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La bibliothèque de Xhosa

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Juste avant de quitter Nieuport, ma soeur m’a envoyé 3 livres pour compléter la bibliothèque de Xhosa. Il s’agissait de la trilogie de Peter May, qu’elle trouvait particulièrement adaptée à notre périple: “L’île des chasseurs d’oiseaux, L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu”.

 

L’histoire de ces trois livres se déroule aux îles Hébrides. Tous trois reflètent extrêmement bien l’ambiance écossaise de ces îles isolées au climat difficile. Ce sont des livres policiers, dont le personnage principal est un policier ayant vécu son enfance aux Hébrides, qu’il a quittées pour s’installer à Glasgow lors de ses études.
Une vingtaine d’années plus tard, suite à la perte de son fils, il retourne aux Hébrides à l’occasion d’un meurtre à élucider et décide d’y rester.

 

J’ai trouvé intéressant le fait que ces trois livres ne se contentent pas de raconter une histoire policière mais combinent chaque fois l’intrigue à résoudre avec le vécu de l’inspecteur, aux Hébrides, lorsqu’il était jeune. Cela donne une image intéressante de la vie dans ces îles isolées, particulièrement exposées aux éléments.

 

J’ai aimé et je n’ai pas été le seul, vu le nombre d’équipiers qui les ont dévorés pendant les quarts. Au point que je me suis demandé si la veille se faisait réellement! Je joins quelques photos ci-dessous montrant la concentration des lecteurs…

 

Un autre livre est arrivé également à bord, avec beaucoup de succès également: “Je suis Pilgrim de Terry Hayes”. Rien à voir avec la voile ou l’Ecosse puisqu’il s’agit d’un thriller racontant la poursuite d’un terroriste qui prépare un attentat bactériologique à perpétrer aux Etats-Unis. Un livre à ne pas commencer le soir car on a une fâcheuse tendance à ne pas s’arrêter avant la dernière page…

 

Bien sûr, outre ces 4 livres, j’ai toujours à bord, sur mon ipad, tous les livres Kindle et iBooks achetés au cours des années. D et moi n’achetons pratiquement plus jamais de livres papier, ce qui fait que notre bibliothèque électronique commence à compter pas mal de titres.

 

Pourtant, nous ne l’avons pas beaucoup utilisée en mer et la principale raison est qu’il est impossible de prêter un livre électronique. Je ne souhaite pas que l’équipage utilise mon ipad comme outil de lecture parce que je l’emploie en navigation et je tiens à ce qu’il reste disponible et le plus chargé possible. Mais malgré le fait que chaque équipier disposait d’un iphone ou d’un ipad personnel, je ne pouvais pas leur prêter de livre. Et même le regroupement familial lancé par Apple ne répond que très partiellement à ce besoin.

 

Je trouve cela dommage car j’aimerais pouvoir prêter un nombre limité de livres électroniques, pour une période fixée, à des emprunteurs qui, j’en suis sûr, seraient prêts à payer quelque chose pour couvrir les charges encourues par Amazon ou tout autre e-librairie… On aurait enfin un système où on saurait à tout moment à qui on a prêté un livre et où les livres reviendraient automatiquement dans la bibliothèque à la fin du prêt! Tout cela dans une bibliothèque électronique sans contrainte de volume et qu’il ne faut jamais dépoussiérer!

 

Si l’un d’entre-vous travaille chez Amazon, voilà un idée qu’ils ont sûrement déjà eue et qui, je pense, pourrait accélérer la passage vers le numérique, d’autant plus qu’ils semblent déjà vendre des livres (papier) d’occasion. Moi, je serais sûrement intéressé d’utiliser le service…

 

Et si l’un d’entre-vous travaille dans une autre librairie, c’est peut-être un moyen de se différencier d’Amazon et de gagner de la part de marché? Avec peut-être également un abonnement spécial pour des médiathèques, qui vont certainement souffrir de plus en plus des développements sur internet et du vieillissement de la population…

  

     

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De Dublin à Nieuport

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Il ne me reste plus qu’à vous raconter la dernière étape de notre tour de la Grande-Bretagne. Il s’agissait de rentrer, sans escale, de Dublin jusqu’à Nieuport. 540 milles en tout, dont 200 vers le sud en mer d’Irlande pour rejoindre Land’s End et 340 ensuite, dans l’est, le long de la côte sud de l’Angleterre vers le Pas de Calais, la France du nord et la Belgique.

 

Une navigation sans grande difficulté, à part, peut-être, la traversée de la mer d’Irlande qui exigeait une fenêtre météo sereine pendant 36 heures. Ensuite, le grand nombre de ports et d’abris en Manche permettait de gérer à peu près n’importe quel temps.

 

Nous étions à quatre sur Xhosa. Quatre hommes. JL et moi, qui étions déjà à bord, et F. et M. qui nous ont rejoints à Dublin. L’objectif était de partir le lundi matin mais la météo en a décidé autrement. Le passage de deux fronts en mer d’Irlande nous a obligé à le retarder de 24 heures.

 

Nous sommes donc partis le mardi matin à l’arrière du front, dans un vent encore assez fort, avec des grains orageux, de belles averses mémorables et une belle houle de l’Atlantique… Mais pour la première fois depuis le départ, nous avons eu du vent portant, ce qui nous a permis d’avancer à belle allure.

 

Après les premières 24 heures, le temps s’est amélioré, la mer s’est calmée et un beau soleil généreux a fait son apparition, si bien que les deuxième et troisième jours ont été extrêmement agréables: au portant avec suffisamment de vent, mais pas trop, sous un beau ciel sans nuage!

 

Ce n’est qu’à partir de Beachy Head que les choses se sont un peu compliquées, puisque le vent à décidé de tourner et de s’orienter parfaitement de face nous obligeant à tirer des bords contre le courant, en période de vives-eaux. Le VMC en a pris un sérieux coup et est même devenu négatif par moments devant Calais…

 

Ce dernier jour a d’ailleurs sérieusement impacté la moyenne qui est passée de plus de 7 noeuds à l’Ile de Wight à 6.3 à Nieuport à l’arrivée dans la nuit de vendredi à samedi…

 

J’ai vraiment aimé cette dernière étape. Parce qu’elle fut une très belle navigation sous le soleil mais aussi parce qu’elle représentait la fin du tour de la Grande Bretagne et signifiait la réussite du projet. On avait réussi à le boucler dans le timing prévu, 5 semaines, sans gros problème, ni accident, malgré une météo pas toujours sympathique…

 

Y repenser me donne envie de remercier, une fois de plus, tous les équipiers et les amis qui m’ont permis de réaliser ce tour et qui m’ont supporté à bord pendant ces 5 semaines!

 

Quelques photos:

 

Les arcs-en-ciel des grains du premier jour… On n’a pas photographié les pluies diluviennes…

 

 

Le troisième coin: Land’s End! La boucle est presque bouclée…
 

            

La lune est pleine… Les courants seront forts dans le Pas-de-Calais… Mais, nous avons bien profité de la pause spi avant le retour du près et du louvoyage…

 

 

Et, à l’arrivée, une Guinness, faute d’avoir trouvé du champagne à Nieuport à 3 heures du matin…

 

    

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Mais où partent les poissons?

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Vous avez déjà probablement pu remarquer que la qualité de la nourriture à bord de Xhosa, cette année, a représenté un investissement en temps et en énergie, humaine et butagaz, plus important que les autres années.

 

Nous étions donc en permanence à l’affût d’aliments locaux de qualité avec un accent fort, vu la région, sur le poisson et les crustacés…

 

Mais voilà, malgré le nombre de bateaux de pêche croisés dans les ports, la quantité de paniers à crustacés que nous avons dû éviter en mer, la fréquence à laquelle nous avons vu des fermes à poisson, nous n’avons pratiquement trouvé aucune poissonnerie depuis les Orcades jusqu’au Nord de Dublin, à l’exception d’une toute petite à Ballycastle.

