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Histoire de solidarité

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Voici un récit d’un anthropologue ayant fait une expérience avec des enfants d’une tribu Xhosa en Afrique du Sud. J’ai trouvé cette histoire très belle et quelque peu en contradiction avec les théories habituelles autour des comportements dans les jeux du type du “dilemme du prisonnier”.


Je vous laisse en juger par vous-mêmes…


Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu xhosa sud-africaine.
Il a mis un panier de fruits près d’un arbre et a dit aux enfants que le premier arrivé gagnerait tous les fruits.
Au signal, tous les enfants se sont élancés en même temps … en se donnant la main !
Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de leur récompense.


Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient agi ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits, ils ont répondu : “Ubuntu : Comment l’un d’entre nous peut-il être heureux si tous les autres sont tristes?”


UBUNTU dans la culture xhosa signifie : “Je suis parce que Nous sommes”


Source: http://karisma.canalblog.com/archives/2013/03/03/26554108.html


Et voici la photo qui accompagnait le récit:

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Incompétence, je-m’en-foutisme ou procédures inadaptées?

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Ce billet n’a rien à voir avec la voile mais j’avais besoin de raconter la saga que j’ai vécue depuis août avec l’opérateur de télécom principal en Belgique. Et je n’ai pas d’autre plate-forme de partage d’information que ce blog. Je sais que certains responsables de cette société font de la voile et j’espère qu’ils lisent Voiles et Voiliers (et mon blog) afin qu’ils se rendent compte de la vitesse à laquelle un service clients, apparemment bien organisé sur papier, peut devenir cauchemardesque pour les clients.


Tout a débuté en août dernier quand je me suis rendu compte que ma ligne internet ADSL à Bruxelles n’était pas fort rapide par rapport aux débits possibles aujourd’hui. Je contacte mon opérateur qui m’indique qu’il y aura de la disponibilité pour une ligne haut débit VDSL en novembre. Il me dit également que, comme ma ligne de téléphone actuelle est de type numérique, sur laquelle il n’est pas possible d’installer de la VDSL, il faudra que le technicien passe pour raccorder, en analogique, la deuxième ligne, inutilisée aujourd’hui, mais déjà présente à la maison.


Je reçois donc un courrier de confirmation de la visite du technicien pour l’installation du nouveau service internet sur la nouvelle ligne analogique et un autre pour l’annulation, une semaine plus tard, du service existant sur la ligne numérique. Tout semble aller pour le mieux.


Lors de la visite du technicien, il constate que la nouvelle ligne ne fonctionne pas correctement et qu’une autre équipe doit prendre le relai pour ouvrir le trottoir. Le technicien organise immédiatement les rendez-vous, un mois plus tard, afin de régler le problème au plus vite. Le service semble parfait…


Cependant, le technicien oublie de retarder la suppression de l’internet existant et, quelques jours plus tard, comme prévu dans le courrier initial, internet nous est coupé. Le début du cauchemar…


Je téléphone au service clientèle qui me transfère vers d’autres services mais, après avoir expliqué mon problème à 7 personnes différentes, on me dit simplement qu’il n’y a rien à faire et que je n’aurai plus internet! Je me rends alors en personne au service clientèle chez l’opérateur, et, après avoir insisté fortement, on finit par me réinstaller internet en ADSL sur la ligne numérique.


Un mois plus tard, les techniciens reviennent. La ligne physique qui avait un problème de câblage un mois plus tôt, semble à présent, sans aucune intervention, fonctionner parfaitement, si bien que le deuxième technicien peut revenir terminer le travail et connecter la nouvelle ligne internet.


Heureux, je me rue sur Ookla pour tester la nouvelle vitesse et, là, stupeur! La ligne n’est pas plus rapide que l’ancienne. Je reprends le téléphone pour appeler le service clientèle où on me déclare qu’il n’y a pas de ligne à haut débit disponible chez moi et qu’ils ne peuvent rien faire de plus pour moi!


Je me trouve donc dans la même situation qu’en août sauf que j’ai maintenant 2 abonnements ADSL classiques chez moi au lieu de un et, mauvaise surprise, l’opérateur m’indique que si je souhaite en résilier un des deux, cela me coûtera un an d’abonnement puisque les deux abonnements ont une durée minimale d’un an!


Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer… Mais je m’accroche… Je téléphone… Encore et encore au point de connaître la musique d’attente par coeur… Et on me balade d’une personne à l’autre… Mais je finis par tomber sur quelqu’un qui semble comprendre ce qu’il faut faire.


Il me dit qu’il y a de l’internet à très haut débit disponible et qu’il sera installé 5 jours plus tard. Et il annule l’ancien abonnement ADSL, en supprimant les frais d’annulation. Tout semble parfait… Jusqu’au courrier reçu le surlendemain, m’indiquant qu’on installe la VDSL sur ma ligne à la mer, qui n’est pas équipée du modem adéquat, et qu’on me coupe le téléphone à Bruxelles… Bref, je n’ai toujours pas l’internet très rapide à Bruxelles mais je n’ai plus le téléphone non plus…


Et je repars dans des heures d’attente au téléphone… J’envoie des lettres recommandées… Mais personne ne semble à même de remettre le téléphone en service. Chaque service dépend d’un autre service et chacun prétend que quelqu’un d’autre doit d’abord faire quelque chose. Mon installation serait très complexe (une simple ligne ISDN double)!


Bref rien ne bouge et on me dit d’attendre, sans savoir me préciser ce que l’on attend. Et, à chaque coup de téléphone, j’ai une autre personne en ligne à qui il faut re-expliquer toute la saga.


Je suis resté 27 jours sans téléphone jusqu’à ce que je tombe sur un certain Henrique, que je remercie chaleureusement. Je lui explique la situation. Il pianote sur son ordinateur et me déclare que ce sera en ordre le jour même ou le lendemain. Et le lendemain midi, la ligne était rétablie. J’ai eu l’impression de vivre un miracle tellement je n’y croyais plus…


Aujourd’hui, mon installation semble fonctionner à peu près comme il y a 6 mois et il ne reste plus que quelques petites choses à régler.
Cependant, je ne sais toujours pas si j’aurai la VDSL un jour, à Bruxelles, ni combien de problèmes de facturation je vais devoir régler dans les mois à venir, avec tous les changements subis depuis 3 mois…


Mais, en réalité, la vraie question que je me pose est de savoir pourquoi cela a semblé si facile pour Henrique de résoudre mon problème, alors que c’était impossible pour les 20 à 30 autres personnes à qui j’ai parlé avant?


