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Monthly Archives: mars 2010

Une belle journée…

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 Cet après-midi, à marée haute, Xhosa a été remis à l’eau… Et même un petit peu en avance par rapport à l’horaire prévu. Tant mieux, je n’aime pas attendre…

 

La météo du weekend était sensée être exécrable, mais, en réalité, il a fait plutôt beau et ensoleillé, même aujourd’hui où il devait pleuvoir à verse.

J’avais prévu de finir les derniers préparatifs et petits travaux comme remettre les dernières drisses, préparer les voiles ou remettre les coussins, la vaisselle et les produits de base… Mais le chantier, suite à l’hiver particulièrement long et enneigé, a traîné à commander les pièces à changer et certaines n’arriveront que cette semaine. Bien sûr, les anciennes ont déjà été enlevées… ce qui rend la navigabilité très limitée pour encore (au moins) une semaine. En plus, il a fallu enlever les vaigrages du plafond du carré, ce qui fait que l’intérieur de Xhosa ressemble, pour le moment, plus à Bagdad à la fin de la guerre du Golfe, qu’à un voilier prêt à partir en croisière…

 

Et voilà l’heure H qui sonne le début de la saison. La grue se fraie un chemin jusqu’à Xhosa. Chaque fois, je suis impressionné par la dextérité de la personne qui, avec son boitier à joy-sticks, manie la grue et la fait passer entre les bateaux, les bornes électriques, voitures et autres difficultés déposées maléfiquement sur sa trajectoire… Un vrai jeu vidéo, qui a l’air tellement facile, quand c’est un autre qui tient la console! Quelques coups de joy-stick et voilà Xhosa le long de l’Yser prêt à repartir vers la mer. Encore un peu d’antifouling là où le ber supportait la coque et puis hop dans l’eau.

 

Le moteur démarre au quart de tour (oui, j’avoue, avec un peu « d’easy start ») et nous voilà, naviguant sur l’eau calme du fleuve, pour retourner à notre ponton. Au moment de virer à droite pour aller vers notre place, la mer est visible au bout des estacades. L’eau est grise, mais le soleil de printemps donne à notre mer cette belle lumière si caractéristique. L’envie d’y aller faire un tour est forte. Mais, nous sommes sans voiles et nous devons rentrer à Bruxelles…

 

Quatre jours de congé le week-end prochain… Ce qui nous permettra de naviguer même si c’est sur un bateau encore en chantier…

 

Bon début de saison à tous…

 

 

 

 

 

 

La petite histoire du nom Xhosa

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 Récemment, en feuilletant les blogs de Voiles et Voiliers, j’ai découvert le blog d’Argol, et son très beau billet, qui, tout en décrivant ce nom d’origine celte, fait transparaître une véritable passion pour la Bretagne.

 

Cela m’a donné l’envie de «bloguer» sur l’origine du nom Xhosa…

 

Xhosa portait son nom quand nous l’avons connu, à l’occasion de diverses navigations effectuées à une époque où nous ne songions pas encore à acheter un voilier. Son nom nous était donc déjà un peu familier.

 

Lorsque nous l’avons acheté, la fierté de son origine danoise de chez X-Yachts, imposait la présence d’un X dans son nom. Et les alternatives, type oXygen, Xtreme ou autres, nous paraissaient peu originales et vite ennuyeuses…

 

Finalement, d’un point de vue pratique, Xhosa c’est facile à prononcer et à épeler à la VHF…

 

Voilà donc quelques raisons bien rationnelles nous incitant à garder son nom…

Un voyage au cœur de l’irrationnel et de l’émotionnel nous fournit quelques raisons de plus…

 

On se souviendra que je suis le fils d’une maman italienne extrêmement superstitieuse… Et cela laisse immanquablement quelques traces… Si nous mangeons du lapin à bord, nous le nommons cerf, girafe ou crocodile… Donc, même un 360°, en coupant l’erre, ne me semblait pas suffisant pour éliminer tous les risques liés au changement de nom…

 

En plus, Xhosa a, au travers de sa vie antérieure, une vraie histoire en Belgique, que nous voulions pouvoir conserver et ne pas voir disparaître…

 

Cela fait donc beaucoup d’éléments pointant dans une même direction… Mais, au fond, que veut dire le mot «Xhosa»?

 

Renseignements pris, le nom a été choisi en référence à une montagne sous-marine située dans l’Atlantique Sud, pas très loin de l’Afrique du Sud. S 46° 50’, E 10° 32’, pour être précis… Serait-ce une sorte d’invitation au voyage vers le Grand Sud, un waypoint dans un tour du monde par les 3 caps?

