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Rémission… Le calme après la tempête…

Par xhosa

Il y a juste 6 mois, on m’annonçait qu’un vilain myélome m’avait attaqué et s’était développé un peu partout dans ma moelle osseuse… Le choc de l’annonce d’un cancer… La peur du traitement qu’il exigera… La peur du futur…

 

Très vite, je reçois un énorme soutien de toutes parts. Mes proches sont là, autour de moi, plus proches que jamais… Nos amis, qui ont l’air aussi choqués que nous, font beaucoup pour nous aider…
Mes collègues de bureau, aussi, passés et présents, sont là, à mes côtés, beaucoup plus fortement que ce que j’aurais pu imaginer dans mes meilleurs rêves… Et, surprise, même des « inconnus », des gens que je n’avais jamais rencontrés, mais avec qui des contacts s’étaient noués via internet, mon blog ou d’autres, se manifestent et m’envoient du e-réconfort…

 

Un soutien permanent qui m’a aidé et m’a donné la force nécessaire pour me battre et garder le moral, même aux pires moments de la tempête…

 

Et tout cela a payé! Le résultat est là, à la hauteur des efforts qu’il a fallu consentir… Le bateau rentre à bon port… Les médecins ont prononcé le fameux mot magique: «rémission»…

 

La maladie a presque complètement disparu et me donnera certainement un répit de quelques longues années avant d’oser ressortir son nez… Des années confortables, avec peu ou pas de séquelles dues à ces durs traitements infligés à mon corps; des années où je pourrai vivre normalement, reprendre mon travail, mes activités et la navigation; des années où je pourrai de nouveau être moi-même avec mon enthousiasme, mon énergie et tous les défauts qui y sont associés…

 

Des années qui me feront oublier ces 6 mois qui m’ont paru si longs et si courts à la fois…

 

Merci à tous de votre soutien et de votre aide; merci d’avoir été là, à mes côtés, chaque fois que j’en ai ressenti le besoin, chaque fois que j’ai eu peur ou que j’ai été découragé… Merci de m’avoir aidé à traverser cet océan hostile… Merci de m’avoir aidé à rentrer à bon port…

 

 

 

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Impressions…

Par xhosa

Je marche sur le sable, le long de l’eau
La brume du matin s’évapore lentement
L’horizon apparaît doucement
La mer respire calmement, au rythme des vagues

 

Cette journée de mars s’annonce belle et calme
Un beau soleil, un ciel bleu
Et un léger vent de nord
Sérénité et tranquillité

 

Le soleil, encore bas, éclaire la mer de ses rayons
Illuminant au loin quelques voiles blanches isolées
Des bateaux de pêche sillonnant la mer
Et un gros ferry arrivant d’Angleterre

 

Les mouettes crient bruyamment
Elles tourbillonnent et volent de façon désordonnées
Comme de jeunes enfants en récréation
Puis, s’arrêtant soudain, elles se reposent à la surface de l’eau

 

Je m’assieds sur le sable
Froid et humide à marée basse
Observant pannes et reliefs sur la plage
Si semblables et si différents à chaque jusant

 

Je respire l’air marin
Jusqu’au plus profond de moi-même
Je regarde l’horizon et plus loin
Je ferme les yeux et me mets à rêver
Je me sens vivre…

 

 

 

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Xhosa sur son ber…

Par xhosa

Le traitement avance très bien et les médecins m’ont donné un peu de vacances… Ce qui m’a permis d’enfin quitter l’ambiance des hôpitaux pour aller jusqu’à la mer… Et j’en ai, bien sûr, profité pour aller voir l’avancement des travaux d’hivernage sur Xhosa…

 

N’ayant pu être sur place lors du grutage, il fallait d’abord trouver Xhosa, rangé quelque part parmi deux mille autres bateaux… Heureusement, ayant été mis à sec assez tard dans la saison, il était très accessible, sur la route du parking à bateaux, tout près de l’entrée…

 

Petit tour et inspection très rapide des travaux, mais, déception, rien n’est encore fait!

 

Bien sûr la vague de froid n’a pas aidé, retardant pas mal de travaux à faire à l’extérieur et tous les chantiers ont certainement pris du retard… Néanmoins, heureusement que les circonstances m’ont forcé à retarder la remise à l’eau de Xhosa, parce que, sans cela, je ne vois pas comment tout aurait pu être fait pour la mi-mars…

 

Enfin, cette année, pas de stress… Nous avons le temps puisqu’il n’y a pas de croisière planifiée en mai…

 

Et, puisque le temps a décidé de se mettre au beau et de montrer son côté printanier, j’en ai profité, pour me promener le long de l’eau et commencer à me requinquer, après ces quelques mois de soins hospitaliers, pas toujours agréables… Et, bon sang, que cela fait du bien!

 

Courage à tous ceux qui travaillent dur pour terminer les divers travaux d’hiver…

 

Et bon début de saison à tous!

 

 

 

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La boule à zéro…

Par xhosa

Cela devait arriver… C’était prévu… Tout le monde y passe…

 

Pourtant, cela traînait un peu, comme si j’allais en être dispensé…

 

Eh bien non, mes cheveux viennent de se mettre à tomber! Et même si je m’y étais préparé en les coupant déjà très courts, cela fait quand même un peu bizarre…

 

Plus qu’une solution, le rasoir pour se faire une boule à zéro…

 

Une vraie tête de prisonnier…
Ou une tête de légionnaire, quelqu’un qui part se battre pour une cause, et quelle cause, dans mon cas…
Ou plutôt encore, une tête de globe-trotter, d’explorateur, de grand voyageur, de navigateur partant pour un tour du monde…

 

Des cheveux, dont on ne voit que la racine, comme l’herbe que l’on vient de semer… Des cheveux, porteurs de bonne nouvelle, qui, en repoussant à leur rythme du centimètre par mois, indiqueront, par leur longueur, la proximité de la rémission, maintenant à portée de main…

 

Une drôle de tête mais un signe de la bonne progression du traitement…

 

 

 

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La Sagesse de la Mer

Par xhosa

Mes ennuis de santé ont au moins un avantage, celui de me donner du temps et de me permettre de lire ou de relire des livres, entassés, parfois depuis longtemps, dans la bibliothèque… En plus, comme mes amis m’en apportent à chaque visite, cela me donne un très vaste choix…

 

Je viens de terminer «La Sagesse de la Mer; du cap de la Colère au Bout du monde». Livre écrit par Björn Larsson, suédois d’origine.