Incompétence, je-m’en-foutisme ou procédures inadaptées? Probablement un peu des trois…




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Tous mes vœux pour 2014

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J’ai été un peu absent ces dernières semaines. Plusieurs projets d’écriture qui m’ont tenu à l’écart de mon blog depuis deux mois… En plus de la vie professionnelle habituelle…


Mais, maintenant, une petite semaine tranquille, à la mer, entre une fête de Noël bien arrosée et un réveillon de Nouvel-An, qui ne le sera pas moins… L’occasion de vous donner quelques nouvelles et de travailler un peu sur Xhosa afin de le bichonner pour la saison 2014…


Une saison 2014 qui s’annonce un peu différente… Xhosa ira moins loin que d’habitude mais se fera plus explorateur… Plus d’escales, plus d’étapes, plus de criques, …


Je vous en raconterai plus une fois que les plans seront bouclés…


En attendant, je vous souhaite à tous une excellente année 2014, pleine de projets et de navigations…
Et je promets de mettre à jour, un peu plus souvent, mon blog…


Bon réveillon à tous !




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Le Gang des Eoliennes…

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Cela pourrait être le titre d’un mauvais polar… Ou le thème d’une des nombreuses séries TV policières…


Mais, malheureusement, nous ne sommes pas dans de la fiction et ce titre fait référence à un fait bien réel…


Nieuport. Un mois de novembre pluvieux. Les bateaux sortent de l’eau les uns après les autres et vont se ranger sur les parkings le long de l’Yser. Il y a encore peu d’activité sur les bateaux.


Xhosa est au milieu d’un groupe de voiliers. Un peu caché. J’ai presque terminé de le vider et il ne me reste plus que 4 drisses à retirer pour les mettre dans la machine à laver.


En allant faire ce dernier travail dimanche passé, un choc! L’éolienne n’est plus là! Il ne reste que son mâtereau, qui paraît bien ridicule sans rien au-dessus…


Je monte à bord et je constate que l’on est également entré à l’intérieur du bateau en forçant la serrure.


Dans le carré, les panneaux couvrant les batteries et les circuits électriques sont ouverts. Certains fils sont coupés grossièrement. Le régulateur de l’éolienne a également disparu.


J’ai du mal à croire au vol mais très vite les choses se confirment… Et quand la police me dit que deux autres voiliers, au moins, ont également subi, la semaine passée, le vol de leur éolienne, je me rends compte qu’il ne s’agit probablement pas d’un voleur cherchant à équiper son bateau mais plutôt d’un groupe organisé, travaillant peut-être sur commande…


Et, je me mets à rager ! Pour la perte financière que cela représente, mais surtout pour le sentiment d’avoir été violé dans mon territoire et dans mon intégrité… Et peut-être aussi, à cause de la peur inévitable que ce vol génère: plus rien ne semble protégé, plus rien ne semble respecté!


Comment protéger une éolienne sur son mât ? Comment protéger tout ce qui est à l’extérieur du bateau? Comment ne pas avoir peur tout le temps que son bateau se transforme en marché où n’importe quel voleur peut venir faire son shopping!


Nieuport n’est pas la banlieue difficile de Chicago, au temps de Al Capone, et, pourtant, nous risquons de devoir nous y équiper de caméras, systèmes d’alarmes et autres systèmes de surveillance.


Rageant et triste à la fois…




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Hiver(nage)…

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Derrière ma fenêtre, bien à l’abri à Bruxelles, je regarde les passants qui s’abritent sous des parapluies qui se retournent. Les feuilles volent dans tous les sens, sous les rafales de tempête. Et, pourtant, le pire ne viendra que demain… L’été arrive à son terme… L’hiver approche…


Xhosa est encore dans l’eau, bien amarré à son emplacement et protégé des deux côtés par des bateaux plus volumineux… J’ai pourtant toujours une petite sensation d’angoisse lorsque l’on annonce une tempête, de force 10, à proximité de la côte belge…


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Source: Weather4D Pro



Cette première grosse tempête nous indique clairement que la mauvaise saison est à nos portes et qu’il est temps de prévoir l’hivernage de Xhosa… Sa sortie de l’eau est planifiée pour jeudi prochain, le 31 octobre…


J’ai mis à profit les deux weekends précédents pour tout vider et le préparer à son hibernation… Les voiles sont rangées, tout l’intérieur est vidé et il ne reste plus que ce qui est nécessaire pour amener Xhosa jusqu’à la grue faire son show annuel dans les airs… Les AC72 volent sur leurs foils à chaque sortie, Xhosa se contente de deux ballets aériens par an, à beaucoup plus petite vitesse…


J’ai aussi ressorti toutes les check-listes pour tout vérifier. Quoi! Il faut déjà renouveler la boite à fusées, avec l’éternel problème de trouver une solution écologique pour se débarrasser des anciennes… Le temps passe beaucoup trop vite…
Rendez-vous a également été pris avec le chantier. Heureusement, cette année, la liste des travaux à faire est assez courte, vu l’hivernage très prolongé l’année dernière… Juste un peu d’entretien et de maintenance…


Le rideau se baisse une belle saison 2013… Flash-back dans quelques semaines…


Et bon hivernage à tous!




