer dans un fort vent de sud-ouest, ce que ni T. ni moi ne souhaitions faire…


Lors de la première étape entre Esbjerg et Helgoland, dimanche passé, nous avons vraiment eu l’impression que le vent jouait avec nos pieds, changeant de direction chaque fois que nous virions… Mais, malgré ces frustrations, nous avancions bien et le temps était beau… Nous nous sentions fatigués mais heureux de notre journée, en arrivant, la nuit tombée, à Helgoland.


Départ de la deuxième étape mercredi après-midi, avec Nieuport comme objectif, soit une étape de 280 milles. Vent faible et mal orienté, les premières 24 heures, donnant l’impression de traîner et que l’on y arriverait jamais… Et puis, comme annoncé, le vent a tourné et s’est levé, nettement au-dessus des prévisions, atteignant force 7 au plus fort, avec, malheureusement, également la pluie prévue… Mais comme nous étions au portant, Xhosa est parti à pleine vitesse, surfant sur la mer devenue plus grosse, pour notre plus grand plaisir…


Puis, la nuit est tombée et le vent s’est calmé graduellement, nous permettant de prendre un rythme de quarts et un peu de repos… Tout en continuant à bien avancer vers Nieuport…


La vitesse du bateau et 12 heures de courant aidant sur les dernières 18 heures nous permettront de rattraper la moyenne et d’arriver à Nieuport bien avant ce que les routages prévoyaient…


Il est encore tôt le matin… Le soleil se lève et, petit à petit, l’objectif se rapproche… Rotterdam, le passage de la frontière belge, les éoliennes du Thornton Bank, Zeebruges, Ostende et puis Nieuport…


Je suis assis dans le cockpit et je regarde l’objectif se rapprocher… Encore deux heures… Plus que deux heures… Je revis cette croisière en flashback…


Satisfaction d’avoir bouclé le programme comme prévu sans problème… Xhosa et son équipage vont rentrer à bon port…
Bonheur d’être toujours physiquement à la hauteur, même dans des conditions plus éprouvantes…
Regret de n’avoir pas eu plus de temps pour visiter le Danemark plus longtemps et remonter jusqu’à sa pointe extrême nord…


Je me rends compte aussi que j’ai vécu ces 15 jours dans une sorte de bulle, isolée du monde extérieur… Je n’ai pas suivi l’actualité… Je ne sais pas ce que les bourses ont fait… Je n’ai jamais pensé au bureau, ni lu mes emails professionnels… Je me suis contenté de vivre cette croisière à fond et d’en profiter pleinement…


Et, maintenant, il va falloir sortir de cette bulle vélique, pour retourner dans la vie active…




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Escapade danoise – Premières impressions…

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Nous sommes arrivés à Esbjerg jeudi, après une magnifique journée de voile sous un très beau soleil.


Ce matin, les deux amis qui m’ont accompagné à l’aller sont repartis prendre leur avion, tandis que mon neveu est en route, dans l’autre sens, pour faire le retour avec moi. Un retour qui s’annonce d’ailleurs nettement plus musclé que l’aller, qui nous a offert des vents plutôt calmes et plutôt portants…


Xhosa est rangé. Je suis seul à bord pour quelques heures. L’occasion de me laisser aller à quelques premières impressions…


Un sentiment de réussite pour cet aller. Nous sommes arrivés là où nous le voulions au moment où nous le voulions, sans casse, ni problème… Le temps a été superbe et le vent très calme, parfois même trop… Mais cela ne nous a pas empêché de faire glisser Xhosa sur de longs bords au spi, au travers ou au près, sans jamais devoir prendre de ris…


Un aller dans une ambiance excellente, imprégnée de fous rires, de blagues parfois un peu potaches, ce qui est probablement inévitable quand trois hommes sont ensemble sans femmes… Le tout dans une belle harmonie sans prise de tête, ni prise de bec…


En plus, grâce à S, nous avons très bien mangé. Nous avons même essayé de pêcher pour améliorer encore plus notre condition… Sans résultat, à part la perte d’un joli leurre en plastique de la forme d’un mini-poulpe, qui aurait dû, selon S, nous permettre de remonter à bord un joli cabillaud, pour lequel il avait déjà imaginé la sauce…


Bref, ni prise de ris, ni prise de tête, ni prise de poisson…


Un aller rassurant aussi pour moi… Je n’ai pas perdu la main, malgré l’absence de navigation l’année passée. Et mon dos, fort maltraité par la maladie, ne m’a jamais fait souffrir… En plus, je me suis vraiment senti profondément bien… Les conditions clémentes rencontrées et les longues heures de pétole ont probablement joué un rôle bénéfique sur cet aspect…


Au niveau des escales, un peu moins d’enthousiasme. Ni Helgoland, ni Rømø, ni Esbjerg ne sont particulièrement intéressantes comme villes.


Helgoland est un rocher, au milieu de nulle part, spécialisé dans le tourisme d’un jour, particulièrement développé grâce à l’absence de taxes sur l’alcool, le tabac et les parfums… Rømø est une jolie île mais sa minuscule marina est loin de tout… Et, Esbjerg est un grand port assez industriel, pas vraiment pittoresque…


Néanmoins, l’ambiance à Esbjerg valait le détour car nous y sommes arrivés le jour de la finale du championnat de football du Danemark, remporté par l’équipe locale justement… Fête, chants et alcool, toute la nuit, dans la ville…


Enfin, comme lors de chaque croisière, quelques souvenirs ou instants magiques restent gravés… L’île d’Helgoland qui apparaît doucement après 50 heures de navigation… Un tout fin quartier de lune qui se lève au petit matin, suivi de près par le soleil, récompensant l’homme de quart… La rencontre avec des dauphins et des phoques… Le ciel dégagé, plein d’étoiles, et quelques étoiles filantes la nuit…


L’heure est maintenant aux préparatifs pour le retour: faire les courses, préparer le bateau et choisir les fenêtres météo et les étapes à faire… Pour que le retour se passe aussi bien que l’aller!