 

En continuant les recherches, il apparaît très vite que la montagne sous-marine a été nommée en hommage à l’ethnie et à la langue de Nelson Mandela, ethnie encore très peuplée et active aujourd’hui… Une autre invitation à sortir de chez soi, à aller plus loin que l’horizon pour voyager vers d’autres continents et d’autres cultures…

 

Toutes ces références n’ont donc fait que renforcer notre choix de garder ce nom plein d’histoire, de souvenirs et d’invitation au rêve et au voyage…

 

 

 

 

 

 

Trophée Jules Verne

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 Ils sont partis en coup de vent pour attraper une fenêtre météo super étroite. Ils ont navigué plein tube jusqu’à l’équateur qu’ils ont passé en un temps record.

 

Puis Sainte-Hélène, ou plutôt l’anticyclone du même nom, a décidé de les freiner un peu… Il ne faudrait pas que la victoire contre Bruno Peyron et son multicoque Orange ne soit trop facile. Un long détour le long du Brésil et l’avance de Groupama fond au fur et à mesure qu’il se rapproche des icebergs…

 

L’Indien permet de repartir et de tenir à nouveau des moyennes incroyables. Dans le Pacifique, Groupama reprend la tête et passe le Horn en avance sur son concurrent.

 

Mais il faut croire que l’Atlantique Sud a parié sur Orange, car, comme à l’aller, les conditions météo ne semblent pas propices à un record… Groupama ralentit et passe l’équateur avec 400 milles de retard.

 

L’équipage continue d’y croire, conforté par l’optimisme des météorologues. Les alizés lui permettent d’accélérer et de réduire rapidement son retard. Par 25° nord, Groupama est de nouveau en tête. Il ne reste que la dorsale anticyclonique des Açores avant le sprint final vers Brest.

 

La suite est très rapide; les distances journalières parcourues augmentent vite ainsi que l’avance sur Orange. Sauf problème ou casse, Groupama devrait battre le record… Ce qu’il vient de faire avec plus de 2 jours d’avance…

 

Où s’arrêtera le record? Y a-t-il une durée minimale incompressible à un tel tour du monde? Avec 48 jours, sont-ils déjà tout près de la limite du possible ?

 

Il serait amusant de pouvoir décomposer l’écart de performance en éléments simples: la vitesse intrinsèque du bateau – sorte de rating défini par les polaires -, le taux d’utilisation de ce potentiel de vitesse par l’équipage, les conditions météorologiques sur le parcours et les choix effectués par le routeur. Cela permettrait de mieux cerner où nous nous trouvons par rapport à cette limite absolue.

 

Mon intuition me dit que nous sommes probablement arrivés assez près de cette limite pour les deux premiers éléments et qu’à l’avenir, ce seront surtout les conditions météo qui permettront ou non de battre ce record…

 

En tout cas, même Jules Verne n’avait pas osé imaginer boucler un tour du monde en 48 jours…

 

 

 

 

 

 

Xynthia

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 Xynthia est passée, Xynthia a tout balayé…

 

La tempête a provoqué beaucoup de dégâts et de nombreux bateaux en sont ressortis abîmés, empalés sur des pieux ou jetés sur la berge comme Waloo, bateau bien connu des lecteurs de V&V, par blog interposé…

 

De telles circonstances météo sont, en principe, exceptionnelles. Statistiquement, elles ne se produisent que tous les 100 ans. Néanmoins, la France a vécu des situations semblables en 1987, en 1999 et maintenant Xynthia en 2010… Cela fait beaucoup pour un phénomène rare! Si seulement le Loto pouvait connaître les mêmes ratés statistiques…

 

En plus, on peut s’étonner de la fréquence des coups de vent en été, ces dernières années, de la présence d’un cyclone tropical, très visible par satellite, près de l’Espagne en 2009, des pluies diluviennes qui ont frappé Madère, … Le climat semble en mouvement et les conséquences du réchauffement climatique semblent se dessiner doucement mais inéluctablement.

 

Au plan politique, malgré les réunions entre les plus grands dirigeants de la planète, l’urgence n’a pas l’air d’avoir été décrétée… L’attitude reste: «je ne ferai rien, tant que tu ne feras rien…» ?

 

Le même constat d’impuissance se retrouve aussi par rapport à monsieur tout le monde, qui ne semble pas toujours désireux de faire le moindre sacrifice ou effort pour lutter contre une menace bien réelle, mais mal définie et difficilement mesurable.