 

Faute de poissonneries, nous nous sommes rabattus sur les supermarchés, qui étaient également très pauvres en poissons et où il fallait se contenter de surgelés ou de la version locale du Capitaine Igloo…

 

Même dans les restaurants, le poisson recevait rarement une place de choix, à part, peut-être, les traditionnels Fish&Chips, perdus entre nuggets de poulet et autres. Avec quelques exceptions notables comme à Islay ou à Carlingford…

 

Ce n’est qu’à Howth que nous avons enfin eu un vrai choix, dont nous avons d’ailleurs bien profité!

 

Alors, où partent tous ces poissons et crustacés qui font partie du paysage de cette région?

 

La meilleure explication que nous ayons trouvée est double.

 

D’une part, l’ensemble de la pêche semble être directement enlevée au port par des sociétés dont la portée géographique, tant du côté achat que du côté distribution, dépasse largement n’importe quel port individuel. Ils peuvent alors choisir de distribuer le poisson là où la demande est forte et où il peut se vendre plus cher, quitte à le transporter sur grande distance. A titre d’exemple, nous avons vu à Islay, un très grand camion, immatriculé en Espagne, équipé de grands aquariums, chargeant pendant des heures des homards écossais. On peut supposer que ces homards seront vendus 3000 km plus loin.

 

A Howth aussi, les bateaux vidaient leur cargaisons directement dans des camions de sociétés, couvrant une zone géographique de distribution beaucoup plus large que la ville…

 

Le temps de criées au poisson locales semble donc bien révolu…

 

D’autre part, en complément à cette distribution centralisée, l’absence de tourisme dans la zone que nous avons explorée explique peut-être aussi cette absence de poissonnerie. Il existe probablement une sorte de filière parallèle où les gens partent pêcher eux-mêmes pour leurs propres besoins et revendent peut-être l’excédent à leurs voisins quand la pêche a été trop bonne…

 

Cette absence de poisson a été un grande déception pour nous qui rêvions de plateaux de fruits de mer. Heureusement que Howth nous a permis de compenser cette frustration. Nous y avons enfin trouvé les crustacés, qui avaient l’air également particulièrement heureux de nous voir, comme en témoigne la photo ci-dessous…

  


   

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De Bangor à Dublin

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Comme nous ne devions pas changer d’équipage à la fin de la troisième semaine, nous avons utilisé le temps gagné pour visiter plus en profondeur cette partie de l’Irlande. Je vous ai déjà parlé dans un billet précédent de nos étapes depuis Oban jusqu’à Bangor. Ce billet-ci se focalisera, dès lors, sur la suite de la descente le long de l’Irlande, qui s’est poursuivie calmement et sans problème en direction de Dublin.

 

L’objectif étant d’arriver le jeudi à Dublin, nous avons décidé de nous arrêter à Ardglass, puis à Carlingford avant de rejoindre la presqu’île de Howth à proximité de Dublin.

 

Ardglass est un très joli port, qui a encore une importante flottille de bateaux de pêche. Nous y avons passé trois jours à cause des conditions météo un peu difficiles nous obligeant à retarder notre départ. La ville (ou plutôt le village) offre peu d’attrait mais les paysages autour du port sont superbes. Comme souvent en Irlande ou en Ecosse, Ardglass a un terrain de golf en bord de mer, qui offre un superbe contraste entre rochers sauvages, d’une part, et greens parfaitement tondus, de l’autre…

 

Ardglass est présenté dans les guides nautiques comme un port accessible à tout moment. C’est probablement vrai même si la vue du port à marée basse, qui rappelle les paysages de la Bretagne Nord, fait un peu peur à quiconque a un grand tirant d’eau… Nous avons d’ailleurs décidé d’avancer notre départ de deux heures pour éviter de le quitter au plus bas de la marée… L’entrée du port, simple en réalité, paraît compliquée lors de l’approche, à cause de bouées latérales qui donnent l’impression, vues de loin, que le chenal se présente autrement. Nous avons d’ailleurs pu observer un bateau allemand s’échouer légèrement, en passant, il faut bien le dire, du mauvais côté d’une bouée cardinale…

 

Même si le port de pêche a vu son nombre de bateaux diminuer fortement, il semble toujours bien fonctionner, avec des mouvements entrant et sortant fréquents, ce qui fait le bonheur de quelques phoques qui ont élu domicile dans le port. Il s’y prélassent tranquillement, en attendant le repas suivant: les déchets de poisson rejetés par les pêcheurs…

 

D’ardglass nous sommes partis en direction de Carlingford. Cette marina se trouve sur la berge sud du Carlinford Lough, sorte de fjord à l’embouchure de la Newry River. Cette rivière représente la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, ce qui a fait, de cette étape, notre transition entre le Royaume-Uni et l’Irlande.

 

Les courants sont assez intéressants dans cette partie. Lors du flot, l’eau arrive de l’Atlantique, et contourne l’Irlande par le nord et par le sud, et ces deux flux d’eau se rejoignent, en s’opposant, aux environs de Carlingford. Cela donne comme résultat une absence totale de courant à cet endroit en mer malgré un marnage pouvant atteindre 5 mètres en vives-eaux. Ce marnage provoque alors de sérieux courants dans le Lough lui-même, ce qui impose de bien choisir le moment d’y naviguer.

 

La marina de Carlingford n’a rien de particulier. Elle semble vouloir de se développer avec un grand projet d’immeubles d’habitation et une extension du nombre de places dans le port, malgré que celui-ci ne semblait pas du tout bondé. De ce que nous avons pu voir, ces projets n’ont pas vraiment l’air de se concrétiser. La crise peut-être…
Par contre, la ville elle-même semble très active et attirer beaucoup de vacanciers et de touristes. C’est d’ailleurs, depuis notre départ d’Oban, la première fois que nous voyons un endroit de villégiature qui semble vraiment avoir du succès.

 
Carlingford est aussi présentée comme un centre important d’élevage d’huitres. Apparemment, les conditions spécifiques du Lough le rendrait particulièrement approprié à l’ostréiculture. N’étant pas des fanatiques des huitres, nous n’avons pas fait d’analyse comparée afin de déterminer si elles sont à la hauteur de leur réputation…
 

Enfin, après une nuit à Carlingford, nous sommes partis pour arriver à la presqu’île d’Howth, à proximité de Dublin, le jeudi soir. Nous voulions arriver avant le weekend pour avoir le temps de remettre la bateau en ordre avant le changement d’équipage du weekend… Ce fut une jolie navigation dans des vents assez calmes et, bien entendu, de face… Ce qui signifie que, à l’exception de la sortie du Lough, sur les quatre semaines de navigation depuis le départ de Nieuport, nous n’avons toujours pas eu de vent portant… Mais, ici, mieux vaut ne pas nous plaindre car, vu la faiblesse du vent, le près nous a permis de bien avancer à la voile…

 

Howth Marina est grande et très bien équipée. Elle est bien située en bord de mer d’Irlande et semble dynamique avec un club très actif en régates. Elle se trouve au coeur de la ville de Howth, attirant beaucoup de monde, surtout le weekend. Les locaux nous ont présenté cette presqu’île comme l’endroit côtier huppé de Dublin et cela ne nous a pas étonné, au vu des bateaux, des aménagements, du style du yacht-club et de la taille de son bar…
Un endroit idéal donc pour y passer quelques jours, changer d’équipage et préparer le bateau pour la navigation finale vers Nieuport…

 
Comme chaque fois, j’ajoute la trace de Nieuport à Howth:
 

 
 
J’attache également quelques photos:
 
L’accès à la marina de Ardglass avec ses rochers, ses hauts-fonds et son balisage pas toujours facile… Il faut aussi imaginer la vue du chenal à marée basse: le poteau latéral vert (troisième photo) a son pied à sec sur un rocher…
 
Une vue également du golf et de son club-house.
 

 

 

 

  
La flotille de pêche de Ardglass avec ses phoques paresseux et gourmands… Sous une bruine pas très agréable…
 


 

 

 

 
 
Carlingford et son vieux bateau en ciment, indispensable pour passer des pontons à la terre ferme, et le premier immeuble neuf à l’arrière-plan.
 