Je vous raconterai…




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Entre deux systèmes…

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Hier, nous avons fait une petite sortie devant Nieuport. Histoire de tout tester en mer avant notre départ, dans 3 semaines, vers le Danemark.


C’était, pour Xhosa et pour moi, la première sortie en mer depuis 2011. L’annonce d’une météo calme et belle pour la journée était donc parfaite.


Les fichiers indiquaient un vent de 3 à 4 beaufort, forcissant 5 à 7, en soirée. Avec un beau ciel bleu, se couvrant dans le courant de l’après-midi, mais sans pluie avant le soir.


Parfait pour nous car notre objectif était de rentrer avant 17 heures, ce qui nous permettait de profiter de la bonne partie de la météo: ciel bleu, mer plate et petite brise tranquille…


Et la sortie fut bien agréable…


L’amusant a été de suivre la transition entre deux systèmes météo…


En partant le matin, le vent est calme, autour des 10 noeuds, avec des rafales résiduelles, encore assez fortes, de la dépression de la veille, donnant à Xhosa, au bon plein, de belles accélérations…


Mais, très vite, l’intensité des rafales décroît et la force du vent diminue, inlassablement et irrémédiablement, de 12 à 8, puis à 6, puis à 3 noeuds… Les voiles pendent lamentablement… Le courant, fort en cette période de vives-eaux, nous balade gentiment… Et nous en profitons pour faire une sieste sous un soleil radieux…


C’est l’occasion aussi de mesurer la charge du nouvel hydro-générateur: de quoi couvrir largement tous les besoins du bord au-delà de 5 noeuds de vitesse mais sans efficacité aucune, en-dessous de 3 noeuds…


Nous sommes toujours arrêtés, sous grand-voile seule, en attendant que le vent ne revienne. Peu de bateaux aux alentours. Les températures toujours basses de l’air et de la mer (moins de 5°) ont l’air de “refroidir” les 2000 autres bateaux amarrés à Nieuport…


Puis, petit à petit, des nuages hauts arrivent de la France. Le ciel se couvre doucement. Le système suivant se profile à l’horizon… Au loin, nous apercevons alors un bateau sous spi, venant de Dunkerque et, un peu plus tard, près de la côte, un autre voilier montre une gîte assez prononcée… Il va être temps de dérouler le génois…


Le vent du second système commence à se faire sentir… Il passe rapidement de 3 à 15 noeuds, ce qui permet à Xhosa de repartir et de retrouver une belle vitesse.


Ce nouveau vent est orienté plus au sud, ce qui fait que nous sommes, malgré notre demi-tour, au près, avec un vent apparent qui atteint régulièrement les 20 noeuds. Xhosa devient très ardent dans les rafales. Un peu trop… Mais, Nieuport n’est plus très loin et nous n’avons pas envie de faire une manoeuvre de prise de ris, pour moins d’une heure, puisque nous comptons rentrer avant la pluie qui semble s’annoncer plus rapidement que ce que les fichiers grib indiquaient…


Et, à peine avons-nous tout rangé, que les premières gouttes rincent le pont…


Une première sortie, plutôt agréable, avec un bilan bien réconfortant: Xhosa est presque prêt à partir…




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Jade

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Elle vient d’arriver dans la famille… Belle, racée et sportive, dans sa superbe robe verte… Américaine, elle se trouve pour le moment à New York, en attendant de rejoindre son nouveau domicile à Boston…


Jade est un J-42 que mon frère et un de ses amis viennent d’acheter. Histoire d’arpenter les côtes de Boston jusqu’à Halifax, de traverser vers les Bermudes ou, pourquoi pas, de temps en temps, d’aller hiverner aux Caraïbes…


Mais, comme pour nous tous, lorsque nous avons acheté notre bateau, l’heure est, aujourd’hui, pour les heureux nouveaux propriétaires, à la remise en ordre du bateau, avec ses longues listes de choses à faire absolument, à comprendre ou à tester, avant de prendre la mer pour les 220 miles qui séparent Boston de New York.


Bienvenue à Jade. J’irais bien faire un bout de croisière à son bord!


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Remise à l’eau…

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Après un intermède d’un an sur son ber, Xhosa a retrouvé son élément. Il flotte à nouveau gentiment, amarré sagement à son ponton…


L’envie ne manquait pas de partir faire un tour en mer, mais avec le pont encore recouvert d’un peu de neige, un vent très fort d’est, amplifiant encore la sensation de froid, nous nous sommes contentés d’un petit tour au moteur, dans le port… Sous le regard attendrissant de deux phoques paressant tranquillement au bord du bassin…




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Et comme la météo n’est pas vraiment fabuleuse pour les deux semaines qui viennent, cela me donnera le temps de briquer tout l’intérieur Xhosa pour le remettre au même standard que le pont et la coque qui brillent de 1000 feux.




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Et je serais incomplet si je ne disais pas que, psychologiquement, cette remise à l’eau a beaucoup d’importance pour moi. C’est un peu comme si l’épisode maladie se refermait tout-à-fait et que la vie reprenait son cours normal, avec des projets plein la tête!


Bonne saison de voile à tous!




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Undulatus Asperatus

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Voilà plus d’un an déjà que ce sujet se trouve sur ma liste de billets à préparer… depuis que j’ai reçu, d’une collègue de bureau, un article d’un journal local sur ce fameux nuage.