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La Coupe de l’America et les Australiens…

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Je ne suis pas un homme d’extrêmes. J’aurais plutôt tendance à préférer un exploit simple à celui qui se décrit à coups de superlatifs et nécessite des dizaines de millions d’euro…


Pourtant, je dois reconnaître que je me suis pris au jeu de la coupe de l’America…


Les AC72 sont impressionnants de vitesse et d’élégance. En plus, étant maniés par la crème de la crème de la voile, ils dégagent une impression de simplicité et de stabilité, qui cache certainement une vraie maîtrise et un entraînement long et systématique…


Et, grâce aux moyens techniques et télévisuels développés à San Francisco, et au fait que chaque régate ne dure jamais plus de 40 minutes, il était vraiment possible de suivre facilement ce qui se passait… Et de rester rivé sur son écran à regarder deux bateaux “d’extra-terrestres” batailler en volant sur leur foils à plus de 40 noeuds… Un peu comme une chorégraphie bien huilée du Cirque du Soleil ou un balai aérien de la Patrouille de France…


Mais ce qui m’a vraiment accroché, c’est le non-suspense initial suivi du suspense final…


Les Néo-Zélandais, partant déjà avec un avantage de deux points, raflent les premières régates assez facilement, avec leur bateau qui semble aller plus vite au près… La coupe semble jouée… Sauf miracle, elle partira vers la Nouvelle-Zélande…


Mais les Américains croient aux miracles et ne s’avouent pas vaincus. Ils font quelques changements à leur bateau: une petite modification à l’aile et une diminution de la longueur du bout-dehors. Et, d’un coup, leur bateau semble devenu plus rapide de quelques noeuds! Ce qui montre bien le niveau de maîtrise technologique et d’ingénierie atteint…


Et le come-back commence… Et comme probablement beaucoup parmi vous, je me suis mis à suivre les régates de très près, malgré le décalage horaire infernal entre l’Asie et San-Francisco. Avec le score évoluant, jour après jour, de 8 – 1 à 8 – 8, créant un suspense de plus en plus fort… Pour terminer avec une victoire d’Oracle dans la manche finale… Inimaginable!


Un peu avant le come-back final, j’ai eu une réunion avec, simultanément, des clients venant de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Le score était alors encore de 6 ou 7 à 1. A la fin de notre entrevue, la course s’invite dans la conversation et je félicite les Néo-Zélandais présents de leur supériorité évidente (à ce moment-là) dans l’épreuve.


A la sortie de la réunion, un des Australiens présents me prend à part et me dit que, de toute façon, le vrai vainqueur sera l’Australie vu le nombre d’Australiens dans les deux équipes, dont James Spithill!


Chauvinisme, quand tu nous tiens…




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La mer n’existe pas…

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D. avait invité quatre amis pour une sortie de voile ce weekend. Tous les quatre étudiants aux Beaux-Arts ou ayant terminé leur cursus d’arts plastiques depuis quelques années.


Et tous les quatre à peu près débutants en voile… Les dates avaient été planifiées depuis longtemps et je craignais un peu que la météo ne soit mauvaise et nous oblige à annuler. Mais il semble y avoir un dieu pour les artistes en mal de voile car le temps a été magnifique, même si le vent était un peu trop faible…


Pour ne pas simplement faire un tour dans l’eau devant Nieuport, nous avons décidé d’aller jusqu’à Dunkerque samedi et d’en revenir dimanche. Pas vraiment la destination la plus exotique, avec ses usines en bord de mer, mais une destination suffisamment proche, vu nos contraintes de temps et le faible vent annoncé…


Une jolie balade pour y aller… Et un retour au moteur…


Une fois sur place, avec tous ces artistes ou apprentis-artistes à bord, nous ne pouvions manquer d’aller visiter le LAAC, le musée d’art contemporain de Dunkerque, situé dans un parc entre le port et Malo-les-Bains. Malheureusement, le musée était en cours d’installation d’une nouvelle exposition et était donc à peu près vide…


Mais la chance sourit aux audacieux et l’autre musée de Dunkerque, le musée des Beaux-Arts, inaugurait ce samedi sa nouvelle exposition “Retours de Mer”. Des peintures et des objets liés à la mer et aux voyages en mer. L’art et la mer, la combinaison parfaite pour notre équipage!


Et parmi les oeuvres exposées, un texte, écrit par Yusti Gomez Herrera, jeune homme habitant Ténériffe, intitulé “La mer n’existe pas”. J’ai trouvé ce texte très beau et offrant une vision très inhabituelle de la mer. Je vous le livre ici, en espérant qu’il vous interpelle autant qu’il m’a interpellé!


“La mer est le contexte de toute île et voilà notre grand problème.


Pour nous la mer n’existe pas en tant que telle, elle n’est qu’une abstraction, une lacune dans les cartes, dans le meilleur des cas un désert bleu. La mer est seulement une couleur uniforme, la même partout. La même teinte bleue dans l’Arctique et dans l’Océan Indien.


Pour nous, la Méditerranée a la même profondeur que la fosse des Mariannes ou peut-être qu’elle n’a tout simplement pas de profondeur. Elle n’existe pas. On en connait plus de la surface de Mars que du fond des océans, et parce que notre planète est appelée “La Terre” et non pas “La Mer”, celle-ci n’a pas de nature en soi, c’est un négatif. Comme le silence, le vide ou l’immensité, elle est tout simplement tout ce qui n’est pas la terre, sans autre qualité.


Ou c’est peut-être de cette façon qu’elle est perçue à partir de la rive de n’importe quel continent, un terme dont l’étymologie signifie, il ne faut pas l’oublier: le contenant. Hors de lui, tout est immensité.”


Yusti Gomez Herrera; Ténériffe, l’île et le monde (2012).




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Accessibilité du moteur…

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Nous avons déjà tous pesté contre le manque d’accessibilité des moteurs de voiliers. Avec leur placement en-dessous de la descente, y travailler relève souvent plus du contorsionnisme que de la mécanique…


Et même quand le moteur est mis au centre du bateau, comme sur Xhosa, l’accessibilité, bien que meilleure sur un deuxième côté, reste pénible sur les deux autres…


Et pourtant une solution efficace – pour l’accessibilité – semble exister!
Je l’ai découverte à Bangkok, où je poursuis mon voyage, après Dubaï.


Bangkok est traversée par le fleuve Chao Phraya, ainsi que par une multitude de canaux, appelés Khlongs, qui ont donné le surnom de “Venise d’Asie” à la ville. J’ai donc décidé de faire un tour sur ces canaux sur une gondole locale…


Ce sont des bateaux longs et étroits, comme à Venise. Cependant, ils ne sont pas mus par des rames mais par de gros moteurs.
Pour la petite histoire, la stabilité de ces bateaux m’a paru un peu douteuse, vu la gîte à chaque virement, malgré le très fort ralentissement effectué avant d’aborder le moindre tournant…


La photo ci-dessous montre un de ces bateaux.