 
Le phare de Rockabill, premier signe tangible de l’approche de Dublin et de la fin du quatrième segment de notre tour…
 


 
    
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Les couleurs de la pétole

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Cela fait déjà quelque temps que je n’ai plus écrit… Pas faute d’avoir des choses à raconter mais j’ai eu un peu de mal à me remettre à écrire après les vacances.

 

Le tour de la Grande-Bretagne s’est achevé fin juillet comme prévu et m’a procuré beaucoup de bonheur. A part la météo froide, pluvieuse et un peu difficile parfois, tout s’est vraiment bien passé. En particulier, tous les équipages, composés parfois de gens ne se connaissant pas au départ, ont fonctionné superbement!

 

Au niveau de ma santé, la chimio a fait son travail tout en me laissant suffisamment d’énergie pour gérer la croisière. En plus, comme les équipiers étaient pour la plupart très expérimentés, je me sentais tout-à-fait à l’aise de les laisser s’occuper de Xhosa quand j’étais fatigué et que j’avais besoin de faire la sieste… J’ai vraiment l’impression que cette croisière m’a été bénéfique car elle m’a permis de garder un moral fort et d’oublier la maladie en me forçant à me concentrer sur le projet et le bateau. Avec un bon résultat au final puisque les dernières analyses montrent que le cancer est retourné dans sa boite, m’offrant une nouvelle période de rémission.

 

J’ai commencé à écrire une série de billets pour vous raconter nos péripéties tout au long de la croisière. Mais, quand j’ai vu le départ au ralenti de la Fastnet Race et les fichiers météo sans vent prévus pour les premières 48 heures de la course, j’ai eu envie d’écrire un billet sur la pétole.

 

 

A ce propos, le livre que j’avais acheté sur le tour de la Grande-Bretagne donnait quelques statistiques: il disait, qu’en moyenne, les circum-navigateurs utilisaient leur moteur presque la moitié du temps! Heureusement, pour nous, la part du moteur a été nettement plus petite, peut-être parce que la météo n’a pas été très clémente, ou que le vent a essentiellement été contre, créant un vent apparent suffisant… Peut-être aussi, simplement parce que le moteur, vieux et bruyant, de Xhosa et son hélice inefficace ne permettent pas d’avancer vite et que naviguer à la voile est très souvent la solution la plus rapide et de loin la plus agréable…

 

Je ne me plaindrai pas d’avoir eu du vent car la pétole a une fâcheuse tendance à me taper sur les nerfs… J’aime voir les milles avancer… J’aime avoir une belle moyenne… Tout ce que la pétole ne permet pas d’obtenir… Je plains d’ailleurs les équipages de la Fastnet Race qui ont dû se battre et rester concentrés des heures dans des airs inférieurs à 5 noeuds et sur des distances très longues…

 

Alors pour honorer tous ces équipages courageux, j’ai décidé de mettre en ligne quelques photos de pétole en les classant par thème/couleur…

 
La pétole-zen d’abord: se laisser porter sans se faire de souci… Même le winch a l’air d’être zen…
 

 

 

La pétole-bleu: l’eau lisse et sans ride…
 

 
La pétole-rouge: quand le soleil s’en mêle…
 

 

 
La pétole-grise: comme s’il allait pleuvoir en plus…
 

 
La pétole-zinc: avec un reflet métallique en plus…
 

 
La pétole-tourmentée: un autre effet des nuages…
 

 
La pétole-soleil de minuit: même si on n’est pas vraiment en situation de pétole en mer, la couleur donnée par la lumière nocturne des hautes latitudes vaut vraiment le détour et mérite que l’on ajoute cette photo prise aux Orcades…
 

 
Mais, au final, quelle qu’en soit la couleur, la pétole est souvent synonyme de sieste, y compris pour le skipper…
 

     
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De Oban à Bangor

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Après avoir laissé Xhosa tout seul quelques semaines à Oban, nous sommes repartis à deux couples, le 12 juillet pour continuer notre descente du côté ouest de la Grande-Bretagne.
 

Un début très pluvieux et froid en Ecosse, expliquant l’absence de photos… Puis, petit à petit, le temps s’est amélioré et nous a donné beaucoup de soleil, même si la température dépasse rarement 15° aux meilleures heures de la journée…
 

Nous avons raccourci l’Ecosse en supprimant l’étape vers Craobh Harbour pour être sûr d’arriver à Bangor avant le coup de vent annoncé pour les prochaines 48 heures. Cela nous a donné le temps de visiter Port Ellen sur l’île d’Islay: un très joli petit port, entouré de 7 distilleries très renommées.
 

Nous avons choisi de visiter Laphroig pour son whisky très tourbé et son excellente réputation. La visite nous fait passer dans les salles où les grains subissent leur “fumage” à la tourbe et nos vêtements sentaient encore cette odeur caractéristique quelques heures après la visite…
 

Puis nous avons traversé le North Channel pour rejoindre Ballycastle en Irlande du nord, avec ses roches striées si particulières. Une nouvelle étape dans notre tour puisque nous changions de nouveau de région.
 

Glenarm, l’étape suivante de notre parcours, est également un très joli petit endroit, avec une marina petite mais très moderne. Mais la ville (ou le village) y est tellement calme, que nous avons eu l’impression en y débarquant que la vie s’y était arrêtée comme dans un film…
 

Finalement, nous avons rejoint Bangor, qui possède une très belle marina dans une ville beaucoup plus grande. Ville qui semble malgré tout avoir un contraste “riche-pauvre” marqué avec beaucoup de magasins de discount, des hotels fermés mais une marina pleine de magnifiques bateaux…
 

Je ne pourrais terminer ce billet sans parler de l’ambiance à bord, qui est excellente surtout depuis qu’il a arrêté de pleuvoir en continu et que le soleil brille régulièrement. En plus, JL est un cordon bleu qui nous prépare de très bons repas, au point que l’on se demande parfois si on fait une croisière en voilier ou un quinzaine gastronomique.
 

Nous combinons cuisine à bord et restaurants locaux et il faut absolument mentionner les homards locaux de Port-Ellen, que nous avons dégustés dans le restaurant de l’Islay Hotel: tout simplement fabuleux! Si vous y passez, allez les goûter…
 

Je joins quelques photos:
 

La trace, avec la partie Oban Bangor en jaune:
 

 
 

Port-Ellen et sa baie, très belle sous le soleil:

 

 


 


 
 

Et les roches striées faisant la réputation du Nord de l’Irlande du Nord:
 


 


 
 
 

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La sixième église de l’Isola Comacina

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Le lac de Come en Italie possède une seule île : l’Isola Comacina. Cette île, aux dimensions très réduites (500 mètres sur 50 mètres), se trouve à une centaine de mètres du continent du côté de Sala et d’Ossuccio.
 
Elle a une histoire un peu particulière qui lui confère aujourd’hui un statut spécial. Elle fut, en effet, donnée par les Italiens en 1919 au roi belge Albert I, pour le remercier de la contribution de la Belgique durant la première guerre mondiale dans la plaine de l’Yser.
 
Un an plus tard, le roi décida de rendre l’île aux Italiens, en demandant qu’elle soit transformée en un lieu d’art belgo-italien. Cela amena la construction de trois résidences d’artistes en 1949, dont deux réservées à des artistes belges.
 
L’île a connu des hauts et des bas suivant sa capacité à débloquer des budgets publics pour l’entretien de ces résidences. Mais depuis quelques années, cet espace artistique fonctionne bien et l’Académie des Beaux-Arts de Milan, y organise régulièrement des expositions temporaires, appelées InterNatura : la mise en place d’installations de grande taille en harmonie avec l’histoire de l’île, intégrées et respectueuses de la nature.
 
Cette année, les installations ont été confiées à plusieurs artistes de Milan ainsi qu’à 5 artistes belges terminant leurs études à l’Académie Royales des Beaux-arts de Bruxelles. D a été choisie pour y faire une installation monumentale en bambou et cordage, de la même inspiration que celle qu’elle a faite à Ath récemment.
 