Mais l’opportunité d’écrire ce billet ne venait pas… L’élément déclencheur d’enthousiasme, ce qui me donne l’inspiration et l’envie d’écrire, ne se montrait pas pour le sujet…


Heureusement, le proverbe a raison! Tout vient à point à qui sait attendre… Et la “photo à la hune” de Voiles et Voiliers, il y a quelques jours, est devenue l’occasion rêvée de transformer le sujet en un billet…


http://www.voilesetvoiliers.com/popup/sacres-phenomenes-174-un-nuage-de-folie/


Un nuage magnifique, tourmenté à souhait, brutal selon sa terminologie (“asperatus”), mais, relativement gentil, en réalité… Il crée une très forte obscurité, mais n’annonce ni tempête, ni vents violents, ni orage… Juste un plaisir des yeux…


Et, à défaut de générer de vraies tempêtes en mer, il a malgré tout créé une petite tempête, ou plutôt polémique, dans les médias… S’agit-il d’un nouveau nuage, non référencé jusqu’ici dans “l’atlas officiel des nuages” ou simplement d’une forme, particulièrement belle, d’une espèce bien connue déjà?


La polémique fait rage et il ne semble pas que la question ait déjà été tranchée définitivement à ce jour.


D’après les informations que j’ai pu glaner, il y a un camp, conduit par des Anglais, et représenté par le météorologue phare de la BBC, qui revendique que ce nuage est nouveau et n’appartient à aucune catégorie connue. Si ce camp gagne, ce sera la première fois depuis 1956 qu’un “nouveau” nuage est ajouté à la fameuse liste…


L’autre camp est composé de météorologues sceptiques, dont des Français… Ils ne croient pas au fait que ce soit un nouveau nuage et le classifieraient plutôt en “altocumulus ou altostratus”, avec des caractéristiques particulières. En outre, ils mettent en doute la démarche scientifique mise en oeuvre par l’autre camp, car un nuage ne peut se classifier que par des caractéristiques physiques comme l’altitude, la pression ou autres… Mais pas par sa forme… Sinon pourquoi ne pas inventer un nouveau nuage parce qu’il aurait la forme d’un chien ou d’un voilier?


Une nouvelle guerre de 100 ans en perspective? Peut-être… mais impossible de prédire qui la gagnera!


Mais qu’importe l’issue de ce combat, car, nouveau ou pas, ce nuage restera très impressionnant et très beau!




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Weekend à Istanbul

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Juste un petit mot pour vous montrer quelques photos de notre weekend à Istanbul…


Entre mer Noire et mer de Marmara, à cheval sur le Bosphore, Istanbul semble avoir une vocation de carrefour entre Europe et Asie, entre Nord et Sud, entre culture chrétienne et culture musulmane. La basilique Sainte-Sophie en est une belle illustration avec ses différentes “couches” révélatrices des différentes époques…


Une ville sympa à visiter, même en février, mois pendant lequel le temps n’est pas le meilleur…


Et un endroit qui donne envie de naviguer; une ville qui est le point de départ d’un tour d’Europe à la voile vers St-Petersbourg, via Gibraltar et le Kattegat…


C’était un super weekend!



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Quelle heure est-il?

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La question peut paraître saugrenue… Nous sommes entourés d’horloges, depuis nos GSM jusqu’à nos micro-ondes, depuis les tableaux de bords dans nos voitures jusqu’aux appareils à composter dans les trams…


Et, pourtant, la question n’est pas si triviale en mer… Qui donc a encore dans son bateau un vrai chronomètre de marine et en surveille la marche régulièrement?


Pourtant l’heure est essentielle pour le calcul d’une position au sextant, puisqu’une imprécision d’une minute amène une erreur pouvant aller jusqu’à quinze milles nautiques…


Mais, il suffit d’utiliser l’heure du GPS, lancerez-vous tous en coeur… Les satellites ont des horloges atomiques embarquées, qui envoient l’heure exacte à tous les appareils, qui s’y ajustent automatiquement…


Eh bien, c’était ce que je croyais jusqu’il y a peu… Et, pourtant, les choses ne sont pas si simples…


Récemment, avec des amis, nous décidons d’employer un vieux GPS portable comme horloge dans le cadre d’exercices de position au sextant. L’emploi du gps nous permettant, en plus de fournir l’heure, de mesurer précisément notre erreur de positionnement au sextant.


Surpris de nos résultats, nous vérifions l’heure du GPS avec l’horloge parlante et constatons que celui-ci avance de 16 secondes! Cela paraît impossible et pourtant toutes les vérifications, avec d’autres sources, confirment ces 16 secondes.


Un peu plus tard, nous revérifions l’heure et, là, le monde semble à nouveau tourner rond car le GPS et l’horloge parlante sont parfaitement synchronisés! Surprenant, voire même inquiétant…


En cherchant sur le net, l’explication est apparue toute simple…


Les horloges atomiques sur terre donne l’heure sur base d’un mouvement atomique. Cette heure s’appelle l’heure TAI. Cette heure TAI est la base de l’heure UTC, qui est maintenant la référence officielle de l’heure dans la plupart des pays. Cependant, cette heure UTC avance très légèrement par rapport à l’heure définie par la rotation du soleil autour de la terre (heure UT). D’environ une demi-seconde par an. Dès lors, chaque fois que l’heure UTC prend 1 seconde d’avance sur l’heure solaire UT, on applique une “seconde intercalaire”, qui revient à reculer l’heure UTC de 1 seconde pour la re-synchroniser avec l’heure UT.


Mais on ne touche pas aux horloges atomiques et l’heure TAI prend donc avance graduelle, au fil des secondes intercalaires, sur l’heure UTC. Soit 35 secondes aujourd’hui.


Le système GPS, lancé en 1980, a réglé ses horloges atomiques à l’heure UTC de 1980, c’est-à-dire avec un retard sur TAI de 19 secondes. Ce retard est permanent et ne changera jamais car les heures GPS et TAI ont toutes les deux la précision atomique.


Depuis 1980, on a appliqué 16 secondes intercalaires, ce qui signifie que l’heure GPS est, à l’heure actuelle, en avance sur l’heure UTC de ces 16 secondes. Les appareils GPS corrigent cependant cette différence, une fois qu’ils ont reçu l’almanach des satellites, qui contient, entre-autres, la différence UTC-GPS. Mais comme cet almanach n’est transmis que toutes les 12.5 minutes, il peut y avoir un décalage au démarrage…


Ouf! On peut quand même se fier à l’heure du GPS à bord!