 

Le livre est écrit différemment des autres livres de voile. Pas le récit chronologique d’une navigation mais plutôt une sorte de blog composé de billets sur des thèmes précis. Des sujets très «voile et navigation» au début, devenant beaucoup plus personnels à la fin. Avec beaucoup d’anecdotes de navigation, mais jamais présentées dans l’ordre chronologique…

 

Cette façon d’écrire est probablement due aussi à son approche différente de la navigation, si on le compare à d’autres navigateurs. Une approche décrite par le sous-titre du livre: «Entre le cap de la Colère», traduction du cape Wrath, tout au nord de l’Ecosse et le «bout du monde», traduction du cap Finistère, en Espagne…

 

Pas de traversée océanique, pas de passage de caps mythiques dans les 40èmes ou les 50èmes… Mais une navigation qui part du Danemark, va en manche, puis en Ecosse, puis en Bretagne puis en Irlande puis en Espagne… Pas de traversée océanique, mais beaucoup de mauvais temps malgré tout, surtout que l’auteur a vécu et navigué sur son bateau pendant 5 ans, hivers compris…

 

Et arrive à la fin du livre la question de ce qui fait un «vrai navigateur» à la voile… Faut-il aller loin? Faut-il traverser un océan pour gagner ce titre noble de grand navigateur? Ou des navigations plus courtes dans des mers froides, sujettes à des dépressions creusées suffisent? Question sans réponse…

 

Et comme l’auteur est écrivain de profession, cela donne un livre très bien écrit…

 

J’ai aimé!

 

 

 

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Comme en prison…

Par xhosa

Le traitement avance…
La maladie recule…
La phase suivante a commencé…
Chimio forte, autogreffe…
Chambre stérile, un mois en isolation…

 

Comme en prison…
16 metres carrés, sans jamais en sortir…
Comme en prison…
Une vieille tenue bleu marine délavée…
Comme en prison…
Des visites à travers une vitre et un micro…
Comme en prison…

 

Mais une prison qui libère…
Une prison qui tue le vilain crabe…
Une prison qui me rendra ma liberté…
Une prison qui me fera renaître…

 

 

 

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Encombrement médiatique…

Par xhosa

Depuis novembre, l’actualité de la course au large est particulièrement bien fournie… Avec la transat Back-to-Britain, la Volvo Ocean Race, la Global Ocean Race (tour du monde en double pour Class40) et le départ de Brest de Banque Populaire V pour le trophée Jules Verne, cela faisait beaucoup de monde à suivre sur les mers lointaines…

 

Sans oublier les autres compétitions intéressantes, comme les AC45 ou les championnats pré-olympiques à Perth…

 

Personnellement, je dois avouer que j’ai trouvé difficile de tout suivre…

 

La Volvo Ocean Race me semble très compliquée et difficile à cerner avec ses nombreuses étapes, donnant l’impression d’aller un peu dans toutes les directions… En plus, le petit nombre de bateaux en course la rend très vite inintéressante dès que la casse est au rendez-vous, ce qui a été le cas cette année, enlevant tout suspense…

 

La B2B est une course assez courte par rapport aux autres tours du monde et il m’a semblé que sa couverture médiatique a été relativement discrète dans les médias francophones, à l’exception du buzz créé par la mise en place de la porte «anti-tempête», à deux jours de l’arrivée…

 

La Global Ocean Race est une course longue et lente, sur des bateaux relativement «petits», dure pour les équipages, qui ne bénéficient pas des moyens financiers que les autres courses parviennent à attirer… Vu sa longueur, il est difficile, voire impossible, de tenir un rythme de communication élevé et elle a tendance à disparaître des écrans radars au milieu de chaque étape…

 

Par contre, j’ai trouvé la communication de Banque Populaire V très bien orchestrée. Une utilisation à juste escient de Twitter avec un ou deux textes de résumé, pas trop longs, chaque jour sur le site du sponsor. Juste l’info qu’il faut pour garder le contact sans se lasser, pendant les 45 jours…

 

Peut-être est-ce cette communication très fluide qui m’a donné l’impression que ce record paraissait presque facile à gagner? Pourtant, ce ne fut certainement pas le cas et le succès est, sans aucun doute, le résultat d’années de travail, d’entraînement et de perfectionnement du bateau et de son équipage…

 

En comparant les courses et les bateaux, il est amusant de mettre en parallèle les soucis de leurs skippers…

 

Sur Banque Populaire V, la taille du bateau, sa vitesse et les efforts en jeu semblent être les défis principaux, plus que la gestion de la météo et du vent… Le bateau se déplace plus vite que les systèmes météo et génère en permanence par sa propre vitesse un vent de tempête! Ne pas casser semblait être le vrai défi et le seul vrai risque de ne pas empocher ce record! La difficulté, au jour le jour, ne paraissait pas venir de la mer mais de l’effort requis aux manoeuvres (il faut 8 hommes aux moulins à café pour envoyer le gennaker…) et des risques de collision avec des icebergs ou autres OFNIs…

 

Par contraste, l’interview de Halvard Mabire qui participe à la Global Ocean Race, sur son Class40, nous montre une navigation beaucoup plus proche de celle que nous connaissons…

 

http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/class40-global-ocean-race-2011-2012-interview-halvard-mabire-dans-le-sud-la-limite-vient-dabord-de-lequipage-/

 

Sur son Class40, pas aussi rapide que Banque Populaire V, il lui faut composer avec le vent et la mer, qu’il ne choisit pas. Et le Grand Sud retrouve son image de mer dangereuse, chavireuse de bateau, dans laquelle s’aventurer représente un vrai risque pour le bateau et son équipage…

 

Comme quoi, sur un même tracé, les défis peuvent s’avérer être très différents en fonction du bateau, indépendamment du travail de préparation et de l’expérience du skipper…

 

 

 

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German Bight…

Par xhosa

Toute personne ayant un voilier à Nieuport sait qu’une croisière commence en général par un long bord (de près) vers le sud-ouest. Il faut aller vers la France ou vers le sud de l’Angleterre pour quitter les eaux grises et les paysages mornes du Nord et rejoindre des zones de navigation nettement plus agréables et plus propices aux croisières…

 

Alors, par esprit de contradiction peut-être ou par attraction par la mer Baltique, j’ai voulu voir ce qu’il y avait de l’autre côté, au-delà des côtes hollandaises… Sans pour autant aller jusqu’en mer Baltique, qui est trop éloignée pour une croisière de 2 semaines et justifie à elle seule une navigation d’au moins 8 à 10 semaines…

 

Pas grand chose à signaler du côté de la Grande Bretagne. La côte Est de l’Angleterre est beaucoup moins belle que les côtes Sud et Ouest et pas vraiment développée pour la navigation de plaisance, même si la reconversion d’anciens ports industriels est en cours.

 

L’Ecosse pourrait être intéressante, mais elle est sujette à des brouillards fréquents en été, ce qui rend ses paysages beaucoup moins jolis… Une image radar n’est jamais très poétique et n’a jamais fait l’objet d’une carte postale… En plus, monter jusqu’en Ecosse, au pas de course, sans aller vers les Shetland ou jusqu’à la côte ouest visiter quelques distilleries de whisky paraîtrait un peu étrange… Nous réserverons cette partie lors d’un tour de la Grande-Bretagne (mais, à nouveau, il faut qu’une période de 8 à 12 semaines se libère…).

 

En continuant à chercher, je suis arrivé dans la zone dénommée German Bight par les météorologues. Il s’agit de cette énorme «baie» bordée par le nord de la Hollande, l’Allemagne, du côté d’Hambourg, et l’ouest du Danemark.