Bien sûr, la configuration des lieux étant totalement différente, il fallait adapter fondamentalement le projet. L’île possède, malgré sa petite taille, cinq églises, dont la plupart, très anciennes, sont plutôt des ruines archéologiques dont il ne reste que des pierres au niveau du sol. Dès lors, D décida de construire un échafaudage en bambou, de la forme d’un chœur, qui représenterait, de façon assez déstructurée, le début d’une sixième église, en construction, parmi les ruines présentes.
 
Beaucoup de matériel à transporter, avec, en particulier, les bambous assez longs et encombrants. Nous étions tous convaincus que tout était réglé pour le transport du matériel sur les 100 mètres entre la berge et l’île, sur laquelle les voitures et camionnettes ne sont pas autorisées.
 
Hélas, un malentendu entre Milan et Bruxelles fit que chacun avait cru comprendre que l’autre avait organisé le transfert et, au final, rien n’était prévu. Après quelques heures de recherche et de discussion, un petit bateau a accepté de faire le transport de tout sauf des bambous, trop longs, que les jeunes ont fait traverser à la nage par paquets de vingt. Une bonne façon pour eux de se rafraichir sous les 35° du soleil brûlant et de résoudre le seul problème restant! Heureusement que le bambou flotte et résiste bien à l’eau…
 
Nous avons alors pu commencer le montage qui s’est déroulé sans imprévu et s‘est terminé comme convenu deux jours plus tard, veille du vernissage, riche en personnalités du monde artistique local et milanais.
 
Je joins quelques photos des cinq installations belges, sachant que pour se faire une vraie idée de ce que cela donne, il faut aller sur place avant le démontage fin septembre…
 
Le Choeur (en construction)
 
Le Choeur
 
ADN
 
Metamorphosis
 
Terra
 
Eau-Delà
 
 
 
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La suite du tour…

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La suite du tour s’organise en deux phases :
 
D’une part une descente tranquille de Oban jusqu’à Dublin. Une distance théorique de 250 milles environ que nous comptons faire en 6 à 8 étapes pas trop longues. L’idée est vraiment de faire du cabotage et de profiter des paysages de Islay, du SW de l’Ecosse et de l’Irlande du Nord…
 
Nous serons 4 à bord: 2 couples… Xhosa a beau être “femmes admises”, j’ai remarqué que les longues étapes de plusieurs jours ont plus tendance à attirer des hommes… On m’a également rapporté que pas mal d’épouses de tour-du-mondistes évitent les traversées océaniques qu’elles font plutôt en avion, en laissant leurs maris trouver des équipiers (hommes) pour amener le bateau sur le continent suivant…
 
Les étapes courtes de ces deux semaines ont semblé parfaites à ces dames, que je me réjouis d’avoir à bord…
 
Ensuite, à partir de Dublin, nous nous mettrons en mode « retour à la maison » et naviguerons de nouveau jour et nuit. Il est néanmoins probable que nous ferons un ou deux arrêts, peut-être après des navigations de 36 heures, afin de permettre à l’équipage de se reposer, surtout si les conditions devaient être difficiles ou peu agréables…
 
Pour cette étape, nous serons 5 à bord… 5 hommes… En ligne avec ma théorie… Mon frère M qui prépare une virée à Halifax au Canada, sur son J-42 Jade la semaine prochaine, va nous rejoindre de Boston la veille du départ… Avec un jetlag inévitable qui nous offrira un équipier désireux de faire des quarts en début de nuit plutôt qu’en fin de celles-ci…
 
En discutant des étapes possibles, M et moi nous sommes souvenus de notre croisière aux Scilly en 1979 sur notre Sangria et de la beauté de ces îles sauvages, baignées par le Gulf Stream. Très beau souvenir malgré le fait que notre retour des Scilly s’est fait dans la queue de la fameuse tempête de Fastnet (voir le billet en archives de février 2010: Fastnet … Rocher mythique, rocher magique, … rocher maudit?)…
 
Et ce souvenir a suffi pour ajouter St Mary’s à la liste des étapes possibles qui contenait déjà des ports comme Falmouth, Brighton ou Sovereign Harbour…
 
En pratique, le départ est prévu d’Oban vers le 12 juillet et celui de Dublin vers le 27. L’arrivée à Nieuport tournera probablement autour du 31 ou du 1er…
 
Je me suis également donné un peu de temps à Oban pour réparer quelques petits dégâts survenus lors des premières étapes. Rien de très grave mais des petites choses irritantes comme le néon de la cuisine ou (surtout) l’antenne GPS qui a décidé de se mettre en court-circuit après quelques heures de navigation, à cause, probablement, d’une corrosion quelque part dans le câble… Le petit GPS de secours connecté à l’ordinateur a fait l’affaire, mais cela fait perdre le lien vers les instruments Raymarine et la VHF, ce qui rend les choses moins facile, surtout dans des situations de rase-cailloux.
 
J’ai donc racheté une nouvelle antenne et un nouveau câble que j’installerai de façon simplifiée à Oban, en espérant faire re-fonctionner le GPS de base de Xhosa et retrouver toutes les données partout… Si la nouvelle configuration fonctionne, je pourrai alors repasser le câble correctement dans toutes les gaines, une fois de retour à Nieuport.
 
L’excitation commence à monter et l’envie de repartir augmente de jour en jour…
Avec les 800 milles déjà parcouru, il nous en reste environ 800 autres à faire… Nous sommes déjà à la moitié de notre périple… J’espère très fort que ma santé ne me jouera pas de mauvais tour d’ici à notre départ…
 
Je vous raconterai comment les choses se sont passées sur ce blog et posterai des messages sur twitter, comme d’habitude!
 
Bonnes vacances à tous ceux qui partent en juillet!
 

   
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Pause langoustines…

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Comme expliqué dans le billet précédent, la météo nous donnait une fenêtre de 72 heures pour rejoindre Oban à partir de Stromness. Ce qui nous obligeait à revoir le programme de cette navigation de 250 milles environ.

 

Initialement, j’avais planifié 4 étapes sans navigation de nuit : (1) Kinlochbervie tout d’abord, juste derrière le Cape Wrath, (2) Gairloch ensuite, (3) Inverie Bay près de Mallaig avec son pub considéré comme « le plus inaccessible » selon le Guinness Book, en troisième étape et (4) Oban pour terminer la semaine. C’était une façon de découvrir le NW de l’Ecosse tout en avançant rapidement.

 

Pour la petite histoire, j’ajoute un lien sur ce fameux pub : « The Old Forge » à Inverie Bay :

 

http://www.dailymail.co.uk/travel/article-2614297/Britains-remotest-pub-A-visit-The-Old-Forge-Knoydart-requires-18-mile-hike-mountain.html

 

Malheureusement, le retard pris à Stromness et l’annonce de nouveaux coups de vent pour la fin de la semaine nous ont obligés à accélérer le tempo et à diminuer la partie touristique de notre périple.

 

Et puisque nous devions partir de Stromness, vers 01h30 du matin, nous avons décidé de faire l’impasse sur Kinlochbervie et d‘aller directement à Gairloch, où nous pensions arriver vers 22h30…23h00, c’est-à-dire au moment du coucher du soleil, même si cet élément est moins important à ces latitudes où le soleil ne descend jamais très bas sous l’horizon. Au total une navigation de 130 milles environ.

 

Après une première demi journée très brumeuse et pluvieuse et un Cape Wrath, ni en colère, ni très spectaculaire car perdu dans les nuages et la pluie (comme le montre la photo ci-dessous), le ciel s’est éclairci graduellement et nous a offert une belle navigation entre l’Ecosse et les îles Hébrides, avec l’île de Skye apparaissant au loin dans le sud.