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Que le wifi soit et le wifi fut…

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Le temps passe… Et même si l’hiver semble encore bien présent, on ressent déjà l’allongement des journées, signe que la belle saison, celle de la voile, n’est plus très loin…


Il est donc temps de ressortir les check-lists afin de préparer Xhosa à sa croisière habituelle du mois de mai…


L’objectif cette année est d’aller faire un tour du côté du Danemark. Monter, sans escale, jusqu’à Helgoland, puis faire un peu de cabotage du côté de Sylt, Rømø et Esbjerg. Et, au retour, décider de la route, en fonction des vents annoncés, soit en direct, soit via Lowestoft, à l’extrême est de l’Angleterre, soit via l’Afsluitdijk, les eaux intérieures hollandaises et Amsterdam avant de retrouver la pleine mer à Ijmuiden.


La liste des équipiers avance, et, même si les candidats semblent beaucoup plus nombreux pour l’aller que pour le retour, elle devrait se conclure très prochainement.


Il ne me reste plus qu’à m’assurer que Xhosa soit en ordre. Ce serait le comble de ne pas être prêt alors qu’il est resté hors de l’eau la saison passée! Mais là aussi la liste avance sans souci majeur, si ce n’est que pas mal de choses devront être faites et testées dans l’eau, c’est-à-dire durant les 4 semaines qui précèdent le départ…


Comme j’ai quelques voyages prévus en février et mars, j’ai profité de ce weekend, sans neige à la mer, pour améliorer l’installation du téléphone satellite.


L’isatphone fonctionne sur Mac, lorsqu’il est connecté en direct par le câble USB. Mais allez savoir pourquoi ce même téléphone refuse de se connecter au même Mac, via le même câble USB, s’il est dans sa “docking station”, indispensable si on a une antenne extérieure…


Et, en plus, comme la dernière version de MacOSX ne permet plus au logiciel Xgate de créer sa propre configuration de réseau mais exige une configuration manuelle, source d’erreurs et de frustrations, il ne restait qu’une solution: installer un routeur wifi dédié (Optimizer) au téléphone satellite, ce qui est sensé éliminer tous les problèmes de câble USB.


Et cela a marché du premier coup! Le Mac se connecte au réseau wifi et le routeur s’occupe de gérer la connexion au téléphone! Bref, le wifi résout tous les problèmes de connectique…


Et, bien sûr, le réseau wifi permet aussi à plusieurs appareils d’être en réseau et connectés en même temps au téléphone satellite. J’ai donc immédiatement installé Xgate sur mon iPad, pour pouvoir utiliser l’excellent Weather4D ou gérer mes emails et ce blog, indépendamment de l’ordi du bord. Mais, là, je dois encore régler un problème car le routeur ne semble pas accepter le mot de passe, pourtant correctement introduit…


Les choses avancent donc à leur rythme et les travaux disparaissent les uns après les autres de la longue liste annuelle… Ce qui permettra à Xhosa d’être prêt à temps pour la petite virée danoise…




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Les Enfants de Mercator

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Voilà le titre de l’email que je reçois d’un ami, ancien pilote de ligne, très versé en navigation astronomique et calculs nautiques, …


Ce titre m’intrigue: Gérard Kremer, dit Mercator, aurait-il eu des enfants? Et, ceux-ci auraient-ils fait d’autres découvertes, à l’image de leur père?


Je lis la suite de l’email:


«Nous sommes des enfants de Mercator. Nous naviguons sans trop nous poser de questions, dans des rectangles délimités par des méridiens et des parallèles. Et, il nous semble aller de soi que les angles mesurés sur la carte aient même mesure que les angles correspondants mesurés sur la terre.»


«Nous devrions être choqués, à tout le moins étonnés, de voir que les méridiens ne se rejoignent pas aux pôles. Mais, nous ne le sommes pas. Le pôle Nord est à moins de 5000 km de chez nous, bien plus proche que ne l’est Kinshasa. Mais, sur la carte, on ne peut pas le représenter, il est à l’infini, et cela ne nous interpelle pas…»


Le constat est irréfutable… La projection Mercator est imprimée dans nos gênes et nous ne la remettons jamais en question, tant elle nous semble naturelle…
Je poursuis ma lecture…


«Ce que nous comprenons plus difficilement, c’est que la ligne droite sur la carte ne représente pas le chemin le plus court entre deux points sur terre. Le trajet qui fait un angle constant par rapport aux méridiens, la ligne droite sur la carte devrait aussi être le chemin le plus court. Cela va de soi. Pourtant, ce n’est pas le cas!»


«Par contre, le chemin le plus court, la ficelle tendue entre deux points sur la sphère, le chemin qui devrait nous sembler le plus naturel, l’orthodromie, nous paraît très compliqué avec cette route qui varie sans cesse.»


«Nous sommes donc bien des enfants de Mercator…»


Je suis intrigué. La carte Mercator serait-elle un peu comme la pomme de Newton? Depuis la nuit des temps, nous savons qu’elle tombera vers le sol mais il a fallu attendre 1666 pour que quelqu’un se dise qu’il devait y avoir quelque chose derrière cette évidence…


En serait-il de même pour la loxodromie et l’orthodromie? Je continue à lire…


«Il n’en a pas toujours été ainsi.»


«Avant Mercator, on ne connaissait que l’orthodromie. Les polynésiens qui se guident aux étoiles naviguent orthodromiquement. Lorsque nous naviguons à vue vers un phare, lorsque nous traversons un bois en nous guidant à l’aide du soleil, lorsque nous traversons une rue, lorsque nous suivons le GOTO de notre GPS, nous faisons de l’orthodromie.»