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Et vous aurez déjà fait le lien avec le début du billet, en observant la position du moteur sur la plage arrière, bien accessible de tous les côtés… Notez également son arbre d’hélice orientable servant aussi de gouvernail… Un hors-bord in-board en quelque sorte…


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Mais cela navigue et semble assez manoeuvrant, à part lors des virements… Par contre, il ne faut pas aller lécher le tableau arrière d’un de ces bateaux… Par exemple, dans les écluses…


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Voilà donc une solution pour augmenter l’accessibilité du moteur sur nos bateaux…


Néanmoins, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la mettre en oeuvre sur Xhosa…




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Choc thermique…

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6h30. L’avion atterrit doucement sur la piste. Le soleil est juste au-dessus de l’horizon. La température dépasse déjà les 30°. Mais le petit vent de sud-ouest rafraîchit l’atmosphère et la rend assez agréable…

 

8h30. Je quitte l’hôtel. La température est montée et approche les 40°. Le vent est devenu chaud et donne l’impression d’être dans le flux d’un sèche-cheveux géant…

 

14h00. Je sors d’un building fortement climatisé. Le choc est dur. Le soleil est brutal. La température avoisine les 45°. Une chape de plomb. Les quelques pas entre l’immeuble et le taxi semblent bien longs en costume cravate…

 

Samedi 11h00. Jour de congé. Jumeirah Beach. En maillot de bain. Je m’approche de la mer. J’y trempe délicatement mon gros orteil, comme on ferait à la côte belge. Surprise, on ne sent rien! L’eau est à 35°, comme dans un bain. Trop chaude pour nager. Il faut utiliser la piscine dont l’eau est refroidie…
Le sable est brûlant, tout le monde s’installe à l’ombre… Heureusement, la brise de mer rafraichit un peu l’atmosphère…

 

Bienvenue dans le désert. Bienvenue à Dubai.
Bienvenue dans une ville hyper-moderne construite dans le désert.
Bienvenue dans le monde des superlatifs et des extrêmes…
+45° à la plage… -4°, quelques centaines de mètres plus loin, sur la piste de ski couverte et conditionnée, avec son chalet à mi-piste offrant des chocolats chauds…

 

Mon métier m’amène à voyager régulièrement un peu partout dans le monde pour visiter des clients. Et me voilà au Moyen-Orient pour une dizaine de jours. Le temps y est très chaud et la météo au beau fixe, presque ennuyeuse, comme le montrent les prévisions ci-dessous…

 

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Source: La Chaine Météo

 

 

Un choc thermique par rapport à la Belgique où la pluie et l’automne ont fait leur retour depuis quelques jours…
Mais, je ne me plains vraiment pas car on peut trouver bien pire comme endroit pour passer le weekend…

 

 

 




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Humour, excentricité ou brin de folie?

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Un dernier billet en forme de conclusion sur nos vacances en Ecosse, avec un accent sur ce qui nous a marqué et restera dans nos souvenirs…


Les gens que nous avons rencontrés tout d’abord. Beaucoup de gentillesse, d’hospitalité et de simplicité… Plutôt aux étapes le soir, car, en route, nous n’avons croisé que peu de monde… Comme si tout le monde marchait dans le même sens, avec des départs décalés… Mais nous avons été surpris par le fait que les quelques personnes rencontrées semblaient toutes venir de loin: USA, Australie… Quel processus mental amène quelqu’un à se déplacer jusqu’aux antipodes pour aller marcher le long d’un canal en Ecosse?


Autre point marquant: les grandes villes. Glasgow et Edimbourg sont belles et attirantes et projettent une joie de vivre et une forme d’optimisme… Elles ont une vraie histoire à raconter et un patrimoine architectural intéressant… En plus, elles ont développé des musées qui, bien que petits, ont des collections riches et belles…


Mais le trait le plus surprenant que nous avons retenu est une forme d’excentricité, d’humour, voire de folie, que nous avons retrouvé un peu partout…


Cela commence à Glasgow le samedi soir. Toutes les femmes semblent s’être donné le mot… Elles ont l’air de se rendre quelque part avec les chaussures les plus extravagantes possibles, tellement hautes parfois qu’elles les tiennent en main et marchent pieds nus…


Plus tard, nous rencontrons deux collectionneurs un peu fous: un à Laggan, qui a reconstruit, en modèle réduit, dans son jardin, le train à vapeur qui passait autrefois tout près de là… Et qui fait appel à de généreux donateurs pour développer un musée autour de ce train…


Un autre à Inverness qui a ouvert un musée du Titanic et qui a construit, à côté du musée, le long du canal, une réplique miniature du bateau, dans laquelle il y a moyen d’entrer pour se rendre compte de visu de comment le Titanic était…


Même dans les bois, l’humour est présent… Nous avons trouvé, le long du chemin, une surface de foret complètement décorée de guirlandes, avec des parterres soignés de fleurs et des panneaux de bienvenue… Et plus loin un café décoré de manière totalement excentrique, au milieu de nulle part…


Les gens des métiers du coin montrent aussi parfois des surprises: cet éclusier qui s’ennuie car il ne peut pas tondre sa pelouse sous la pluie (ce qui doit arriver assez fréquemment) et harangue tous les marcheurs, dans un écossais difficile à comprendre, pour le leur faire savoir… Ou ce chef, dans un restaurant de haut de gamme, qui s’amuse à déguiser un coulis de fruits jaunes en tranche d’emmental…


Et, à la fin, nous terminons notre périple à Edimbourg, en plein festival de théâtre, avec des rues pleines d’acteurs dont c’est la vocation et le métier de nous emmener dans des mondes irréels…


Peut-être que cet humour ou ce brin de folie sont indispensables pour survivre dans une région où le climat peut être très désagréable et la solitude intense? Peut-être est-ce simplement une caractéristique génétique écossaise?