 

Ayant toujours eu une image assez négative de Hambourg, que je considère, peut-être à tort, comme un port très industriel dans une mer très froide, je n’avais jamais considéré cette région comme une fin en soi mais plutôt uniquement comme un passage obligé vers le canal de Kiel et la Baltique… Cependant, un coup d’oeil sur la carte m’a fait réaliser que, en réalité, Hambourg n’est pas du tout en bord de mer mais sur le fleuve Elbe à quelques 100 km de son embouchure et donc assez loin de cette région…

 

En y regardant de plus près, force est de constater que cette région offre toute une panoplie d’îles, depuis la Frise hollandaise jusqu’au Danemark: Heligoland, Amrum, Sylt pour n’en citer que quelques unes… En en parlant autour de moi, une allemande, amie de mon frère et résidant à Boston, n’hésitait pas à comparer Amrum à Cape Cod, pour ses paysages et son aspect préservé… Et internet semble confirmer que ces îles sont très belles et très bien protégées du tourisme si souvent destructeur…

 

Sylt connait un succès particulier et a été surnommée la St-Tropez de la Mer du Nord tant elle attire une population huppée en été, la faisant passer de 20 000 habitants en hiver au-delà du million durant la belle saison! Elle a la forme d’un bouclier, comme si elle voulait protéger le continent des assauts de la mer… Mais elle paie le prix fort de sa position avancée, puisqu’elle perd, par érosion, malgré les travaux de remblai effectués, environ 1 mètre à 1.5 mètre de côte chaque année… Les maisons du centre de l’île se rapprochent graduellement de la mer… Une île condamnée à disparaître un jour…

 

Voilà donc une région qui semble propice à une petite visite, d’autant plus que les infrastructures portuaires semblent tout à fait correctes… A part, l’absence systématique de catways, imposant de monter et de descendre du bateau par l’avant, ce qui n’est pas très commode quand on n’a pas un balcon ouvert (et qu’on a perdu la souplesse de nos 20 ans)…

 

Et comme ces îles ne sont qu’à 350 milles seulement de Nieuport, avec pas mal d’arrêts intermédiaires possibles, cette région est donc très clairement une destination à ajouter à la liste des croisières de Xhosa pour une de nos prochaines escapades au mois de mai!

 

 

 

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Le Triangle des Bermudes…

Par xhosa

Récemment, un ami me parlait du fameux «Triangle des Bermudes», bien connu, fin des années 70, pour ses disparitions étranges et inexpliquées de bateaux et d’avions. Comme, depuis cette époque, personne n’en parle plus, j’ai voulu savoir si ce long silence signifiait que le mystère avait été résolu…

 

Pour ceux qui ne sont pas tout-à-fait au courant de l’histoire, le Triangle des Bermudes, appelé aussi le Triangle du Diable, est une zone comprise entre les Bermudes, la Floride et Porto Rico, où aurait eu lieu une série de disparitions inexpliquées de bateaux et d’avions depuis le début du 19ème siècle. Un comptage publié en 1974 parle de 190 navires et 80 avions…

 

Beaucoup de recherches, dans toutes les directions, ont été entreprises pour tenter d’expliquer scientifiquement ces disparitions ou, au contraire, mettre en évidence l’aspect sur-naturel lié à ces disparitions diaboliques…

 

Et de nombreuses théories ont été élaborées: des explications météorologiques simples: la zone est le théâtre de tempêtes violentes, génératrices de vagues scélérates… Des explications plus scientifiques, comme une distorsion dans le magnétisme terrestre, ou des remontées en surface d’hydrate de méthane, enfoui à plus de 3000 mètres… Sans oublier le sur-naturel… L’influence de l’Atlandide ou des extra-terrestres, voire même du Diable…

 

La palme d’or de toutes ces théories revient à «l’effet Hutchinson», dont le fondement scientifique paraît fort douteux, puisque cet effet crée de l’énergie… Il génère, en effet, au travers d’ondes électromagnétiques, des résultats plus importants que la consommation énergétique requise pour créer ces ondes électromagnétiques! Une pierre philosophale, en quelque sorte, transformant le plomb en or, médiatisée par le magicien Uri Geller, physicien d’un soir, très à la mode à cette époque… Malheureusement, à l’heure où le protocole de Kyoto a du plomb dans l’aile et où le réchauffement climatique semble devenir une réalité, on ne parle plus du tout de cet effet miraculeux…

 

Mais qu’en est-il aujourd’hui de ce mystère du Triangle des Bermudes? A-t-il été résolu?

 

Oui et non…

 

Oui… La Lloyd’s de Londres a fait des analyses approfondies de risque pour définir si les navires navigant dans cette zone courraient un risque de navigation plus important et leurs conclusions, en 1974 comme en 2006, est qu’il n’y a pas lieu de demander une sur-prime pour assurer les bateaux qui y naviguent… Comme les assureurs n’ont pas la réputation de travailler gratuitement, cela semble un élément fort indiquant que les disparitions dans ce Triangle ne sont pas anormales, si on les compare à d’autres zones de navigation… Elles ne seraient que le résultat de la taille de la zone, de la fréquence des tempêtes, …

 

Et non… Cependant, celui qui aime pousser les frontières de l’analyse scientifique rationnelle dans le sur-naturel, pourra toujours se faire «l’avocat du Diable» et dire que rien ne prouve que ces disparitions aient été tout-à-fait naturelles… La Lloyds a juste prouvé que la fréquence des disparitions n’est pas plus élevée qu’ailleurs… Elle ne s’est pas prononcée sur leur cause…

 

A chacun de se faire son histoire et de choisir ou non d’aller naviguer dans cette région…

 

Je vous souhaite une excellente année 2012, pleine de navigation, de projets, de rêve et de bonheur!

 
 

 

 

 

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Le tour du monde de Loïck Fougeron

Par xhosa

Je viens de terminer les deux livres, écrits par Loïck Fougeron: «Si près du Cap Horn» et «Rayon vert au Cap Horn».

 

Ils racontent son cheminement, de 1968 à 1976, dans la recherche de son graal: un tour du monde par les 3 caps avec pas ou peu d’escales…

 

Il fait une première tentative sur un voilier de 9 mètres, dans le cadre du Golden Globe, ce fameux concours organisé par le Sunday Times en 1968. Il part avec d’autres pionniers comme Moitessier, Knox-Johnston ou Blyth… Mais, à proximité du Cap de Bonne Espérance, il subit une tempête très forte, sancit et est contraint à l’abandon…

 

Pendant 48 heures, il se jure qu’il ne mettra plus un pied sur un voilier… Promesse d’ivrogne, car, très vite, l’envie et le besoin de réaliser son rêve reprennent le dessus…

 

Il entame une deuxième tentative, quelques années plus tard, sur un bateau de 12 mètres. Il passe Bonne Espérance et Leeuwin. Mais les conditions sont très dures et il encaisse beaucoup de mauvais temps dans l’océan indien et dans le pacifique. Il est à proximité du Horn quand le vent forcit et passe au sud. Loïck est crevé, a les mains blessées… Il sent que continuer va le faire aller au-delà de ses forces… Il décide alors de jeter l’éponge et de terminer son tour du monde par le canal de Panama. Ce sera un tour du monde par 2 caps!