Ainsi donc, l’orthodromie – la recherche de la ligne droite – serait le réflexe naturel que nous avons toujours eu… Mercator aurait-il réussi à reprogrammer nos neurones… A-t-il réussi à mettre en place un énorme lavage de cerveau, à créer une sorte de nouvelle religion, au point que tous les marins du monde se soient mis à préférer naviguer selon des courbes, plutôt que selon le chemin le plus court?


La suite de la lecture me donne le nom du vrai coupable: le compas…


«Lorsque les premiers compas sont apparus et que les premiers pilotes ont navigué à cap constant, bien malin celui qui aurait pu prédire les lieux où le navire passerait en quittant un endroit donné avec un cap donné.»


«On se rendait bien compte, en essayant de la reproduire sur une sphère, que la trajectoire du navire ressemblait à une spirale, mais comment trouver simplement la spirale qui joignait deux ports ?
Pour aller d’un point à un autre à cap constant, on procédait par essais et erreurs. Celui qui, en quittant Le Caire, avait eu la chance d’arriver à Malte notait soigneusement, jalousement, le cap, que l’on appelait à l’époque le rhumb de vent.»


C’est donc le compas qui nous a forcé à passer de l’orthodromie à la loxodromie… Et la carte Mercator est devenu son fidèle acolyte, permettant de prévoir la destination… Mais sa découverte ne fut pas un processus simple…


«Les premiers à s’attaquer au problème, comme Pedro Nunes ou plus tard Simon Stevin, ont tenté de définir quelques routes à « rhumb » constant. La seule route qui leur paraissait naturelle, la seule route qu’ils étaient à même de calculer, c’était l’orthodromie. Ils ont donc approché la loxodromie en la découpant en petits morceaux d’orthodromie.


Depuis l’arrivée de la vapeur jusqu’à l’apparition du GPS, par un de ces retournements dont l’histoire a le secret, nous avons fait l’inverse, nous avons approché l’orthodromie en la découpant en morceaux de loxodromie !»


Je croyais que l’orthodromie était un concept plus compliqué que la loxodromie… Je croyais que l’orthodromie avait été développée après la loxodromie… Mais c’est l’inverse, comme si la relativité avait été développée avant la physique «classique»…


Mais, en réalité, la loxodromie est plus compliquée que l’orthodromie!


«La loxodromie est une route en spirale très compliquée à calculer et il a fallu attendre Newton, Leibnitz et le calcul intégral pour pouvoir le faire exactement.


Le génie de Mercator est d’avoir inventé une carte où cette route apparaît simplement comme la ligne droite qui joint deux points et où, cerise sur le gâteau, l’angle mesuré entre cette route et le méridien correspond précisément au rhumb de vent à tenir.


Cela n’allait vraiment pas de soi.»


Et, pourtant, cela nous semble si naturel!


Oui, nous sommes bien les enfants de Mercator!




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Quelques nouvelles…

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Cela fait déjà quelques semaines que je n’ai plus rien écrit… Pas que les idées manquent… Mais le retour au travail, début septembre, quelques voyages et d’autres activités consommatrices de temps m’ont montré que je dois retrouver l’habitude de gérer avec parcimonie mon temps, ce bien si précieux…


Xhosa va bien, sur son ber face au port, un peu à l’écart des autres bateaux, mais bien visible des badauds. D’ailleurs, le fait qu’il soit resté hors de l’eau toute la saison semble avoir généré quelques questions chez les passants. Serait-il à vendre?


Eh bien non! Pas encore, j’ai toujours l’intention d’aller naviguer et le Danemark est la prochaine cible…


Les travaux qu’il fallait faire cette année sont pratiquement terminés. C’est d’ailleurs la première fois que je suis en avance! Comme quoi, toute chose a du bon!


La coque a été refaite et est prête à reprendre la mer la saison prochaine. L’hydro-générateur est installé. Et, j’ai bien avancé dans ma longue liste hivernale de petits travaux, finissant pas mal de choses, parfois difficiles, souvent ennuyeuses…


Le téléphone satellite a trouvé une place fixe, avec une antenne extérieure, qui nous permettra de rester contactables en permanence… Un travail facile en soi, sauf le passage du câble d’antenne jusqu’à l’arrière de Xhosa, qui a été un peu laborieux… J’en ai aussi profité pour revoir un peu l’électronique, surtout au niveau de la charge, maintenant que nous disposerons, en principe, de beaucoup de courant, totalement vert, en permanence!


Et puis, la chasse habituelle aux infiltrations d’eaux et tous les nettoyages et vérifications annuelles… La préparation à l’hivernage pour Xhosa alors que les bateaux du Vendée Globe s’apprêtent à partir pour un sprint de 3 mois et que Merena se prépare à la deuxième étape de son tour du monde…


Mais pour Xhosa (et son skipper), c’est le train-train retrouvé, après une année difficile…




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Les cartes papier…

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Malgré une électronique de plus en plus présente à bord de Xhosa, jʼaime garder le confort et la sécurité des cartes papier. Ce qui fait que je finis toujours par acheter les cartes sous 3 formats différents: papier, mac et ipad…


Lors de notre prochaine croisière, en mai, Xhosa ira flirter avec les îles allemandes et danoises du German Bight, une région où nous nʼavons pas encore navigué. Il fallait donc songer à équiper la table à carte pour commencer à préparer la route et les waypoints, pendant les longues soirées dʼhiver…


Alors que la logique semblerait plaider pour lʼachat, en premier lieu, de la version mac, les méandres, pas toujours très clairs de mon cerveau, me poussent toujours à commencer par une version papier…


Peut-être parce que la version papier me semble plus pérenne car elle peut être mise à jour, année après année alors que la carte électronique (pour la plaisance) se fige après deux ans et devient tout simplement impossible à mettre à jour… Et, donc, plus tard achetée, plus longtemps conservée… Malgré le fait que, en réalité, je nʼai que très peu de cartes papier vraiment à jour…