En tout cas, nous avons aimé…




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M comme …

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M comme mouche… M comme moustique… M comme “midge”…


J’ai parlé des imperfections de l’Ecosse… J’ai parlé de la faune rencontrée en Ecosse… Mais je n’ai pas encore parlé des “midges”, la combinaison les deux…


Jusqu’il y a deux mois encore, j’ignorais tout de leur existence. Mais dès que j’ai parlé de mes vacances en Ecosse à mes collègues britanniques, le mot “midge” a été prononcé et présenté comme une sorte de calamité, capable de ruiner les plus belles vacances…


Les midges sont de petites mouchettes, se déplaçant en essaims et attaquant les humains, comme des moustiques, en les piquant pour sucer leur sang,…


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Source: Guichetdusavoir.org


Ils sortent plutôt le matin et le soir, et sont plus présents quand le temps est humide et le vent faible. Ils n’ont, en effet, pas assez de force pour voler contre une brise et ont, dès lors, tendance à se mettre à l’abri dès que le vent souffle. C’est probablement pour cette raison qu’on les trouve plutôt dans les bois que dans les zones ouvertes…


Nous ne pouvions prendre le risque de transformer nos vacances en séances de démangeaisons et il fallait donc absolument trouver un moyen de lutter… Surtout que le Great Glen Way passe beaucoup dans des bois et forêts…


Une recherche sur internet nous a permis de trouver une app pour iphone, donnant les prévisions, à plusieurs jours, région par région, de l’intensité du problème…


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Source: Smidge Forecast


Il nous fallait également trouver une lotion qui les repousse… Les lotions habituelles contre les moustiques à base de citronnelle ne fonctionnant pas, nous avons cherché la liste des magasins où nous équiper à notre arrivée en Ecosse… Un produit appelé “Jungle”… Le nom du produit indique bien l’image que les midges véhiculent en Ecosse, comme la photo ci-dessous le montre…


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Source: Guichetdusavoir.org


Nous étions prêts… Prêts à affronter la nature et la faune hostile et sauvage… Et c’est donc enduits des pieds à la tête que nous avons démarré notre marche… Surtout que l’app prévoyait un niveau élevé de nuisance du côté de Fort William…


Mais pas le moindre animal ressemblant à un midge tout au long de la journée…


Idem le lendemain… Idem le surlendemain… Nous avons donc arrêté de nous enduire… Sans voir plus de midges les jours suivants…


Apparemment, le temps très sec cette année en Ecosse a eu un impact sur ces mouchettes… En plus, je soupçonne l’app, développée par un fabricant de produits anti-midges, d’exagérer un peu la situation dans ses prévisions, afin de donner un coup de pouce à ses ventes…


En fin de compte, nous nous sommes préparés pour rien… Mais, nous ne nous en plaindrons pas…





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A la recherche de Nessie…

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Tous les guides le mentionnent: l’Ecosse a une faune riche et très intéressante. Nous voulions en profiter et avons eu quelques belles occasions pendant les vacances.


Par exemple, lorsque une biche, qui gambadait tranquillement le long du Loch Lochy, a croisé notre chemin, au début d’une de nos étapes…


Ou quand nous avons vu un rapace, probablement un vautour, planer majestueusement au dessus du Loch Ness…


Ou encore, lorsque nous entendions des chants d’oiseaux, complètement inconnus chez nous, et dont je serais malheureusement bien incapable de donner les noms, vu la connaissance désastreuse que j’ai en ornithologie…


Mais l’animal que nous voulions absolument voir était Nessie, le fameux monstre du Loch Ness…


Nous avons donc scruté, à nous en user les yeux, le Loch, tout au long de notre marche; nous avons même pris place à bord d’un bateau “promène-touristes”, équipé d’un sonar spécial, pour faire un tour sur le lac et mettre toutes les chances de notre côté…


Mais rien n’y fit et la seule vision que nous ayons eue de Nessie est cette statue en métal, situé le long des écluses de Fort Augustus…


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Et pourtant, il ne semblait pas loin, puisque, apparemment, à en croire les informations sur le site de la télévision belge, il se serait montré quelques jours plus tard…


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Nous l’avons donc manqué de peu… La prochaine fois, peut-être…




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Le Great Glen Way

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Comme je vous l’ai dit dans un billet précédent, D. et moi sommes allés en Ecosse pendant les vacances. Pas sur Xhosa, qui est resté sagement tout seul (et triste peut-être) à Nieuport, mais en avion…


Notre objectif était de faire un chemin de grande randonnée et, en recoupant toutes les contraintes comme la distance à parcourir, le type d’hébergement, le dénivelé, la température ou la saison, nous sommes arrivés sur l’Ecosse et son “Great Glen Way”.


C’est le nom du chemin qui suit une faille géologique, de Fort William, sur la côte ouest, à Inverness, du côté est. 127 kilomètres environ que les marcheurs effectuent en 6 ou 7 étapes.


C’est sur ce tracé que se trouve le célèbre Loch Ness, ainsi que deux autres lacs moins connus. Ces trois lochs sont reliés par une rivière, mais celle-ci, ayant un dénivelé important et une profondeur très variable, n’est pas navigable.


Dès lors, début 1800, les Ecossais ont creusé le canal “Calédonien”, sinuant à côté de la rivière, pour permettre aux navires marchants de passer d’un côté à l’autre de l’Ecosse sans devoir naviguer dans les mers peu hospitalières autour du Cap Wrath.
Des travaux représentant 35 kilomètres de canal, 29 écluses, dont plusieurs “en escaliers”.


Malheureusement, la dureté des sols, obligeant les équipes à diminuer la profondeur prévue du Canal, et l’évolution de la navigation en ont fait un ouvrage peu utile à la marine marchande et qui semble, aujourd’hui, exclusivement utilisé par la plaisance.


Nous avons suivi le chemin d’ouest en est et avons été absolument charmés!
Charmés par la diversité et la beauté des paysages, charmés par l’hospitalité et la gentillesse des Ecossais, charmés par la nourriture soignée et de qualité, même dans des villages un peu perdus, charmés par la touche d’excentricité que nous avons rencontrée un peu partout…


Bien sûr, rien n’est jamais parfait… Et tout le monde sait que, en Ecosse, il pleut souvent… Nous avons eu beaucoup de chance que cette année fut exceptionnelle et seule une étape a été arrosée copieusement… Néanmoins, nous recevions quelques gouttes sur la tête presque tous les jours… Enfin, disons que cela fait partie du charme de la région…


Pour ceux qui souhaiteraient faire cette route en bateau, nous n’avons rien vu de difficile du point de vue navigation. Globalement, peu de voiliers, à part dans les écluses du côté de Fort William, peut-être parce que naviguer à la voile est un peu difficile, en dehors du Loch Ness (où le vent semble soit parfaitement dans le nez, soit parfaitement arrière…).