 

 

A l’arrivée à Gairloch, nous étions fatigués de notre (très) longue journée. Mais, à peine amarrés, j’ai vu E et S disparaître vers les bateaux de pêche qui venaient également de rentrer et nous ramener un sac plein de langoustines destinées à agrémenter le pique-nique du lendemain…

 

Mais ces langoustines avaient décidé de donner du fil à retordre à nos deux amis: le néon de la cuisine tout d’abord qui décide de ne plus fonctionner, après au moins 8 ans de loyaux services, au moment où ils en ont le plus besoin. Ce qui nous a donné le spectacle de deux cuistots armés de lampes frontales pour préparer le repas.
La bouteille de gaz ensuite qui a choisi la mi-cuisson pour arriver au bout de sa charge, interrompant la cuisson et imposant un changement de bouteille à 1 heure du matin…

 

Mais les efforts de E et S, pendant que le reste de l’équipage dormait de tout son soûl, ont été récompensés le lendemain par notre plaisir de dévorer ces bestioles toutes fraiches, avec une petite mayonnaise faite à l’huile de coude de S, le tout sous un beau soleil, au près, dans le Sound of Sleat !

 

 

 

 

Pour arriver à temps à Oban, le lendemain, nous sommes partis au petit jour de Gairloch (voir la photo ci-dessous) et avons malheureusement dû laisser tomber Inverie Bay et son Old Forge, qui, pourtant, semblait particulièrement intéressante à visiter…

 

 

Et c’est vers 3 heures du matin le jeudi que nous avons amarré Xhosa à Oban après une deuxième semaine sans encombre, quoique beaucoup plus rapide que prévue initialement…

 

En tout, jusqu’à Oban, la route théorique indiquait 768 milles et la trace nous dit que nous en avons faits 804. Du près, du bon plein et un tout petit peu de travers mais pas un seul mille de portant… Un peu comme si le vent avait tourné chaque fois que nous tournions un des coins de la Grande Bretagne… Le spi est donc resté dans son sac pendant les deux semaines…

 

Espérons que la suite compense un peu cette statistique et nous donne un peu de portant de temps en temps…

 

Et pour terminer quelques photos des paysages parcourus, histoire de vous donner un petit aperçu…

 


 

 

 

   

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A la recherche d’une fenêtre météo…

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Lorsque nous sommes partis de Nieuport, la météo était assez simple. Le vent était relativement faible au départ et devait se renforcer petit à petit au fur et à mesure que nous nous approchions des Orcades, mais sans jamais dépasser les limites du raisonnable… Bref, une météo ne créant pas vraiment de souci…

 

Mais voilà, à proximité de Peterhead, les prévisions ont commencé à devenir plus « limites » et les météorologues britanniques se sont mis à remonter leurs prévisions de bulletin en bulletin, jusqu’au niveau de tempête, ce qui nous a incité à faire une pause-météo à Peterhead et d’en profiter pour passer une bonne nuit complète…

 

Mais cette pause a coïncidé avec l’annonce d’une série de dépressions atlantiques sur l’ouest et le nord de l’Ecosse, rendant la suite de notre voyage beaucoup plus compliquée… D’autant plus qu’à 3 endroits différents – Pentland Firth, Hoy Sound et Sound of Sleat- nous avions des contraintes de courant très fortes, nous obligeant à passer à des moments bien précis et à condition que les vents ne soient ni trop forts, ni trop contraires aux courants…

 

Enfin, il fallait tenir compte des équipiers en transfert pour être sûrs qu’ils puissent prendre leurs avions comme prévu ou qu’ils atterissent là où nous étions…

 

Un vrai casse-tête météo, qui m’a fait un peu craindre à Peterhead de ne pas y arriver et de devoir aller à Oban par le canal Calédonien plutôt que par les Orcades…

 

Il y a deux ans, j’ai écrit un billet sur le routage en croisière côtière.

 

http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2013/06/09/faut-il-croire-au-routage/

 

Dans ce billet, je mettais en garde contre une utilisation trop scientifique du routage qui aurait cherché à tirer plus de précision des données des fichiers Grib que ces données ne contiennent… Néanmoins, ma conclusion était que le routage donne des informations intéressantes à condition de les comprendre et d’en appréhender les limites. La trace entre Peterhead et Stromness en forme de banane montre bien l’impact du routage, avec ici comme objectif d’anticiper la rotation vers le nord du vent…

 

 

Cette année, j’ai utilisé le routage de Weather4D un peu différemment afin d’intégrer et de représenter toutes les contraintes définies par les passages difficiles. En mettant un waypoint aux endroits de passage critiques, où il y avait lieu de bien contrôler le timing et les vents, je pouvais facilement trouver le moment de passage idéal en faisant fluctuer, par itérations successives, l’heure de départ. Il suffisait ensuite de vérifier que le reste de la route était acceptable, en sachant que Weather4D intègre déjà certaines contraintes de vent et de vagues définies par l’utilisateur.

 

Et cela nous a permis de trouver les meilleures fenêtres météo, respectant toutes les contraintes…

 

Bien sûr, la variable principale étant l’heure de départ, nous avons eu un prix à payer…

 

Nous avons dû quitter Peterhead à 00h UTC, ce qui n’est pas le moment le plus agréable pour se lever et partir naviguer.

 

Et quelques jours plus tard, nous sommes sortis de Stromness à 01h30 UTC, juste après le passage du cœur d’une dépression, sous la pluie, afin de profiter au maximum de la fenêtre de 72 heures qui s’offrait à nous et nous assurer d’être au port à Oban avant le coup de vent suivant prévu pour le vendredi.

 

Et comme 72 heures ne suffisaient pas pour faire quatre étapes distinctes pour rejoindre Oban, nous avons également dû revoir nos plans et faire des étapes de 120 à 130 milles, très loin du cabotage tranquille imaginé à l’origine…

 

Mais ces concessions nous ont permis d’atteindre notre objectif et de faire le tour via les Orcades, durant un mois de mai 2015, considéré par les locaux comme un des plus mauvais de tous les temps…

 

Et comme les fichiers Grib se sont montrés assez justes globalement sur les 24 premières heures, le système a marché à merveille et nous a permis de passer aux 3 endroits critiques avec moins de 15 minutes d’écart par rapport à nos plans, malgré parfois une navigation de plus de 12 heures pour y arriver…

 

Enfin, comme l’outil permet d’afficher la position réelle du bateau par rapport à la position « routée », nous avons pu suivre notre avancement tout au long de la navigation et rester rassurés que nous serions à temps aux endroits critiques.

 

Bref une autre façon d’aborder le routage au travers de ses capacités à définir un timing précis plus que pour l’optimisation de la route à parcourir.

 

Et juste pour la beauté de la photo, je joins l’arrivée aux Orcades sous un puissant grain…

 

 

Je raconterai les étapes Stromness-Oban dans un prochain billet…

       

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Les Orcades

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Nous espérions pouvoir quitter les Orcades assez vite pour continuer notre périple et rejoindre Oban tranquillement avant le weekend prochain. Pour cela, le planning initial prévoyait un départ ce dimanche…
 
Mais les Orcades sont des îles exposées aux tempêtes atlantiques… Et l’image de la météo de ce lundi vous fera comprendre immédiatement pourquoi nous avons décidé de ne pas partir avant mardi…
 

 
Ce qui nous donne du temps pour découvrir plus avant la région.
 
Pour la petite histoire, les Orcades sont un ensemble d’îles, peuplées d’environ 24 000 habitants, dont Kirkwall et Stromness sont les principales villes. Elles semblent encore très agricoles, avec beaucoup de moutons et de vaches noires (Aberdeen Angus). Ces îles sont apparemment beaucoup moins riches que les Shetland car elles n’ont pas la même activité pétrolière que ces dernières.
 
Malgré son accent écossais très difficile à comprendre, nous avons eu une longue discussion avec Jason, un habitant de Kirkwall. Il nous indiquait la fierté des iliens à appartenir à l’Ecosse et le peu de velléité à faire des Orcades une île indépendante.
 