Ce choix vient probablement plutôt de la façon dont jʼinteragis avec les cartes papier… Elles ont un format beaucoup plus grand que lʼécran de lʼordinateur portable et, à fortiori, que celui de lʼipad. Elles permettent donc de voir une plus grande surface dʼun coup dʼoeil, de repérer plus facilement les difficultés ou les pièges sur une route, puisque les détails ne disparaissent pas quand on augmente la surface couverte… Le format papier est donc, peut-être, plus approprié à la préparation dʼune croisière…


Mais, surtout, elles me font beaucoup plus rêver que lʼécran de lʼordinateur… Je déplie plusieurs cartes, par terre, pour les mettre côte à côte et passer facilement du général au détail… Jʼimagine comment se présentera une côte rocheuse ou une île sans relief… Je cherche un moyen, pas trop long, dʼéviter un passage difficile…


Je navigue en pensée… Et je ressens du bonheur au simple contact physique entre mes mains et le papier… Impossible à répliquer avec le mac…


Alors, en quête de quelques folios de cartes papier, je me suis rendu à Anvers, histoire de tester des magasins dans lesquels je ne mʼétais encore jamais rendu et qui ont fait mon bonheur...
Et, comme chaque fois, jʼen suis ressorti les bras bien chargés et jʼai profité du voyage retour, en train, pour les déplier, les examiner et commencer à rêver...




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Les J.O. des téléphones satellites…

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En marge des J.O. de Londres, une autre compétition s’est déroulée dans les Bouches de Bonifacio: quel téléphone satellite allait se montrer le plus rapide et le plus économique pour télécharger à bord les précieux fichiers météo?


Si j’étais responsable de la communication chez Inmarsat (et un peu pervers…), j’écrirais:


«Compétition entre téléphones satellites en Méditerrannée: l’IsatPhone termine deuxième, tandis que l’Iridium est avant-dernier…»


Phrase parfaitement correcte si ce n’est qu’elle omet de dire qu’il n’y avait, en réalité, que deux téléphones satellites en compétition! L’iridium est arrivé grand gagnant, essentiellement grâce à une durée de négociation initiale avec le satellite beaucoup plus courte.


Tous les détails dans le blog de Francis Fustier:
http://blog.francis-fustier.fr/isatphone-pro-contre-iridium-suite/


Sur Xhosa, il y a un IsatPhone et pas un Iridium. C’est d’ailleurs l’appareil qui a servi aux tests. Comment ai-je pu me tromper et choisir pour Xhosa le perdant?


En fouillant le passé, j’ai retrouvé un billet que j’avais écris en janvier 2011 sur le sujet:
http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2011/01/23/Isatphone-contre-Iridium/
Dont voici un extrait:


«Et il faut reconnaître que ce nouveau téléphone (IsatPhone) a pas mal d’atouts… Tout d’abord, il est moins cher que l’Iridium, non seulement à l’achat mais surtout à l’utilisation. Ensuite, il fait partie du groupe Inmarsat, ce qui donne un certain confort sur la pérennité du système, puisque les satellites font partie intégrante du système GMDSS, même si le téléphone n’en fait pas partie. Enfin, il semble que la vitesse de transmission des données, bien qu’extrêmement faible, soit légèrement meilleure que sur l’Iridium.»


Cependant, en réalité, la vitesse de transmission n’est pas meilleure mais égale à celle de l’Iridium… Et l’économie à l’achat est compensée par le coût de la station d’accueil, indispensable si on souhaite une antenne extérieure…


Et, si il est vrai que les coûts à la minute sont moins chers que ceux de l’iridium, ils sont malheureusement plus que compensés par ces fichus temps de négociation plus longs…


Bref c’est un téléphone fait pour rester à l’extérieur (sans antenne externe) et à utiliser pour transférer quelques gros fichiers plutôt que beaucoup de petits… Exactement le contraire de ce que nous souhaitons faire en mer…


Enfin, consolons-nous… Il reste l’aspect perennité du système…


Encore merci à Francis et Olivier d’avoir fait tous ces tests mettant clairement en lumière les différences. Espérons qu’ils pousseront Inmarsat à améliorer son IsatPhone!




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R comme Reykjavik… R comme Retour…

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Dernière escale de notre voyage: deux jours à Reykjavik… Ville chaleureuse et accueillante… Ville où l’art semble omniprésent: sculpture, peinture, design…


Et comme c’est justement la nuit de la culture, la vie dans la ville prend une couleur toute particulière… Musique à tous les coins de rue, avec beaucoup de monde dans les rues, sans voitures dans le centre… Un beau feu d’artifice… Une vraie ambiance de fête, où l’alcool coule à flot…


L’ennui de cet événement, c’est que tous les restaurants, bars ou cafés sont bourrés, et toutes les tables réservées jusqu’à très tard dans la nuit… Ce qui signifie que cela a été un vrai défi pour se nourrir… Mais qu’à cela ne tienne, vive la fête!


Etonnament, dans une île, qui vit essentiellement de la mer, c’est à Reykjavik que nous voyons, pour la première fois, un port de plaisance avec quelques petits voiliers… La voile ne semble pas faire partie des gênes du peuple islandais… Peut-être à cause du climat…


Reykjavik est, hélas, aussi la dernière étape de ce voyage inoubliable, et nous partons avec une vraie envie de revenir… Sur Xhosa, peut-être… L’Islande est vraiment un pays magnifique et attirant, même si, comme touriste, nous n’en voyons probablement que les beaux côtés et ne subissons pas l’isolement, l’absence de lumière en hiver, le climat rigoureux ou le risque volcanique permanent…


De très belles vacances…




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Le pays des volcans… et des trolls…

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La route pour nous amener des fjords de l’Est jusqu’à la péninsule de Tjörnes (au nord) est longue et souvent sinueuse… Mais l’effort est bien récompensé tant elle est belle avec ses paysages changeant, passant du vert végétal au brun désertique puis au noir volcanique…