Les écluses réclament du temps. Elles n’ont ni pontons flottants, ni chaines verticales pour s’amarrer. Il faut passer les amarres sur des bittes en haut des murs. Mais comme le premier niveau des écluses en escaliers est toujours assez haut, ce n’est pas vraiment un problème. Par contre, pour passer au niveau suivant, il faut deux personnes en haut, qui tiennent les amarres, et il est donc utile d’avoir un équipage de 3 ou 4 personnes pour faciliter ces mouvements et permettre de garder une personne à bord… Toutefois, les éclusiers ont l’air très sympa (même s’ils parlent avec un très fort accent écossais difficile à déchiffrer parfois) et semblent tout-à-fait prêts à aider les équipages réduits.


Très peu de marinas sur le parcours, mais pas mal de pontons sur les parties canalisées, permettant de s’arrêter régulièrement. Se ravitailler en cours de route est possible, par exemple à Fort Augustus, mais, de façon générale, il me semble qu’il vaille mieux prévoir, en dehors de la nourriture, une grande autonomie pour l’ensemble de la traversée…


J’ajoute quelques photos montrant les type de paysages que nous avons rencontrés durant notre marche: le canal, les abords des lochs et les paysages plus larges, quand nous étions plus en hauteur, sur des plateaux…


La suite dans de prochains billets…


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La précision des cartes marines…

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J’ai été absent de mon blog pendant quelques semaines… Les vacances… Trop courtes comme chaque fois…


Un voyage de deux semaines en Ecosse: le Canal Calédonien… Non, pas avec Xhosa mais à pied! Un pèlerinage celte… Une reconnaissance pour une traversée future… Un bain dans la culture et la gastronomie écossaise…


Je vous raconterai tout cela dans des billets futurs…


Et puis, cette semaine, deux minuscules expéditions avec Xhosa. Deux jours chacune. Vers des ports proches: Gravelines vers l’ouest et Blankenberge vers l’est… Avec D et certains de «nos jeunes».


Un temps magnifique: un soleil généreux et du vent en suffisance, sans jamais devenir trop… Le rêve… Et une belle ambiance à bord et lors des escales…


Néanmoins, lors de notre aller vers Gravelines, nous avons eu une frayeur dans une aventure un peu désagréable…


Imaginez la situation: le vent est bon, mais parfaitement dans le nez (la perfection n’existe malheureusement pas…), lorsque nous abordons la passe pour atteindre Dunkerque… Nous tirons des bords entre les extrémités du chenal balisé, tout en veillant à bien rester entre les limites du chenal, qui est entouré de bancs de sable découvrant à marée basse.


Nous approchons de l’extrémité nord de la passe, les yeux rivés sur le sondeur et sur la ligne formée des marques latérales rouges, prêts à virer de bord. Le sondeur indique 14 mètres d’eau sous la quille, mais, surprise, quelques secondes plus tard, nous touchons. Et, pourtant, tout semblait sous contrôle…


J’utilise MacEnc à bord, qui capte notre trace toutes les 90 secondes et la capture d’écran ci-dessous montre la situation…



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J’ai réglé MacEnc pour montrer en bleu toutes les zones où il n’y a pas 5 mètres de fonds… On voit sur l’image, dans le cercle rouge, indiqué par la flèche, le «chipotage» lorsque nous touchons le fonds. Tout y est «blanc» et on voit clairement sur le zoom ci-dessous que nous sommes largement entre la ligne des 10 mètres et des 15 mètres…



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Manque de précision des cartes? Déplacement du banc de sable vers le sud? Cette mésaventure semble prouver que l’on ne puisse pas se fier complètement aux cartes marines, même dans des zones bien couvertes et où les cartes sont tracées selon les derniers standards… Surtout que mes cartes ont été mises à jour relativement récemment…


Mais ce que je trouve le plus inquiétant est que nous sommes restés dans le chenal balisé, en-dessous de la ligne (gros pointillé noir sur le premier écran) reliant les deux bouées rouges…


Cela fait donc un peu peur… Que les cartes n’aient pas la précision que les GPS offrent est compréhensible mais, si les bouées latérales ne sont plus fiables, alors nous n’avons plus grand chose pour nous aider et éviter les accidents… C’est peut-être pour cela que les pilotes de l’Escaut sont équipés de cartes sans indications de profondeur et que celles-ci leur sont fournies, en superposition, par des mesures en temps réel de satellites adhoc…


Enfin, au final, plus de peur que de mal… Et une leçon: ne jamais s’approcher de l’extrémité d’un chenal si un gros banc de sable se trouve juste derrière…




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Traversée de la Manche en kayak

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Il s’appelle Joachim Gerard. Il a 24 ans. Suite à une maladie durant son enfance, il est handicapé et se déplace en chaise roulante…


Pour beaucoup, cela signifierait la fin d’une vie normale, la fin d’une vie ordinaire. Pour Joachim, c’est devenu le début d’une vie extraordinaire…


Depuis 12 ans, malgré son handicap, Joachim joue au tennis. Grâce à sa force et à sa ténacité, il s’est hissé à la 6ème place mondiale dans le classement ITF.


http://www.itftennis.com/wheelchair/players/player/profile.aspx?playerid=100015809


Mais pour garder et améliorer son classement, il doit jouer et gagner des tournois, partout dans le monde et l’argent manque pour les billets d’avion, le logement ou les droits d’inscription…


Alors deux frères, Arnaud et Thomas Doerane, ont voulu lui faire un cadeau et lui permettre de participer à trois tournois aux USA. Et, pour cela, il cherchent à réunir la somme de 2200 euro…


Pour mériter l’aide générale, il leur fallait une idée, une action symbolique forte, un thème accrocheur… Quelque chose hors du commun, inhabituel, qui frappe les esprits…


Après une longue recherche, ils trouvent leur idée et un Anglais qui peut les aider à la réaliser: traverser la Manche en kayak!