 

Mais il se jure de passer le Horn et planifie une troisième tentative, cette fois sans y arriver crevé par des mois de navigation dans les océans Indien et Pacifique… Il quitte Lorient, repasse le canal de Panama et retourne là où il avait abandonné, 3 ans plus tôt… Et il se retrouve à nouveau dans des conditions météorologiques difficiles. Le Horn est tout près, quand une tempête le fait chavirer… Le bateau se redresse avec, heureusement, peu de dégâts… Et il termine son périple avec succès…

 

Ces deux livres, qui forment un tout, sont très bien écrits et très agréables à lire. Il ne s’agit pas simplement d’un livre de bord amélioré comme c’est si souvent le cas dans ce genre de récit. Ils combinent une présentation globale de ses projets et des détails anecdotiques souvent drôles…

 

Mais, surtout, Loïck Fougeron parvient à vraiment partager avec nous ses émotions, ses peurs, ses joies et l’humilité qui l’anime. Il a beau faire partie des pionniers de la voile, il se présente comme un être humain et pas comme un sur-homme…

 

Le plus frappant dans tout le récit, est, peut-être, ce contraste entre, d’une part, sa volonté, sa rage d’y arriver, sa niaque de réaliser son projet et d’atteindre son rêve et, d’autre part, la lucidité, l’humilité et la prudence qui l’animent, si rarement mises en avant, dans ce groupe d’aventuriers des mers…

 

A lire ou à relire, au coin du feu…

 
 

 

 

 

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Intermède philosophique…

Par xhosa

L’actualité vélique offre actuellement une place importante, au monde brutal du Pacifique Sud et des quarantièmes rugissants, où coureurs au large et chasseurs de records doivent se battre contre les tempêtes, le froid, les embruns et les icebergs… Et, face à cet univers particulièrement hostile, même en plein été, j’ai eu envie de faire un petit interlude, de créer une petite bulle, chaude et feutrée, dans les billets de ce blog, pour partager avec vous quelques considérations d’un ordre beaucoup plus philosophique…

 

«Philosophique» est d’ailleurs un bien grand mot par rapport à ce que ce billet contient… Il s’agirait plutôt de mettre quelques idées sur la table afin d’initier une envie de réfléchir aux choix que l’on fait dans la vie, et à la nature souvent inconsciente ou implicite de ces choix…

 

Je m’explique… Je réfléchissais à la relation: «temps – argent»… On dit souvent que le temps est égal à l’argent… Mais on oublie, en général, que le temps est un bien non-renouvelable… En d’autres termes, il est toujours possible de transformer le temps en argent (en travaillant plus…) mais il est impossible de transformer, ex-post, l’argent en temps, c’est-à-dire de récupérer, de «racheter» le temps qui a été investi dans le travail…

 

Alors, tant que le temps futur, le temps restant à vivre, est long, l’équation a une tendance naturelle à favoriser le travail et l’argent dans le présent et à remettre à plus tard (dans le temps restant/futur) la réalisation des rêves, des projets et des passions…

 

Ce qui n’est pas du tout anormal car, à l’exception de quelques personnages comme Moitessier et quelques autres, on ne vit pas uniquement d’amour et d’eau fraîche et notre société nous impose d’avoir des sources de revenus suffisants et stables… Ce qui nous force à trouver un équilibre entre présent et futur, entre les projets que nous réalisons maintenant et les passions que nous assouvirons plus tard…

 

La grande croisière est d’ailleurs pleine d’exemples de cette nécessité de choisir: beaucoup de gens autour de nous parlent d’années sabbatiques pour aller faire un tour du monde ou un tour de l’Atlantique, mais seulement très peu partent vraiment et les autres ont souvent tendance à reporter leur voyage, pour des raisons matérielles, probablement très raisonnables et totalement justifiées…

 

Et cet équilibre fonctionnera parfaitement, tant que l’espérance de vie future reste suffisamment longue par rapport à nos plans et ne change pas brusquement… Car c’est en cas de changement important que se trouve le problème potentiel si nos actions ne sont pas le résultat d’une vraie décision, mais simplement la continuation d’une situation existante: faire le lendemain ce que nous avons fait la veille, sans jamais envisager sérieusement la possibilité d’une rupture plus nette avec la situation actuelle…

 

Dans mon cas, j’ai toujours eu le projet de partir en pré-retraite entre 55 et 57 ans, pour avoir le temps de faire d’autres choses, avant que l’âge ne commence à diminuer mes capacités physiques… Mais voilà, à presque 52 ans, un cancer fait surface et crée, sans le moindre avertissement, une onde de choc et un chaos dans tous mes plans à moyen et long terme… Et même si tous les médecins sont très optimistes sur le fait que cette satanée maladie ne devrait pas avoir d’impact sur ma survie à long terme, le doute est malgré tout maintenant bien là…

 

Etais-je trop optimiste en croyant atteindre facilement la barre des 55 à 57 ans? Dois-je revoir fondamentalement ma façon de vivre maintenant pour mieux profiter de chaque moment et de chaque minute? Dois-je repenser la balance entre travail et loisirs et définir un nouvel équilibre? Me faut-il prendre le temps de réaliser plus de rêves maintenant, plutôt que de les reporter vers cette hypothétique pré-retraite?…

 

Beaucoup de questions ouvertes avec très peu de réponses pour le moment… Il me faudra y réfléchir et y répondre pour que mes choix de vie soient dorénavant conscients et délibérés. Ainsi, quoi qu’il arrive, je n’aurai pas de regret car j’aurai eu ce que j’ai choisi d’avoir…

 

A méditer…

 
 

 

 

 

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Un club de voile très sympa…

Par xhosa

Connaissez-vous le BRYC? Le Brussels Royal Yacht Club…

 

Il s’agit d’un club de voile, situé à Bruxelles et créé en 1906, sur un terrain appartenant au Domaine Royal, entre le Parc du Château Royal de Laeken et le canal maritime de Willebroek.

 

Bien sûr, étant à Bruxelles, l’accès à la pleine mer est un peu compliqué, même si Bruxelles est officiellement port de mer, via l’Escaut et le canal de Willebroek, tous deux maritimes… Néanmoins, ce n’est pas un trajet que l’on peut faire très souvent au cours d’une saison, puisqu’il faut 2 jours pour faire le voyage jusqu’à Breskens, à cause des écluses et des ponts à passer…

 

Conscient de son handicap dû à sa «position géographique», le BRYC a su profiter de cette position centrale en Belgique et a réussi à se développer et à évoluer du statut de club très restreint, à l’origine, avec seulement quelques membres très «select», vers un club très ouvert, avec de plus en plus de membres et un faisceau d’activités très larges, rencontrant un large succès…

Tout en gardant son caractère, son cachet et sa chaleur de club de voile traditionnel et ancré dans l’histoire de la Belgique…

 

Son école de voile, théorique et pratique, attire beaucoup de monde.