Sur la route, nous faisons un arrêt à Dettifoss et à Selfoss, deux chutes très impressionnantes montrant la puissance de l’eau… 193 m3 d’eau par seconde… Le record en Europe…


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Et, la chance se met à tourner… Petit à petit, le soleil apparaît et la température monte… Comme si nous étions passé de l’automne au plein été… Bien agréable après les pluies diluviennes de la veille…


Un peu plus tard, nous revoilà au bord de la mer, au nord de l’île cette fois… Nouveau changement de décor avec des paysages qui font un peu penser à la Normandie…


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La route continue vers le lac Myvatn. L’activité volcanique de la région, traversée par une faille géologique, est omniprésente…


Nombreux cratères, formés par des éruptions, plus ou moins récentes, tantôt intacts, tantôt érodés pas les torrents dus aux fontes des neiges…


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Sources et lacs d’eau chaude, nombreux et facilement repérables de loin par la vapeur qui s’en échappe… Nous allons y reposer nos jambes, fatiguées de monter au sommets des volcans autour du lac Myvatn, en prenant un bain dans un lagon en plein air, bleu turquoise, dont l’eau approche des 40 degrés…


Ces sources ont même permis d’ajouter une note d’humour à la nature, en créant une salle de bain en plein air, au bord de la route…


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Champs de boues sulfatées, dont les fumerolles imprègnent l’atmosphère d’une désagréable odeur de soufre mais donnent à la terre des couleurs belles et étranges…


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Coulées de lave, enfin, durcie et formant des grottes, des formes bizarres ou des statues, conférant à la nature un air sévère…


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Tout cela donne un aspect très irréel à la nature… Pas étonnant que ce soit le pays des trolls…


Seul regret de ces trois jours, notre sortie en bateau pour aller voir les baleines fut un échec… Des dauphins, des macareux, … mais pas de baleine à l’horizon… Très rare dans la baie d’Husavik… La malchance qui revient?…


En parlant de macareux… Les oiseaux sont très nombreux dans cette nature sauvage sans prédateurs humains… Malheureusement, je suis totalement incapable de les énumérer ici… En effet, malgré qu’une bonne partie de ma famille n’envisage plus de partir en vacances sans jumelles, leur permettant de voir et de reconnaitre tous les oiseaux du coin visité, mes connaissances ornithologiques sont extrêmement élémentaires et se limitent, à peu près, à faire la différence entre un moineau et un pigeon…


Demain, nous quittons la région du lac Myvatn pour réintégrer une vie plus citadine: un weekend à Reykjavik avant de rentrer au bercail lundi soir…




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Les fjords de l’est…

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Notre tour continue…


Les glaciers dont nous avions déjà eu un avant-goût, s’offrent à nous… Avec des pans entiers qui descendent jusqu’à la mer en y déversant des “glaçons” qui meurent doucement sur les plages de sables noirs…


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… Sous les yeux attendrissants des phoques…


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Escale à Hofn, le plus grand port de pêche de l’Islande… Avec comme spécialité: les langoustines… Nous ne nous sommes pas faits prier… En bisque pour commencer, suivie de quelques unes, simplement grillées… Absolument délicieux…


Pour être honnête, nous avions un peu peur de la gastronomie islandaise, d’autant plus que les guides insistent sur le fait que les restaurants sont en général combinés avec les supérettes des stations-services… Pas vraiment emballant… Mais, notre expérience nous a prouvé le contraire: il y a vraiment moyen de bien manger, en restant tout-à-fait dans les produits locaux: poisson, agneau, pâtisseries…


Nous quittons Hofn pour remonter le long de la côte Est… Nouveau changement de décor, nous voilà dans un décor de fjords… Nous les longeons les uns après les autres, depuis la côte jusqu’au fin fonds de chacun d’eux…


Ces fjords sont, à l’image du reste de l’Islande, sauvages, découpés et absolument magnifiques… Mais le temps est particulièrement pluvieux aujourd’hui et très brumeux, ce qui rend les photos très mauvaises (et la balade nettement moins agréable…)


En voilà quand même deux…


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Allons, restons optimistes! La météo s’annonce meilleure pour demain où nous partons visiter le nord de l’île…




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De l’eau

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L’eau partout et sous toutes ses formes…


Une source d'eau chaude pour commencer, isolée, sans aucune habitation à moins de 10 km à la ronde... Une source pourtant bien équipée pour le rituel du bain chaud: bain construit de grosses pierres, cabane pour se mettre en tenue...


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Notre voyage continue vers le centre de l'île, le long du fleuve Thjorsa... Fleuve? Torrent plutôt... Pourtant la fonte est terminée... Mais la largeur de son lit en dit long sur le débit au printemps...


Nous quittons la grand-route et gagnons les hauteurs sur une piste exiguë... Un grand ravin et voilà Haifoss, chute d'eau de plus de 120 mètres... Belle, puissante, impressionnante...


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La piste continue, sinueuse entre les collines montagneuses...


A chaque tournant, le paysage change... Noir et volcanique, avec des coulées de lave, puis rouge comme le fer, puis vert, là où la verdure a réussi à se développer, avec même, de temps à autre, quelques restes de glaces éternelles... Sans oublier le beau ciel bleu l'après-midi... Nous avons retrouvé la couleur...


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La piste monte et descend, passant de cols à vallées, en suivant les torrents et les rivières, nous obligeant à régulièrement les traverser à gué... 4x4 obligatoire... Un peu d'appréhension les premières fois, se transformant graduellement en un amusant jeu...


La journée se termine en apothéose aquatique: une source d'eau chaude qui ressemble plutôt à un ruisseau, un grand lac, une rivière qui dévale et tourbillonne et, hélas, une petite bruine qui nous rattrape sur la route vers l'hôtel...


Une nuit de repos et nous partons vers Skaftafell, y découvrir un grand glacier éternel... L'air refroidit quand nous nous en approchons, comme si quelqu'un avait laissé la porte du surgélateur ouverte... C'est simplement grandiose... Ce blanc entouré de roches et de sable noirs...