Les choses s’organisent, une page internet se crée… Les internautes sont appelés à l’aide…


http://www.indiegogo.com/projects/crossing-the-english-channel-by-kayak?c=home


Et, lundi passé, le jour J arrive, avec son lot de chance et de malchance…


Chance, parce que le temps est magnifique dès le premier jour de la période de stand-by: soleil, pas de vent et mer d’huile… Chance parce qu’ils trouvent le courage et la force de pagayer sous un soleil généreux, à bonne vitesse, sans faiblir, ni s’arrêter… Chance de croiser la route d’un dauphin… Chance de pouvoir traverser la Manche comme peu l’ont fait auparavant…


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Malchance, parce que la réglementation maritime française a changé et est appliquée de façon stricte depuis le 1 juillet 2013 interdisant aux kayaks de traverser le rail côté français (les Anglais sont moins regardant)… Malchance parce que la police maritime les arrête dès leur entrée dans les eaux territoriales françaises en les menaçant d’une amende de 50 000 USD s’ils ne rebroussent pas chemin, après avoir effectué plus de la moitié du parcours…


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Mais chance, encore, parce que ces policiers maritimes se sont finalement montrés compréhensifs et les ont autorisés, exceptionnellement, à relever leur défi pour venir en aide à Joachim…


Après être partis à 8h35 de Dungeness, ils sont arrivés à 14h37 à Boulogne… Et c’est en faisant le retour en bateau à moteur rapide qu’ils se sont vraiment rendus compte de la distance qu’ils ont parcourue à coup de rames…


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Aujourd’hui, il manque encore 675 euro pour permettre à Joachim de participer aux trois tournois aux USA. Alors, si vous avez été touché par son histoire, aidez-le à continuer à se dépasser et à prendre sa revanche sur sa maladie, via le site internet ci-dessous…


http://www.indiegogo.com/projects/crossing-the-english-channel-by-kayak?c=home


Merci d’avance




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La complexité des retours…

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Les retours paraissent souvent plus difficiles que les allers… Le temps semble moins beau, le vent moins bien orienté, et la pluie plus fréquente ou plus désagréable…


Pourtant, il n’y a aucune raison rationnelle ou statistique que les retours soient systématiquement moins agréables que les allers, si bien que naviguer dans un sens ou dans l’autre devrait procurer le même plaisir… Mais il y a une différence psychologique de taille entre les deux trajets: l’aller est l’objectif du voyage, une découverte, un choix, tandis que le retour ressemble plus à une obligation, celle de ramener le bateau à son port d’attache…


En regardant autour de moi, il me semble que cet élément psychologique soit bien présent en navigation… Quelques exemples…


Notre première croisière, il y a 30 ans, vers les Scilly, où nous avons mis 5 semaines pour explorer tous les recoins de l’Angleterre à l’aller et seulement 5 jours pour rentrer…


Ce couple qui envisage de repartir faire un long voyage dans les îles du Pacifique mais qui confiera le retour à un cargo…


Ou encore, cet ami qui est parti traverser l’Atlantique, avec sa famille, en aller-simple et a revendu, comme prévu dans ses plans, son bateau aux Caraïbes pour rentrer en avion…


Une solution à ce problème pourrait consister à ne faire que des tours du monde, qui sont par définition des allers simples… Mais bon, quand on n’a que quelques semaines de vacances par an, ce n’est pas idéal…


Une alternative pourrait être les échanges… Les Européens traversent l’Atlantique vers les Caraïbes et les Américains ramènent nos bateaux, ou vice-versa… On supprime les retours… Il n’y a plus que des allers… Les Belges partent en Bretagne et les Bretons viennent en Belgique… Pas forcément totalement équitable, question beauté des paysages…


Un proverbe néerlandais dit: “de laatste loodjes wegen het zwaarst”, ce qui signifie littéralement: “les dernières mitrailles sont les plus lourdes”; un dicton qui résume bien l’état d’esprit général quand un projet arrive à sa fin: les derniers milles paraissent les plus longs et les plus épuisants…


Mais, cette année, contrairement à souvent, le retour du Danemark s’est avéré beaucoup plus facile et agréable qu’attendu… Malgré le fait qu’il s’annonçait difficile, avec des coups de vent de sud-ouest et de la pluie, en contraste fort avec le temps magnifiquement ensoleillé de la semaine précédente…


Peut-être avons-nous bien choisi les fenêtres météo…
Peut-être les périodes ventées nous ont-elles donné un vrai plaisir, cette sensation de naviguer vite qui nous a souvent manqué à l’aller…
Peut-être parce que nous n’étions pas pressés de rentrer et heureux d’être en mer…


Lors des dernières heures, j’étais assis dans la descente à regarder la côte belge défiler sur bâbord… Nieuport n’était pas encore visible au loin… Et je profitais simplement du temps présent et de la sérénité que procure la mer, en me remémorant le film de la croisière… Je me sentais bien et heureux d’avoir encore quelques milles à parcourir…


Comme quoi les retours ne sont pas forcément toujours compliqués…




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Nieuwpoort Channel Race 2013

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Je vous ai déjà parlé, dans un billet précédent, de la NCR. Il s’agit d’une course, au départ de Nieuport, vers l’île de Wight, puis les Anglo-Normandes, avant de revenir vers Nieuport. Une distance de 540 milles nautiques environ.


L’édition 2013, la 7ème depuis son lancement, partait ce midi et comptait 21 participants, sur des bateaux de tailles très variées, allant de 10 à 18 mètres.


Une des caractéristiques historiques de cette course est le temps exécrable qu’elle subit en général, malgré qu’elle se soit toujours courue au mois de juillet. Au point que, personnellement, je veille à éviter de faire des projets avec Xhosa la semaine correspondant à cette course.


Mais cette année, la série noire s’est arrêtée et la flotte s’est élancée sous un beau soleil dans une brise agréable de nord et une brume légère, qui rendra la traversée du rail de séparation du trafic plus pimentée…


Et comme le vent actuel et la météo semblent bien stables pour les jours suivants, les spis fleuriront après le premier bord de louvoyage vers Ostende et emmèneront les bateaux rapidement jusqu’à l’île de Wight et Sercq. Tandis que le retour, au près, devrait être beaucoup plus fastidieux, vu l’intensité des courants sur le parcours…


Un petit regret néanmoins. Le manque d’ambiance festive au départ, surtout qu’il faisait très beau: les bateaux n’étaient pas tous rassemblés, en un même endroit, au départ; ils n’arboraient pas le pavillon habituel de la course et aucun endroit ne permettait aux spectateurs de se rassembler pour encourager les coureurs. Dommage… L’année prochaine peut-être…


Bon vent à tous!




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L’été serait-il enfin là?