Les paysages ne laissent aucun doute, nous sommes bien très au nord. La lumière y est typique, surtout le soir avec la nuit qui ne s’installe jamais vraiment. En outre, la végétation ne trompe personne. En particulier, l’absence d’arbre est frappante et rend les paysages très “lisses”…
 
Je joins une photo faite à notre arrivée…
 

 
Nous avons profité de cet arrêt forcé pour découvrir la gastronomie locale, en visitant un excellent restaurant hier soir, le “Forevan”, en surplomb de la magnifique baie de Scapa Flow… Et nous avons terminé le diner par une analyse comparée des whiskys produits sur l’île…
 
J’aurais aimé poster plus de photos des paysages et de la lumière, d’autant plus que la latitude fait qu’il ne fait pratiquement jamais noir ici. Mais les télécommunications, tant le réseau cellulaire public que le wifi de la marina, ne sont pas très rapides… Ce sera pour un prochain billet…
 
Et puis le mauvais temps est arrivé, avec une forte pluie battante qui nous a rappelé pourquoi le réchauffement climtique a encore du travail avant que l’Ecosse ne soit considérée comme une destination exotique…
 
Alors notre créativité s’est à nouveau déplacée vers notre estomac avec une recette ramenée de Bologne par S, arrosée d’un Prosecco frais et d’une bonne bouteille de vin… Pas de raison de nous priver puisque nous ne pouvons quand même pas naviguer…
 
Et demain nous continuerons notre exploration des lieux en espérant pouvoir continuer notre tour de la Grande Bretagne mardi…
   

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De Nieuport aux Orcades

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Départ, comme prévu, de Nieuport dimanche passé. Sous un beau soleil … mais dans la pétole… On ne peut pas tout avoir, semble-t-il…

 

Heureusement, après quelques heures, le vent se lève doucement et c’est sous une petite brise au près serré que nous avançons calmement sous voile vers le nord avec un ETA prévu aux Orcades jeudi matin…

 

Tout allait donc pour le mieux. Jusqu’à mercredi soir, où, à une centaine de milles de l’arrivée, la météo a commencé à empirer, avec des prévisions devenant franchement désagréables et risquant de nous empêcher de traverser, en toute sécurité, le mythique Pentland Firth. Ce qui nous a convaincu de faire une escale météo à Peterhead et d’en profiter pour y passer une bonne nuit.

 

Les dieux devaient être avec nous puisqu’ils nous ont offert une belle fenêtre météo 24 heures plus tard: du bon vent, quoique au près, nous amenant parfaitement au bon moment pour traverser le Pentland Firth… Avec pour seule condition de partir à 1 heure du matin, la nuit du jeudi au vendredi, sous la belle lumière nocturne des hautes latitudes. Et nous avons donc pu finir cette première étape et rejoindre Stromness rapidement…

 

Je joins une photo de la trace pour ceux qui voudraient visualiser le trajet.

 

 

Il ne nous restait plus qu’à faire un passage au pub local et de profiter d’une longue nuit réparatrice, pour nous sentir prêts à partir à la découverte des Orcades, dont je parlerai dans un prochain billet !
 

Cette étape me faisait un peu peur parce qu’elle était longue et que c’était la première de notre projet. Un peu comme si elle conditionnait le succès ou l’échec de l’ensemble. Et l’arrêt à Peterhead m’a d’autant plus inquiété qu’il a montré comme le timing peut sembler court quand des billets d’avion sont déjà réservés…
 
Mais les choses se sont arrangées et, à postériori, l’arrêt à Peterhead nous a vraiment fait du bien, en renforçant, en outre, encore l’ambiance à bord déjà excellente!
 
Je suis donc vraiment heureux de la façon dont cette première partie s’est déroulée.
 
Il faut maintenant aborder la deuxième partie avec le premier changement d’équipiers (une personne qui descend et deux qui montent)… Mais pourquoi la suite ne fonctionnerait-elle pas aussi bien que le début?
 
Ce bonheur m’a malheureusement semblé tout à coup bien dérisoire par rapport à la triste nouvelle, venant de Bruxelles, annonçant que la maman de D, qui venait d’être hospitalisée en soins intensifs, se trouvait en état critique… Sans que je puisse être aux côtés de D en ce moment difficile…
 
Un goût très amer au fond de la gorge et un véritable sentiment d’impuissance face aux réalités de la vie…

   

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Around Britain! Partie 4 : On part comme prévu!

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Suite du billet précédent…
 
 
On part donc comme prévu le 24 mai et il ne me reste plus qu’à vous donner quelques détails sur le trajet envisagé.
 
Je joins une image de la route choisie. Les puristes diront que je triche un peu et qu’il ne s’agit pas exactement du tour de la Grande-Bretagne puisque la route ne passe pas parfaitement à l’extérieur de l’ensemble de l’Ecosse. Mais bon, il faut bien faire un peu de tourisme et partir à la découverte de ce fameux breuvage ambré, à base de malte, enrichi d’une saveur de tourbe…
 
  

  
La première semaine, fin mai, fera route de Nieuport jusqu’à Stromness aux îles Orcades. 514 milles que nous comptons parcourir non-stop afin de gagner du temps. La côte Est de l’Angleterre pourra toujours être visitée une autre année.
 
Durant la deuxième semaine, dans la foulée de la première, nous longerons le continent Ecossais, en y faisant 4 à 6 escales. L’idée est d’arriver jusqu’à Oban et d’y laisser Xhosa s’y reposer jusqu’en juillet.
 
Les troisième et quatrième semaines, en juillet, feront route, en 5 à 8 étapes, d’Oban à Dublin et nous permettront de découvrir Islay d’une part et l’Irlande du Nord, d’autre part.
 
La dernière étape, enfin, fin juillet, ramènera Xhosa, non-stop, à Nieuport. Il s’agit de la plus longue étape avec ses 540 milles… En espérant que le choix du sens de rotation anti-horlogique sera payant et nous apportera plutôt du portant durant cette étape…
 
1600 milles environ en tout selon le logiciel de navigation… Et probablement un peu plus si le vent ne nous laisse pas faire de la ligne droite…
Avec 3 semaines d’exploration côtière, sur une zone de 500 milles environ, depuis les Orcades et le Cape Wrath jusqu’à Dublin.
 
La liste de choses à faire sur Xhosa est vide! Ce qui est probablement une grande première après un hivernage… Il ne reste plus qu’à ravitailler en produits frais et à se lancer!
 
Et Xhosa me semble vraiment impatient de partir…
 
Je vous tiendrai au courant de l’évolution de nos péripéties via twitter et ce blog.
 
 
La suite en live…

   
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Around Britain! Partie 3 : « La vie est trop courte pour qu’elle soit petite »

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Suite du billet précédent…
  
Partir or not Partir… Que faire ? La raison contre les émotions…
 
Je me suis mis à peser le pour et le contre, à imaginer ce que pourraient être les traitements et leurs effets secondaires, à analyser tout ce qui peut être analysé…
 
Mais au fond de moi, il n’y avait qu’une vraie question, à laquelle je n’avais pas l’mpression d’arriver à répondre vraiment:
 
Serai-je capable physiquement et mentalement de faire ce tour?
Serai-je capable d’affronter la peur de ne pas être à la hauteur de cette grande boucle?
Aurai-je le courage de me lancer, sachant que je devrai probablement lâcher prise par moments, voire abandonner totalement si les choses deviennent impossibles?
 
Déclarer forfait sans combattre serait l’option facile, celle que tout le monde attendrait: “l’option raisonnable”. Elle me permettrait de ne pas me confronter à mes peurs et d’utiliser le mot «cancer» comme raison pour ne pas partir… “l’option facile…”
 
Mais plus j’y réfléchissais, plus j’hésitais… Et plusieurs choses ont fait pencher la balance… vers un départ…
 
Tout d’abord, cette phrase de Benjamin Disraeli: « la vie est trop courte pour être petite»… Ce que j’ai interprété comme : plus la vie semble se raccourcir, plus il faut vivre chaque jour reçu avec plus d’intensité et d’ambition…
 
Ensuite, le livre écrit par Bronnie Ware, cette infirmière australienne qui reprend les derniers souhaits et regrets de personnes, en soins palliatifs, qu’elle a accompagnées jusqu’à la mort. Aucun de ces regrets ne dit : « Je regrette d’avoir démarré un projet ambitieux plutôt que d’être resté assis dans mon fauteuil… »… Au contraire…
 
Et si je devais me retrouver un jour dans la situation d’un de ces patients, je regretterais probablement de ne pas avoir eu le courage de tenter ce tour… Avec, en plus, la phrase de E qui résonne encore dans mes oreilles : « Si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras jamais… »
 
Enfin, j’ai découvert par hasard, fin 2014, le site de Serge Deguide: Un voilier contre le cancer.
 