 

Son école de dériveur forme de nombreux jeunes, qui brillent au niveau national…

Quant à son école de voile de croisière, elle ne compte pas moins d’une centaine de nouveaux élèves, chaque année, qui viennent se préparer pour les examens officiels belges de «Yachtman» ou «Navigateur de Yacht»… Le BRYC compte d’ailleurs le taux de réussite le plus élevé en Belgique à l’examen hauturier, où les calculs nautiques, cosmographie et navigation astronomique forment une partie très importante…

 

Tous ces cours sont donnés, sans discontinuité depuis 1966, par des professeurs bénévoles, très dévoués à l’école du BRYC, avec comme caractéristique importante que tous sont des navigateurs accumulant croisières et milles nautiques, le BRYC voulant s’assurer que ces cours théoriques restent totalement en phase avec la pratique sur l’eau!

 

J’ai la grande fierté d’avoir été admis dans ce groupe de professeurs, depuis cette année, où je vais reprendre, très graduellement, et avec l’aide très indulgente et très appréciée des professeurs plus expérimentés, quelques cours de navigation hauturière, matière qui me passionne vraiment…

 

A côté de l’école de voile, le BRYC est aussi un fabuleux endroit de rencontre pour croiser des amis ou écouter des marins ou une famille raconter un périple au grand large ou un tour du monde. Sa position très accessible à Bruxelles et son Club House, avec son bar et son restaurant de bonne qualité, ouvert tous les jours, midi et soir, en font un endroit très facile et très convivial pour ce type de rencontre, ou simplement pour y déjeuner, un jour de travail, ailleurs qu’en cantine d’entreprise…

 

L’accent dans ces rencontres et événements du BRYC est très souvent mis sur les voyages lointains ou sur des expéditions audacieuses, avec toutes les questions qui s’y rapportent comme, par exemple, la météo ou le routage au large… On voit d’ailleurs pas mal de navigateurs partant pour de longs voyages qui passent par le BRYC, au préalable, pour prendre quelques cours, rencontrer d’autres personnes ayant une expérience similaire, ou simplement préparer leur bateau plus près de leur domicile, à la sortie de leur travail…

 

Une classe spéciale au BRYC, appelée classe Kremer (vrai nom de monsieur Magellan), se focalise, sans diplôme à la clé, sur les problèmes et les questions spécifiques liées à la navigation hauturière et permet un vrai échange entre ceux qui sont déjà partis et ceux qui en rêvent…

 

Voilà, en quelques mots, l’image que j’ai du BRYC. J’ai commencé à m’y rendre en 1978 pour suivre les cours de navigation côtière et j’ai immédiatement apprécié l’ambiance et l’esprit marin qui y règnent… D’ailleurs, même si Xhosa a son anneau à Nieuport, dans un autre club, je me sens beaucoup plus membre du BRYC que du VVW à Nieuport. Xhosa porte d’ailleurs l’inscription «Brussels» sur son tableau arrière…

 

Alors, si vous ne connaissez pas encore le BRYC, venez-y à votre prochain passage à Bruxelles, vous l’aimerez sûrement!

 
 

 

 

 

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J’aime trop écrire…

Par xhosa

J’avais décidé d’arrêter temporairement ce blog, le temps que je retrouve une santé de fer… Mais, je dois avouer que l’écriture de ces billets hebdomadaires m’amuse beaucoup et je n’ai, en fait, pas du tout envie d’arrêter…

 

Alors, je continue… Pas forcément au même rythme ou à la même fréquence, mais je continue!

 

Novembre rime avec hivernage… Xhosa a été grûté par le chantier le 14 novembre et attend maintenant sagement sur son ber…

 

Pas beaucoup de travaux étaient planifiés pour cette année… Les entretiens annuels essentiellement…

 

Mais dans la mesure où mon hiver risque d’être plus long que celui des autres, j’ai un peu revu mes plans et j’envisage quelques travaux complémentaires… En particulier, un gros entretien de la coque, tant au-dessus qu’en-dessous de la flottaison, histoire d’offrir à Xhosa une nouvelle parure digne de son rang… Et de le retrouver « tout beau » l’été prochain…

 

Pour le reste, la liste des travaux se focalise principalement sur les problèmes identifiés lors de notre pélèrinage vers Compostelle… Installation d’une antenne extérieure pour le téléphone satellite, vérification des câblages électriques et alarmes diverses ayant été touchés par le début d’incendie du moteur… Et les mille et une petites choses habituelles à vérifier ou à réparer…

 

Mais ces travaux cachent un besoin beaucoup plus fondamental dû au développement de la technologie et de l’électronique… Comment générer suffisamment de courant pour tous ces nouveaux appareils? Comment abreuver notre soif de télécommunication et d’informatique, sans passer notre temps à respirer les gaz d’échappement du moteur (ce qui est quand même un peu dommage au milieu de la mer…)?

 

L’éolienne D400 de Xhosa est extrêmement performante aux allures de près, mais devient vite très paresseuse au portant… Même quand il y a beaucoup de vent, au portant, elle a tendance à tourner sur elle-même, ce qui fait chuter son rendement de façon dramatique…

 

Quant aux alternatives, il ne me paraît ni simple ni pratique d’installer une surface suffisante de panneaux solaires… En plus, nous naviguons essentiellement en Manche où il pleut souvent (surtout en été, semble-t-il)… Donc, pas de panneaux tant que les technologies ne s’améliorent pas fondamentalement… Une connaissance, chercheur au MIT à Boston, travaille sur des « tissus panneaux solaires »… J’imaginais, dans mes rêves, qu’il avait trouvé un moyen d’utiliser la grand-voile comme panneau solaire… Un rêve fabuleux, non? … L’électricité à profusion sans le moindre encombrement…

 

Alors, la seule option propre et silencieuse qui reste, est l’hydrogénérateur… J’avais regardé de très très près le Watt and Sea, au Nautic, l’année passée, sans faire le grand saut… Mais, cette année, j’ai eu particulièrement envie de me faire plaisir et j’ai donc craqué! … Il est commandé…

 

L’étape suivante, dans quelques années, sera de remplacer les batteries gel actuelles par des batteries au lithium, qui devraient permettre de stocker trois ou quatre fois plus d’ampères-heures utiles, sans augmenter l’encombrement du parc à batteries… Mais, pour cela, il me semble préférable d’attendre encore, vu l’intensité de la recherche en cours, dans le cadre du développement actuel des voitures électriques… Avec l’amélioration substantielle des technologies de stockage qui en découlera…

 

C’est donc un hivernage un peu spécial, qui a débuté cette année, et qui durera probablement jusqu’à l’été prochain… Avec le reste de la saison 2012 pour retrouver graduellement mes réflexes et ré-apprendre à gérer mon dos, mes efforts ou simplement la peur de me blesser…

 

… Avant une vraie saison 2013 avec de vrais projets par-delà l’horizon!