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Les préoccupations familiales m’ont empêché d’arriver à la mer avant samedi soir. Pas vraiment un problème puisque la météo était, comme de coutume, relativement maussade…


Mais, voilà, nos amis météorologues se sont trompés et nous avons eu, aujourd’hui, une journée absolument magnifique. Soleil, jolie brise bien stable, un vrai rêve pour tout amateur de voile…


Et nous en avons bien profité. D, une amie et moi sommes partis, quelques heures, sur Xhosa pour aller titiller une station radar à quelques 10 milles de la côte. Un aller au près et un retour très peinard au portant, favorisant fortement les coups de soleil… Nos visages en attestent facilement…


Avec au loin des dizaines de 420, lasers et optimistes en régate à la Nieuwpoort Sailing Week et pas mal d’autres voiliers profitant, comme Xhosa, du beau temps…


Et, une telle journée ne pouvait s’achever sans un barbecue sympa à la maison, histoire de se convaincre que l’été est bien là pour de bon…


J’ai une théorie, purement intuitive – je ne l’ai jamais vérifiée scientifiquement – que le nombre de jours de mauvais temps, de pluie ou de beau temps ne varie pas énormément d’une année à l’autre. Cela signifierait donc que s’il fait très mauvais en début d’année, il devrait faire bien meilleur dans les mois qui suivent, histoire de revenir à la moyenne…


Alors, avec le printemps que nous avons eu, il me paraît très raisonnable de croire que, cette fois-ci, l’été est bien là!




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Envie d’un espresso crémeux à souhait?

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Dans mon dernier billet, je vous ai parlé de la production électrique de Xhosa et de l’abondance que le Watt&Sea créait…


Il faut, malgré tout, rester réaliste et parcimonieux avec l’électricité, en évitant les appareils, gros consommateurs, non indispensables à bord… Comme la machine à espresso, par exemple…


Pourtant, rien de tel qu’un petit espresso serré après un bon repas… A cette fin, un ingénieur astucieux a inventé la machine à espresso “à la main”: le Handpresso… Celui-ci permet, sans électricité, de faire un espresso serré et crémeux, à condition de disposer d’eau chaude… Avec des capsules de café standards.


Le handpresso est composé d’une pompe à main, d’un réservoir à eau chaude, d’un manomètre, d’un couvercle et d’un mécanisme de vannes permettant de gérer la mise sous pression de la capsule.


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On pompe à 16 bar; on verse l’eau dans le réservoir; on met le pod de café et le couvercle; on retourne et on pousse sur la vanne pour libérer la pression et obtenir un café crémeux, comme à la maison… Et l’utilisation de capsules en rend le nettoyage très simple…


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L’étape délicate se situe quand on verse l’eau bouillante dans le réservoir, la gîte ou le roulis augmentant fortement le risque de verser de l’eau chaude sur ses mains ou ses pieds…


L’autre difficulté du système découle directement de sa raison d’être. C’est à la force des bras que l’on met la capsule sous pression… Le premier espresso paraît très facile; le deuxième va encore assez bien; mais, à partir du troisième ou du quatrième, on commence à fatiguer un peu…


Et, à ce propos, P. et moi devons remercier S. qui nous a préparé des petits cafés serrés, chaque fois que nous en avions envie… Et qui, ensuite, nettoyait et essuyait systématiquement l’appareil avec méticulosité et soin…


Amusant et bien agréable! Et nettement meilleur qu’une tasse de café soluble…


http://www.handpresso.com/





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Indépendance énergétique…

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Ceux d’entre-vous qui lisent régulièrement ce blog auront remarqué ma fibre écolo, en particulier, pour tout ce qui concerne la production de C02. Xhosa n’échappe pas à ma marotte et rien ne m’énerve plus que de devoir allumer son vieux moteur diesel (bruyant et puant) pour produire de l’électricité alors que l’on marche très bien à la voile…


Dans un billet précédent – http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2011/11/26/jaime-trop-ecrire/ -, je vous avais confié que j’avais commandé un hydrogénérateur Watt&Sea, pour m’affranchir, une fois pour toutes des problèmes électriques à bord. Il a été installé cet hiver.


Il complète l’éolienne D400, qui fonctionne très bien aux allures de près et au port mais perd très rapidement son efficacité au portant.


Lors de notre croisière au Danemark, nous avons pu essayer la nouvelle configuration. D’autant plus que, avec un début de saison particulièrement froid et une eau de mer ne dépassant pas les 8°, le besoin d’électricité exigé par le chauffage Webasto s’ajoutait au pilote, à l’électronique de bord, à l’ordinateur, au transpondeur radar et aux télécommunications…


Seul le frigo a été très économe puisqu’il a refusé de fonctionner depuis la première minute jusqu’à la dernière! Manque de fréon, semblerait-il, et pas de frigoriste à Nieuport prêt à faire ce travail… Si l’un d’entre-vous connait quelqu’un, qu’il me contacte…


Et le Watt&Sea a fonctionné au-delà de mes espérances! Durant toute la croisière, les batteries sont restées chargées au maximum et nous n’avons jamais dû faire attention à la consommation.


Et, conformément à la courbe de production décrite dans brochure du fabricant, les ampères produits dépassent largement les besoins au-delà de 5 noeuds de vitesse;
à 4 noeuds, l’utilisation électrique est compensée par la charge et les batteries restent à peu près chargées.
En-dessous de 4 noeuds, la charge ne suffit plus; en-dessous de 3 noeuds, mieux vaut l’oublier…


Au niveau utilisation, l’hydrogénérateur est assez facile à descendre ou à remonter, même en naviguant. Il est silencieux jusqu’à 6 ou 7 noeuds mais, au-delà, il se met à ronronner de bonheur, jusqu’à assez fort dans les surfs au-delà des 10 noeuds, mais sans que ce ne soit vraiment dérangeant, à l’intérieur, pour ceux qui dorment… Je serais cependant curieux d’entendre le bruit que cela fait sur un bateau du Vendée Globe qui déboule à plus de 20 noeuds…


La complémentarité avec l’éolienne est excellente car l’hydrogénérateur semble fonctionner moins bien au près qu’au portant. Dû à la gîte?


Au total, nous avons donc pu naviguer sans jamais faire d’économie de courant et sans jamais utiliser le moteur comme alternateur. Le comble étant que, une nuit, lors d’une période sans vent, au moteur, j’ai dû remplacer la courroie de l’alternateur qui s’était usée…


Bref, je suis ravi de cet investissement qui nous a procuré une vraie indépendance énergétique et une production électrique 100% verte…




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