Serge Deguide est atteint d’un cancer généralisé mais, malgré sa maladie, il a décidé de faire un tour du monde en voilier, sur un bateau spécialement aménagé pour lui. La maladie l’a obligé à retarder son départ mais rien que le fait de préparer un tel projet fait preuve d’un courage et d’une ambition, forçant l’admiration.
 
Un projet qui fait écho à Disraeli et rappelle que la vie doit être vécue intensément, même si on est malade, surtout si on est malade… « la vie est trop courte pour être petite »…
 
Alors si lui peut faire un tour du monde avec un équipage adéquat, pourquoi aurais-je peur de faire le tour de la Grande-Bretagne avec une vraie équipe d’amis, très compétente en voile, capable de prendre les commandes de Xhosa à n’importe quel moment?
 
Et la décision fut prise…
 
Il ne restait plus qu’à convaincre les médecins…
 
Et ce fut beaucoup plus facile que je ne le pensais. Le projet étant avec un équipage expérimenté, les médecins n’y ont vu qu’un moyen de booster mon moral et ont même spontanément ajusté mes cycles de chimiothérapie pour que ce soit plus simple à réaliser!
 
Départ maintenu donc le 24 mai!
 
La fin dans le prochain billet…
   
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Around Britain! Partie 2 : Partir or not Partir ? That is the Question!

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Suite du billet précédent…
 
 

Tout pouvait donc se mettre en branle pour organiser cette croisière autour de la Grande-Bretagne…
 
Il fallait tout d’abord définir les dates pour pouvoir prendre congé. Facile ! Une première partie fin mai et une deuxième partie en juillet, histoire de répartir les semaines, de profiter des périodes normales de congé et de mettre toutes les chances météo de notre côté…
 
Puis il fallait trouver suffisamment d’équipiers… Etant le seul à faire le tour complet, il me fallait entre 10 et 15 équipiers (que je souhaitais parfaits bien sûr) pour que chaque étape soit composée d’au moins 4 personnes… Et en combinant 4 habitués de Xhosa, 3 personnes d’un groupe d’amis rencontrés lors de cours de navigation au BRYC, 3 équipiers d’un autre groupe d’amis et un collègue de bureau, le compte fut vite trouvé. Avec en plus la perspective d’interactions intéressantes entre les différents groupes…
 
Il fallait également décider du sens de rotation, qui, selon les livres que j’ai lus, semble plus relever de l’émotionnel que du rationnel…
 
Mon choix s’est porté sur le sens anti-horlogique afin de diminuer au maximum la distance parcourue selon un axe très ouest (l’Angleterre Sud). Ce qui permettait du même coup d’éviter les brouillards estivaux du côté Est de Ecosse et de faciliter la découpe en deux blocs de 2 et 3 semaines.
Et cela mettait la partie, en principe la plus difficile et que je connais le moins, au début…
 
Enfin, il fallait couper le voyage en semaines de navigation raisonnables, définir des points de chute permettant les transferts des équipiers et trouver un endroit où laisser Xhosa en sécurité entre les deux parties… Et là aussi, quelques livres, le Reeds et internet ont fait l’affaire…
 
Tout semblait donc baigner et il ne restait plus qu’à remettre Xhosa tout-à-fait en ordre pour son périple celtique, mais il n’y avait aucune raison que ce soit très différent des autres hivernages.
 
Les choses allaient probablement trop bien. Et il paraît qu’«à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire»…
 
J’ai eu un cancer en 2011, un cancer sujet à récidives régulières chez pratiquement tous les malades. Au moment de commencer ce projet, en juillet 2014, la récidive ne semblait pas à l’ordre du jour car mes analyses étaient parfaites et ma forme générale excellente… Malheureusement, les choses ont commencé à évoluer en décembre… Et la confirmation de la récidive et du démarrage d’un traitement de plusieurs mois de chimiothérapie est venue en avril… A un mois du départ…
 
« Et bardaf, c’est l’embardée.. » comme on dit à Bruxelles…
 
Alors que faire ? Arrêter tout ou continuer malgré tout tant que l’interdiction formelle de naviguer n’est pas tombée ?
 
« Partir or not partir, that’s the question ! »
 
 
La suite dans le prochain billet…
 
 
 
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Around Britain! Partie 1 : J’ai fait un rêve…

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J’ai fait un rêve en 2010… Un rêve que j’avais d’ailleurs commencé à vous dévoiler dans ce blog, en juillet 2010, dans un billet - Une idée… -, écrit sous la forme d’un teaser, une annonce sans contenu juste là pour attirer l’attention…

 

Et j’avais d’ailleurs bien fait de rester obscur. En effet, entre la publication de ce premier billet et celle du projet réel quelques semaines plus tard, l’idée était devenue Le Pèlerinage de Compostelle, ce qui n’était plus du tout le projet initial…

 

En réalité, l’idée originale était un projet plus « nordique », plus « celtique ». Il s’agissait de faire le tour complet de la Grande Bretagne, en passant un peu plus de temps en Ecosse et en Irlande du Nord… Une partie de l’Europe qui m’attire beaucoup malgré le froid, le mauvais temps, la pluie, le brouillard ou les midges…

 

Avec, en plus, l’objectif de boucler la boucle en 4 semaines, ce qui était le seul moyen, cette année-là, de le concilier avec ma vie professionnelle …

 

Mais, c’était là le problème : à 6.5 nœuds de moyenne et sans aucune escale, il faut au minimum 11 à 12 jours de voile non-stop à Xhosa pour boucler la boucle. Et en décomptant l’un ou l’autre jour au début et à la fin, quelques arrêts météo et, surtout, quelques arrêts touristiques, cela devenait très difficile à réaliser ou imposait de faire le tour sans jamais prendre le temps de profiter des paysages ou de breuvages tourbés…

 

Et comme D rêvait de faire le pèlerinage de Compostelle (à pied), et nourrissait l’envie de naviguer vers le sud plutôt que le nord, l’idée fut facilement adaptée à notre périple vers l’Espagne. Une navigation de Nieuport à la Corogne et la fin du parcours à pied : une très belle histoire également… Avec un accent celtique malgré tout…

 

Ce pèlerinage nous a fait baver en 2011, à cause, entre-autres, de conditions météo inhabituelles pour l’été… Et de pluies dignes des régions du nord… Mais je suis convaincu que ce pèlerinage m’a aidé mentalement lorsque 3 mois plus tard, j’étais hospitalisé pour un cancer… Un peu comme si j’avais déjà fait l’effort susceptible de me faire mériter la clémence céleste…

 

Ensuite, après la pause maladie en 2012, le Danemark en 2013 et la Bretagne Nord en 2014, il fallait trouver une nouvelle idée pour 2015…

 

Et l’envie de faire une boucle (dans le nord) resurgit : Nieuport – Peterhead – Bergen – Nieuport ? Ou alors : Nieuport – Oslo – Copenhague – Kiel – Nieuport ?… Les idées se succèdent mais aucune ne m’accroche totalement…

 

Jusqu’au moment où j’en parle à mon ami E qui me dit : “Moi, mon rêve serait de faire le tour de la Grande-Bretagne…”

 

Et il ne m’en faut pas plus pour que je ressorte tous mes fichiers, tous mes waypoints et toutes mes routes pour re-estimer la faisabilité d’un tel projet…

 

Et d’en conclure qu’un tel tour devient tout-à-fait réalisable si on l’aménage un peu. D’une part, il faut ajouter une semaine pour en faire 5 en tout. Ensuite, il faut couper le voyage en deux et laisser Xhosa un gros mois seul quelque part en Ecosse. Et, enfin, il faut accepter le risque de devoir éventuellement laisser Xhosa en Angleterre Sud et de le ramener plus tard à Nieuport si le temps devait manquer sur la fin.