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Et nous terminons notre journée par une jolie randonnée dans la montagne...




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En noir et blanc

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Atterrissage parfait à Keflavik… Alunissage plutôt, tant la région environnante donne une vision désertique et lunaire… De la roche volcanique à perte de vue, sans verdure, à part quelques bruyères et des lichens…


Le long de la mer, les falaises sont noires, abruptes et très déchiquetées. La mer, calme au large, se fracasse violemment contre ces remparts de pierres, formant une écume blanche, contrastant avec le noir des rochers… Comme si nos yeux voyaient en noir et blanc…


Nous continuons à longer la côte, par le sud de l’île, vers l’est. Et le paysage change doucement. Les reliefs s’accentuent, avec l’apparition de collines escarpées et noires, comme d’anciens terrils de charbon… Mais, toujours, ni verdure, ni bétail…


Les kilomètres passent… Les collines s’éloignent de la mer et font place à une plaine… Plus verdoyante, avec des fermes, des prairies et quelques champs… Nous voyons nos premiers arbres, puis des moutons et des chevaux… Comme si la vie était apparue d’un coup…


La route continue et nous arrivons à notre destination… Une ferme/gîte d’hôte, au milieu de prairies à perte de vue, avec, Islande oblige, une piscine extérieure d’eau (très) chaude, à notre disposition… En contraste avec la température de l’air qui ne dépasse pas les 13°, sous un ciel bien couvert…


L’aventure continuera demain…

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65° nord…

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Juste en-dessous du cercle polaire…
C’est là que D et moi allons passer nos vacances…


Amusant pour quelqu’un qui n’arrête pas de se plaindre, dès que le temps devient maussade… Et, là-haut, on risque bien d’avoir de la pluie, du vent et de l’air frais… Même si la météo ne semble pas trop pessimiste pour le moment…


Mais l’idée de paysages lunaires désertiques, de glaciers éternels, de falaises abruptes, de plages de sable noir, de sources et lacs d’eau chaude… nous paraissait bien mériter un petit sacrifice météorologique… D’autant plus que, cette année, le temps, en Manche, n’est pas vraiment formidable non plus…


Et à la question de savoir si nous nous y rendrons en bateau, la réponse est non (cette fois-ci)… Mais, une croisière par les Shetland et les Féroé me semble une excellente idée à creuser, pour plus tard, quand nous aurons le temps d’attendre la bonne fenêtre météo… D’autant plus que Xhosa connaît le coin puisqu’il y est déjà allé en 2006, lors de la course “Skipper d’Islande”…


Départ jeudi prochain… On vous enverra des cartes postales…




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Le monde est-il vraiment petit?

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Combien de fois n’avons-nous pas été surpris par des recoupements de personnes, des connaissances communes, des liens familiaux inattendus, qui nous ont fait déclarer que le monde était petit?


La théorie des cinq poignées de main, développée par l’écrivain hongrois Frigyes Karinthy en 1929 tente d’objectiver ces faits anecdotiques, en prétendant que deux personnes quelconques, dans le monde, peuvent être reliées par, au maximum, 5 “relations”.


Une façon de vérifier la vraisemblance de cette théorie consiste à faire le calcul suivant: pour atteindre potentiellement 10 milliards d’habitants en 5 relations, il faut que chaque individu sur terre ait 100 connaissances… Pas du tout déraisonnable…


Mais ce calcul ne montre qu’une moyenne et tout le monde connaît l’histoire du statisticien qui s’est noyé dans une rivière de 20 cm de profondeur en moyenne… Qu’en est-il des extrêmes? Sont-ils très éloignés de la moyenne?


Si on tente de trouver le nombre de relations qu’il nous faut pour atteindre des personnages très en vue comme le roi des Belges, François Hollande, Barack Obama ou même l’empereur du Japon, la théorie fonctionne chaque fois facilement, en général, via les relations professionnelles.


Mais le vrai défi ne se trouve probablement pas avec les chefs d’état, qui, par définition, ont des réseaux de relation extrêmement étendus. La vraie question est de savoir si un agriculteur chinois est connecté en 5 sauts à un artisan sud-américain, à une mère de famille africaine ou à un soldat Nord-Coréen?


Existe-t-il des “cercles de connaissances”, basés sur des spécificités socio-culturelles, géographiques ou ethniques, qui forment des microcosmes isolés et ne se mélangent pas avec d’autres? A titre d’illustration, par l’absurde, s’il y avait de la vie humaine sur mars, ces “martiens” ne seraient pas connectés à qui que ce soit sur terre…


Alors, comment vérifier cette théorie?


Des employés de Microsoft ont tenté de le faire sur base des conversations MSN de ses 180 millions d’abonnés. Le résultat: en moyenne 6,6 contacts pour toucher n’importe qui… Et 78% des abonnés connectés en 7 contacts… Pas mal! Mais, à nouveau, ne sommes-nous pas dans une bulle particulière, la planète MSN?


Une méthode similaire, mais plus large, serait d’utiliser les données Facebook. Avec un milliard d’utilisateurs, on commence à sérieusement s’approcher de l’exhaustivité et on devrait pouvoir se faire une bonne idée du nombre de sauts qu’il faut pour connecter n’importe quel quidam à n’importe quel autre… Mais Mark Zuckerberg a probablement d’autres chats à fouetter, à son retour de voyage de noces, avec son cours de bourse qui n’arrête pas de baisser…


Bref, je n’ai pas trouvé de moyen de prouver formellement cette théorie… Néanmoins, au fur et à mesure que les communications s’améliorent, que les voyages deviennent moins coûteux, que le nombre de tour-du-mondistes augmente et que les frontières s’ouvrent, les extrêmes vont tendre vers la moyenne et graduellement renforcer le bien-fondé de cette théorie…


Le monde est donc probablement bien de plus en plus petit…




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