 
 

La Fin

Par xhosa

La fin de ce blog
Deux ans, 123 billets
Pourquoi?

 

Hong-Kong
Une douleur foudroyante dans le dos
Ambulance, hôpital, rapatriement, hôpital
Rayons X, scanner, IRM
Prélèvements, ponctions, analyses
Dr. House version belge.

 

Le diagnostic tombe
Comme un couperet affûté
Cancer de la moëlle osseuse
Cancer rongeur d’os
Colonne attaquée de haut en bas
Vertèbre fragilisée écrasée par son propre poids.

 

Peur de souffrir
Peur de mourir
Les rêves s’envolent
Les projets s’effondrent.

 

Un remède existe!
Long, lourd, pénible
Mais un remède existe!
Telle la bouée jetée
Au loin au naufragé.

 

Alors l’objectif devient très clair
Le chemin est tracé
La victoire à portée de main.

 

A portée de ma main
Je me battrai
Je gagnerai!

 

La fin de ce blog?
Temporairement!

 

Des mers à revendre…

Par xhosa

Pour des raisons professionnelles, j’ai pas mal voyagé ces derniers temps… Canada, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Hong-Kong…

 

Et c’est étonnant combien de mers différentes j’ai pu contempler malgré que ces voyages n’avaient aucun but maritime mais simplement la visite de clients dans le domaine financier… Il faut croire que les sociétés financières ont suivi les routes des marchandises pour fixer leurs implantations…

 

Mais, me direz-vous, Toronto n’est pas le long de la mer mais en bordure d’un des grands lacs à la frontière avec les USA… Et je ne pourrai que m’incliner face à cette remarque… Si ce n’est que, vu la taille du lac, cela ressemble étonnamment à la mer car on n’en voit pas l’autre côté… Il faisait encore beau fin septembre avec beaucoup de voiliers qui sortaient tous les jours régater après le boulot…

 

Mon passage au Moyen Orient m’a permis de voir le Golfe Persique sous différents angles depuis Abu Dhabi jusqu’au Koweit. Rien de bien spécial, à part, peut-être, la folie des grandeurs à Dubai avec les résidences construites sur des îles artificielles en forme de palmiers ou de carte du monde. Une zone qui va probablement se développer du point de vue vélique, quand on voit les efforts et les investissements que cette région consacre à la course au large…

 

Un passage rapide à Beyrouth, au bord de la Méditerranée, sous un beau soleil et une température des plus agréables… J’avais aimé cette ville, animée et vivante, malgré la fragilité politique qui la caractérise, lors d’un passage précédent… Et je n’ai pas été déçu en la revoyant…

 

Et puis Singapour, la Malaisie, les Philippines, l’Indonésie… L’escale en Thaïlande a du être annulée à cause des inondations désastreuses… Des milliers d’îles, entre hémisphère nord et hémisphère sud, entre Pacifique et Indien… Avec des cargos à revendre, en particulier, à proximité du détroit de Malacca…

 

Mais un temps pas terrible et très pluvieux, ne donnant pas vraiment envie de sortir naviguer…

 

Aujourd’hui, je suis à Hong Kong, dernière étape de mon mini tour du monde en accéléré et, pour être honnête, je suis un peu fatigué des avions et de changer d’hôtel et de ville tous les soirs… J’ai envie de retrouver mon lit et ma mer du Nord, pourtant très froide et très grise, comparée à toutes celles que je viens de survoler…

 

Home sweet home…

 

La chasse au driver est ouverte…

Par xhosa

La qualité et la fiabilité des appareils électroniques se sont fortement améliorés au cours des dernières années et il est parfois impressionnant de voir les conditions atmosphériques dans lesquelles ils fonctionnent sans problèmes…

 

Pourtant, quelqu’un me disait récemment que moins il y a d’électronique à bord, mieux on se porte…

Et je viens de vivre une expérience particulièrement frustrante avec mon multiplexeur…

 

En voilà l’histoire complète…

 

A bord, nous avons un multiplexeur Actisense qui permet de rassembler les signaux du GPS, du réseau SeaTalk et de l’AIS pour les envoyer par USB au MacBook du bord. Rien de très original…

Et cela marche parfaitement depuis plus d’un an… Jusqu’il y a quelques semaines où les infos, sans raison apparente, ne se sont plus affichées sur l’écran de l’ordinateur…

 

Et, à partir de ce moment, j’ai vécu un chemin de croix très énervant pour tenter de trouver la cause du problème…

 

Je passe le MacBook au peigne fin mais rien n’y fait. Je me mets alors à suspecter le multiplexeur, mais les diodes d’auto-diagnostic indiquent un fonctionnement correct.

Je pousse l’investigation plus loin et Actisense, que je contacte par email, me recommande de vérifier si je n’ai pas une boucle de terre entre la charge de l’ordinateur et celle du multiplexeur… Je n’avais même pas idée que cela pouvait arriver… La réponse est (heureusement) non…

 

A force de chercher, je finis par trouver que le câble USB à la sortie du hub USB est un peu lâche et ne donne pas de contact franc. Je connecte le multiplexeur en direct et tout remarche parfaitement… Cela semblait donc n’être qu’un bête problème «mécanique»…

 

Mais, voilà, une semaine plus tard, je n’ai de nouveau plus de signal… Pourtant, la connexion est toujours en direct! Je me creuse les méninges, je lis tous les forums et tous les modes d’emploi sur internet… je me lance même dans les couches Unix les plus profondes du Mac… Sans résultats aucuns!

 

Je me mets à pester sur les nouvelles technologies… Après tout, avons-nous vraiment besoin d’autre chose que des cartes papiers, d’une règle Cras et d’un crayon?

 

Et au plus profond de mon désespoir, cela me revient… Mon engouement pour Mac (que vous aurez sûrement déjà remarqué) m’a poussé à mettre à jour l’OS du Mac avec la version Lion qui vient juste de sortir… Et si le driver du multiplexeur n’était pas compatible avec cette nouvelle version?..