 

Et avec ces trois éléments, l’envie de faire ce tour était de nouveau très forte… Et d‘autant plus forte après l’autre petite phrase de E au téléphone en juillet : « Si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras jamais ! »

 
 

La suite dans le prochain billet…

 

 

 

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Remontée vers le nord…

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Samedi passé, nous avons passé une journée, sous la pluie, à Lézardrieux avant de reprendre la mer, dimanche pour remonter vers les Anglo-Normandes.


Samedi fut la seule journée de mauvais temps de toutes nos vacances! Une pluie continue, entrecoupée d’averses, qui nous a d’ailleurs permis de découvrir un petit restaurant, tout près du port de Lézardrieux (pluie oblige), le Moulin de la Galette, et sa “Plancha du Moulin”: une délicieuse grillade de homard, st-jacques, calamars et autres poissons, que je recommande chaudement à tous!


La suite de notre périple s’est faite aux Anglo-Normandes d’abord, puis aux alentours de Cherbourg.


Nous avons passé la nuit à St-Peter’s Port en même temps que le Rallye des Ports de la Manche, ce qui nous a montré comment on peut amarrer plus de 150 bateaux sur 4 pontons d’attente, semblant prêts à en recevoir tout au plus une cinquantaine…


Nous étions tout au fond d’un des “empilements” et un peu inquiets de savoir comment nous pourrions en sortir le lendemain pour reprendre la mer… Heureusement, les courants exigeaient que nous partions assez tard dans la journée et tout s’est fait très naturellement… Il y a un saint protecteur pour les marins…


Sur place, nous avons décider d’aller, en ferry, sur l’île d’Herm, dont nous avons fait le tour à pied. Cette île, juste en face de Guernesey, est interdite aux voitures et même aux vélos, et est encore très sauvage, malgré les quelques hôtels et campings. Le nom Herm proviendrait de mot “ermite”, ce qui paraît tout-à-fait plausible tant l’environnement est paisible et semble parfaitement adapté à la méditation…


Et après cet arrêt aux Anglo-Normandes, direction Cherbourg… A grande vitesse grâce aux courants et au vent portant soutenu…


L’étape finale consistait à aller rechercher la voiture que nous avions laissée à Saint-Malo… 220 km selon Google Maps… Trajet long et compliqué, selon la SNCF… L’option standard proposée passe par Paris, ce qui ne parait pas le plus court… Heureusement, il y a également, deux fois par jour, un itinéraire par Lison et Dol…


Ayant récupéré la voiture, nous pouvions facilement longer la côte et visiter quelques beaux endroits du Cotentin, comme le village de Barfleur, labellisé “un des plus beau village de France”… Toujours sous un magnifique soleil…


Hélas, malgré l’envie de continuer à naviguer et à explorer d’autres coins et recoins, nos deux semaines de vacances arrivaient, doucement, à leur terme et le retour vers le nord devenait inéluctable…


Il nous restait à ranger Xhosa, qui restera encore un peu à Cherbourg, avant d’être ramené au plat pays par un de mes neveux, souhaitant naviguer et flâner un peu en Angleterre Sud…
Tandis que nous avons emprunté les autoroutes pour revenir vers le nord et retrouver le ciel gris et la pluie du Nord…


Quelques photos ci-dessous de nos dernières étapes…



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Beauté!

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Il y a quelques jours, j’ai reçu un mail d’un ami qui voulait savoir comment notre croisière se passait dans, je cite, “l’Armorique: le plus beau pays du monde…


Et seulement quelques heures plus tard, au détour d’un chemin le long des falaises de St Quay Portrieux, un couple nous aborde et nous dit: “Vous allez voir comme c’est beau… Un vrai régal pour les yeux…


Et il faut reconnaître que notre navigation depuis Saint-Malo jusqu’à Lézardrieux nous a fait découvrir des paysages absolument magnifiques! D’autant plus que le temps était, jusqu’à hier soir, au beau fixe…


Et je profite de la pluie de ce samedi (est-ce le ciel qui pleure la défaite des Bleus hier soir?) pour mettre en ligne quelques-unes des photos que nous avons faites tout au long de notre parcours, même si aucune photo ne parvient à rendre totalement l’aspect exceptionnel de cette région…


Et pour ceux qui essaieraient de reconnaître les lieux, sachez qu’elles sont dans le désordre…


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Saint-Malo

Par

Début juin, nous avions abandonné Xhosa au port Vauban, sous les murs de la vieille ville de Saint-Malo…

 

D et moi l’avons retrouvé hier, avec, comme projet, deux semaines de cabotage en Bretagne nord et aux Anglo-Normandes. Nous voulions changer un peu nos habitudes et ne pas habituer Xhosa à ne faire que des longues distances, de jour et de nuit, mais également lui montrer ce que l’expression “exploration côtière” signifie…

 

Mais avant de mettre les voiles mercredi, nous voulions en profiter pour aller visiter le Mont-St-Michel, que je n’avais jamais vu jusqu’à aujourd’hui…

 

Beaucoup de monde sur la digue et sur l’île, mais un endroit assez magique, avec son clocher pointant vers le ciel…

 

Une photo de notre approche…

 

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Et, en nous y promenant, nous avons pu découvrir une faune assez particulière se développant à marée basse…

 

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Il est d’ailleurs intéressant de regarder comme les petits de cette espèce montrent moins d’aisance et de discipline…

 

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Vous êtes certainement tous au courant que de grands travaux sont en cours afin de tenter d’enrayer le phénomène d’ensablement qui est en train de condamner le sîte. La digue sera très prochainement remplacée par un joli pont, qui semble presque prêt à prendre le relais…

 

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A titre anecdotique, au retour vers Saint-Malo, nous avons pu constater la difficulté de trouver des places de port dans les environs…

 

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A suivre dans quelques jours quand nous irons un peu plus loin…

 

 

 




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Undulatus Asperatus (2)

Par

Phénomènes étranges et rares…

 

Vous avez probablement vu les images du match de football amical entre la Belgique et la Tunisie, à Bruxelles, le 6 juin dernier, lorsque la rencontre a dû être interrompue à cause de grêlons de la taille de balles de golf.

 

Je ne sais pas si c’était une stratégie de nos Diables Rouges pour déstabiliser nos amis tunisiens, mais, en tout cas, c’était vraiment impressionnant!

 

D et moi étions, ce soir-là, en train de diner sur la terrasse d’un restaurant, lorsque le nuage noir et orageux a fait son apparition au loin et nous avons vraiment craint que le ciel ne tombe dans nos assiettes… Mais le nuage est passé sur le côté et s’est contenté d’arroser l’autre moitié de Bruxelles…

 

Et ce phénomène assez rare a été suivi d’un autre, trois jours plus tard, beaucoup moins destructeur, cette fois-ci…

 

Vous vous souvenez peut-être du billet de mars 2013 parlant d’un nuage assez rare et pas encore répertorié: l’Altostratus Undulatus Asperatus

 

http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2013/03/15/undulatus-asperatus/

 

Avec la très belle photo de Voiles et Voiliers:

 

http://www.voilesetvoiliers.com/popup/sacres-phenomenes-174-un-nuage-de-folie/

 

Ce nuage, qui se forme après des passages orageux, se voit d’habitude dans le sud de la France et dans les grandes plaines américaines et est très rare en Belgique.

 

Mais voilà, après les balles de golf, nous avons pu en voir passer un sur notre capitale belge… Nuage qu’une collègue de bureau a photographié…

 

 

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Photo: Pascale Houart

 

 

Une théorie circulait, il y a deux ou trois mois, sur les conséquences de l’hiver très doux. La mer du nord avait, en effet, en mars dernier, une température de 6 à 8° supérieure à celle, très froide, de l’année précédente. Ce qui pouvait laisser présager des phénomènes orageux plus violents que les autres années, à cause de cette réserve de chaleur accumulée dans la mer.

 

Et ce que nous avons vécu les 6 et 9 juin derniers pourrait confirmer cette théorie…

 

Et, si elle devait s’avérer exacte et dans le prolongements des phénomènes récents, nous risquons d’avoir un mois d’août particulièrement chahuté…




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