 

Courriel à Actisense, qui me renvoie chez FTDI, le fournisseur du driver… Courriel à FTDI qui pense que cela devrait marcher avec la dernière version du driver… J’essaie mais rien n’y fait… Re-courriel à FTDI, qui me signale que le driver tel quel ne fonctionnera pas car il faut que Actisense le paramètre avec les spécifications de leur produit… Nouvel email à Actisense qui m’envoie une nouvelle version, en précisant qu’ils n’ont pas de Mac et sont donc incapables de la tester…

 

Cela ne marche toujours pas… Actisense me contacte alors pour me dire que FTDI s’est rendu compte que leur driver ne fonctionne pas avec Lion et je reçois une version beta à tester… qui ne marche toujours pas… Je commence vraiment à désespérer…

 

Et puis, le miracle arrive, un nouveau courriel d’Actisense me signale qu’après une collaboration rapprochée avec FTDI, ils ont maintenant un driver qui fonctionne avec Lion (mais qu’ils souhaitent malgré tout que je teste…)

 

Je cours sur Xhosa, je connecte les câbles et je vois apparaître sur l’écran toutes les données en provenance du multiplexeur… Tout remarche parfaitement, comme au premier jour…

 

Moralité 1: il suffisait d’attendre le nouveau driver au lieu de s’énerver…

Moralité 2: il ne faut pas faire d’upgrade de l’OS sans être sûr que tous les drivers sont compatibles…

 

 

 

 

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Jour J pour Merena…

Par xhosa

Avec les changements effectués au site de Voiles et Voiliers, l’accès aux blogs a été interrompu pendant quelques jours… Impossible de poster quoi que ce soit… Puis, il a fallu retrouver ses marques dans le nouvel outil, qui maintenant utilise le prestigieux WordPress comme support aux blogs.

 

J’ai donc pris un peu de retard dans mes billets… Mais, voilà, maintenant, tout est rentré dans l’ordre… Mon billet sur Steve Jobs, qui avait disparu dans la transition, a retrouvé sa place et je peux reprendre mon rythme habituel…

 

Il faisait très beau le weekend passé. Et cela tombait très bien car c’était le jour qu’Alexis avait choisi pour son départ pour la première étape de son tour du monde par les 3 caps sur Merena… Soleil, vent très calme, des conditions idéales pour s’amariner le premier jour…

 

Petit déjeuner sur les pontons avec tous les amis restant à terre et désireux d’agiter leur mouchoir… Quelques photos et c’est l’heure du départ…

 

Nous embarquons sur Xhosa avec B et S (et leur ravissante petite fille Lulla) pour filmer le départ de Merena et l’accompagner sur quelques milles…

 

Puis, Merena s’éloigne doucement vers l’ouest et nous retournons vers Nieuport dans un vent qui diminue de plus en plus, au point que la balade se termine au moteur…

 

Entre-temps, Merena est arrivé en Bretagne et se prépare pour la traversée du Golfe de Gascogne… Tous les détails sur:

 

http://www.sailaway.be/world

 

Bon vent, Merena! Nous te suivrons dans tes aventures!

 

 

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Goodbye Steve…

Par xhosa

Steve Jobs s’en est allé… Difficile de ne pas ressentir quelque chose…

 

Et, derrière la perte de cet homme si chaleureux, il y a son oeuvre et une grande question… Apple restera-t-il Apple à l’avenir?..

 

Oh, bien sûr, tout le monde dit que le génie peut se décomposer en 5% « d’inspiration » et 95% de « transpiration »… Mais est-il vraiment possible d’institutionnaliser, à long terme, la véritable créativité innovatrice? L’avenir nous le dira…

 

Flash-back, 30 ans en arrière… Démarrage fulgurant d’Apple… Puis rude concurrence avec Windows… Apple perd la partie… MacSea devient MaxSea… Départ de Steve Jobs vers Pixar…

 

Apple est au fond du trou… Même moi, qui suit totalement loyal à la marque à la pomme depuis l’Apple II, j’envisage de migrer vers Windows…

 

Puis, c’est le retour, avec le succès que tout le monde connait: MacOSX, ipod, iphone, ipad, macbook air… La pomme est partout… Et une nouvelle ère commence pour l’informatique personnelle… L’ordinateur comme un bel outil de la vie de tous les jours plutôt qu’un simple outil de travail… Un accès à un nouveau monde: la technologie au service de l’homme plutôt que le contraire…

 

Un succès fulgurant… Mon métier m’amène à voyager partout dans le monde et, en moins d’un an, j’a vu l’iPad partout, même dans les endroits les plus reculés… Quel magnifique succès pour Steve Jobs, juste avant de s’endormir pour toujours…

 

Que Steve Jobs repose en paix… J’imagine que, sur son nuage là-haut (tiens, tiens, serait-ce une fonction cachée de iCloud?), il est déjà en train d’inventer l’iAngel pour tous les anges du Paradis… Changera-il le ciel après avoir transformé la terre?

 

 

 

 

 

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Quand survient le doute…

Par xhosa

 La semaine passée, j’ai introduit dans mon blog la sensation de «peur», ce stress, ces angoisses qui nous accompagnent régulièrement, sous toutes sortes de formes et à des degrés très divers…

 

Et, il faut reconnaître que, cet été, nous en avons connues quelques unes, lors de notre pèlerinage vers Compostelle…

 

Au départ, tout d’abord, après deux mois de temps magnifique, la météo change et nous sert un vent de face assez fort, montant rapidement à force 7, et ne montrant aucun des signes d’accalmie que les bulletins météo apaisants ou les fichiers GRIB prévoyaient… Fatigue, inconfort et petite angoisse… D’autant plus que la décision de relâcher à Dunkerque en venant du large nous oblige à traverser des bancs de sable dans une mer très chaotique…

 

Puis, nous voilà à Dunkerque, amarrés et pensant déjà à l’apéro… Mais, voilà, fumée à l’intérieur, flammes visibles dans le compartiment moteur… S. qui dort, avec ses boules quies, comme un bébé bienheureux, juste à côté, sans se réveiller… J’ai un coup de chaud, un coup de très chaud… J’hurle à S. de sortir, tout en maniant l’extincteur… Très peu de dégâts finalement… Mais, pendant les 48 heures à Dunkerque, un malaise… Et si, on n’avait pas vu la fumée tout de suite… Et si c’était arrivé en mer…

 

Suivent les deux traversées du golfe de Gascogne. La première fois que nous naviguons dans un vrai océan… La première fois que nous allons aussi loin de la côte… La première fois que nous voyons des profondeurs dépassant les 4000 mètres… Moi qui n’aime déjà pas trop quand je n’ai pas pied dans une piscine…

 

L’aller dans des vents portants bien soutenus, assez irréguliers et exigeant pas mal de vigilance, surtout dans les parties sous spi, avec une figure de style mémorable, lors d’un affalage un peu tardif, dans 25 noeuds de vents… Traversée très inconfortable à cause du roulis et des surfs parfois un peu brutaux…

 

Le retour est retardé deux fois à cause d’avis de grand frais, en plein mois de juillet… Pas plus de confort qu’à l’aller, avec un vent plutôt du secteur avant, pas mal de grains et des vagues qui mouillent vraiment, le tout sans pilote automatique…

 

Difficile de manger convenablement, difficile de dormir convenablement… Nous sommes fatigués et nous consommons pas mal d’énergie, ce qui conduit à des risques de bêtises comme d’appuyer sans le vouloir sur le bouton SOS de la balise spot… Avec tout le gaspillage humain que cela a bêtement généré…

 

Chaque équipier a réagi différemment à toutes ces sources de stress et de fatigue..

Certains ont trouvé ce périple trop long: trop de temps en mer, pas assez d’escales et de découvertes…

D’autres se sont demandé si le choix d’essayer d’aller plus loin, imposant ces longues étapes de plusieurs jours non-stop, est vraiment approprié…

 

S’habitue-t-on avec les heures et les milles à cet inconfort? Une traversée de 2 ou 3 jours de mer serait-elle trop courte pour vraiment se mettre dans un rythme de long terme, mais un peu trop longue par rapport à nos capacités physiques, lorsque les conditions sont mauvaises?

 

Alors survient le doute… Sommes-nous vraiment capables d’aller loin? Sommes-nous vraiment capables de naviguer 2, 3 ou 4 semaines d’affilée sans arriver totalement crevés? Est-ce que les traversées océaniques sont un plaisir ou un mal nécessaire pour aller dans d’autres mers? Pourrons-nous un jour être vraiment prêts à partir loin et longtemps?

 

Ou, peut-être, est-ce Xhosa, qui, taillé selon les principes de la jauge IOR, est trop rouleur et trop puissant et pas assez adapté à mon programme de navigation? Pourtant aller vite fait clairement partie de mon cahier des charges… Et il me paraît inconcevable d’échanger Xhosa contre un bateau plus lourd et plus lent…

 

Ou s’agit-il simplement de patience et de temps? Continuer les entrainements et naviguer sur d’autres bateaux, comme équipier, dans des conditions plus difficiles…

 

Le doute est bien là… Les questions sont gravées dans ma tête, mais les réponses ne semblent pas simples… Peut-être s’agit-il d’une réaction normale? Un ami, qui a traversé deux fois l’Atlantique me disait qu’il avait trouvé ses deux traversées très longues et ennuyeuses: «Il n’y avait que de l’eau autour du bateau…»… Après tout, personne n’aime les longues minutes de souffrance tout au long d’un marathon, mais quel bonheur quand on franchit la ligne d’arrivée avec un chrono proche de l’objectif fixé…

 

Je garde une très forte envie de partir pour un tour de l’atlantique, voire plus loin… Mais comment savoir si une telle traversée sera bonheur ou cauchemar?

Alors, nous continuerons à rassembler les expériences des autres mais, l’année prochaine, nous ferons quelque chose de plus calme… Nous irons moins loin… Nous garderons la possibilité de faire plus d’arrêts, en fonction de l’humeur et des conditions météo… Mais nous continuerons à aller voir ce qu’il y a derrière l’horizon…

 

 

 

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La peur sous toutes ses formes…

Par xhosa

 Depuis longtemps, j’ai envie de consacrer un billet à la peur. Mais jusqu’à présent, je n’avais pas encore trouvé l’angle d’approche… Mais voilà, Voiles et Voiliers m’a aidé en publiant cette semaine, sur son site, un article sur la peur que ressentent les coureurs au large…

 

http://www.voilesetvoiliers.com/course-regate/article/6141/yann-elies-franck-cammas-armel-le-cleach-comment-les-coureurs-au-large-composent-ils-avec-la-peur

 

La peur à bord peut revêtir des habits très différents!

 

La véritable peur, tout d’abord, dans des moments particulièrement dangereux, où la mort est très proche… Comme Yann Elies quand il s’est cassé la jambe dans le Pacifique Sud ou lorsque Thierry Dubois a passé deux ou trois jours dans sa survie dans de l’eau à 0°C, bien au sud dans le Pacifique Sud, sans savoir si les secours arriveraient…

 

Pour nous, plaisanciers, ce n’est pas cette forme de peur qui nous concerne, car nos bateaux et nos navigations ne tentent pas de pousser les limites aussi loin que ce que font les coureurs au large… Même si des situations comme un homme à la mer peuvent certainement se classer dans cette première catégorie…

 

Il y a une autre forme de peur, plus insidieuse, une sorte d’appréhension qui nous accompagne probablement tous, plus ou moins régulièrement… Ces mille et une choses qui peuvent arriver et qui nous font un peu peur…

 

Extrait de l’article de V&V:

 

Quels sont donc les éléments déclenchant de ce sentiment diffus? «La méconnaissance d’une situation et de la façon dont elle va se terminer», avance Yann Eliès. Plus globalement, ce sont le manque de maîtrise, la perte de repères et le sentiment d’impuissance qui font naître la crainte. S’ils s’accordent sur les causes de la peur, les trois skippers interrogés ne redoutent pas les mêmes situations: Armel avoue une légère appréhension face aux orages, Yann redoute davantage de jouer au rase-cailloux et de planter son bateau, tandis que Franck évoque les moments qui précèdent l’arrivée d’une grosse dépression.

 

Pour nous aussi, les orages, un vent qui forcit plus que prévu ou un passage dans un endroit dangereux amènent inévitablement une sensation d’angoisse, d’appréhension ou de peur… Et, à ce moment, le skipper doit apprendre  à contrôler cette peur et à l’utiliser pour anticiper, contrôler et gérer les risques… Pour apprendre et progresser et se sentir plus à l’aise dans des situations plus difficiles… Je me souviens de ma première traversée de la Manche en 1979, avec l’inévitable passage entre les cargos du rail… Ou mon premier passage au Raz Blanchard un peu plus tard… Le danger est resté le même mais la peur a disparu…

 

En outre, le skipper doit également veiller sur l’équipage et rassurer chacun de ses membres… S’il ressent une appréhension, ses équipiers moins amarinés le feront probablement d’autant plus… Une gîte un peu forte ou un  bateau qui surfe en puissance, la nuit, générant un bruit fort et impressionnant dans la cabine… Une réduction de voilure, pas vraiment indispensable, peut générer un calme et un bien-être compensant largement la petite perte de vitesse…

 

Et la voile n’est pas différente d’autres sports exigeants… Le commentaire de «flot74» à la fin de l’article paraît extrêmement pertinent. Il compare voile et montagne… D’une part, il égratigne un petit peu le «machisme» habituel dans le monde du sport, mais, surtout, il donne à la peur un rôle constructeur:

 

Extrait:

 

Dans le milieu sportif en général et dans le milieu masculin en particulier, parler de la peur entraine une certaine gêne, car les hommes sont peu familiarisés avec leurs émotions, et aussi parce que parler de sa peur, c’est généralement perçu comme un aveu de faiblesse. Je sais de quoi je parle, j’ai été guide de haute montagne. J’ai appris à considérer mes inquiétudes et mes peurs comme des signaux sur un tableau de bord. L’inquiétude, la peur, nous signalent qu’il se passe quelque chose, qu’il faut être attentif, qu’on arrive dans des limites, qu’on ne maitrise pas tout, qu’on n’est pas des machines ou des surhommes, mais bien des êtres humains. Ces émotions sont utiles et nécessaires. La peur nous incite à nous protéger, à prendre soin de nous, et des autres. ça n’empêche pas de réaliser de belles navigations, de beaux voyages, au contraire…

 

Voilà donc, la peur revue sous un autre angle… La peur face à la mort… mais surtout la peur habituelle, l’appréhension face aux éléments naturels que nous ne dominons pas… A nous d’apprendre à la gérer en harmonie avec l’équipage…

 

 

 

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