 

A ce propos, lors d’un dîner entre amis, il y a quelques années, je racontais ma résolution de ne plus employer ma voiture que lorsque les transports publics n’offriraient pas une réelle alternative. Petite goutte d’eau, certes, par rapport à l’immensité du problème, mais qui pourrait générer un ruisseau, une rivière ou un fleuve si tout le monde s’y mettait… Mon espoir, en racontant cette résolution lors de ce dîner, était de créer des émules et de pousser d’autres personnes à démarrer des actions semblables… Hélas, la suite du repas s’est plutôt transformée en moquerie gentille, sur le thème : « les efforts, c’est pour les autres ou l’Etat… »

 

Aujourd’hui, nous roulons en voiture 30% à 40% de moins, simplement en utilisant plus les transports publics. Cela élimine tous les problèmes de parking et donne du temps, sans stress, pour lire, faire la sieste ou écrire un billet pour ce blog, pendant que le chauffeur fait le travail…

 

Peut-être que les dégâts de Xynthia et le triste sort des bateaux comme Waloo feront prendre conscience qu’il est urgent d’agir et que les efforts unilatéraux de tout le monde et, surtout de chacun, sont indispensables. Si tel devait être le cas, alors Waloo pourra être fier de ne pas avoir été une victime inutile de Xynthia mais d’avoir vraiment contribué au changement…

Croisières en préparation (3) … Minitrip à Londres

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Avec les deux croisières déjà prévues, détaillées dans les billets précédents, et les vacances classiques en famille (sur la terre ferme), le stock de jours de congé arrive à sa fin et le reste du programme de croisière de Xhosa ne pourra se faire que pendant les week-ends, avec l’impérieuse, l’inexorable, l’indispensable nécessité d’être au bureau le lundi matin…

 

Londres n’est pas très loin de Nieuport. 120 milles environ. 75 jusqu’à Sheerness, d’où il faut remonter la Tamise jusqu’à Tower Bridge. Le point essentiel semble être de planifier son départ pour arriver à marée basse à Sheerness et effectuer la remontée du fleuve Anglais le temps de la marée montante… A part ce problème de timing, peu de difficultés, à part, bien sûr, les bancs de sable dans l’estuaire de la Tamise – mais nous sommes dans une direction est-ouest, beaucoup plus facile -, le passage du rail à cargo et les nombreux champs à éolienne, qui poussent, comme des mauvaises herbes, un peu partout, dans cette région…

 

L’idée serait de partir un vendredi soir d’août pour arriver à Sheerness le samedi matin et à Londres, le samedi après-midi. L’amarrage de Xhosa à St Katherine’s harbour, au pied de Tower Bridge, nous donne notre résidence privée en plein centre de Londres. Le dimanche soir, retour en Eurostar, Xhosa restant sur place jusqu’au week-end suivant. Les enfants seront probablement heureux de le «squatter» pendant la semaine!

 

Le samedi matin suivant, la marée se sera décalée de 6 heures, ce qui permettra de partir, poussé par le courant vers la mer, pour arriver le dimanche matin à Nieuport.

 

Rien de très difficile, ni de très long, mais quelque chose ayant un goût un peu différent des croisières habituelles…

Évidemment, tout dépendra de la météo… Espérons que l’hiver rude que nous venons de subir soit un signe avant-coureur d’un bel été…

 

Et puis le reste de l’année, nous profiterons de week-ends prolongés pour aller à Gravelines, Ramsgate, Ipswich, Lowestoft, Scheveningen, Breskens, … Là où le vent et l’envie nous portent…

 

Bonne saison à tous !

Croisières en préparation (2) … Une semaine en Croatie

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 Au mois de juillet, nous allons naviguer une semaine aux îles Kornati en Croatie. Non, pas sur Xhosa, malheureusement, c’est un peu loin pour faire l’aller-retour!

 

Nous partons à 2 bateaux. D et moi et quelques-uns de nos enfants sur un premier voilier, mon frère et sa famille sur l’autre. Deux Salona 40 rigoureusement identiques au départ de Olive Island Marina en face de Zadar … Deux bateaux semblables pour éviter les discussions pour savoir si celui qui est arrivé le premier est en tête parce qu’il a mieux navigué ou parce qu’il a bénéficié d’un bateau plus grand ou plus rapide ou remontant mieux… Qui a parlé de compétition en famille?…

 

Nous partons une semaine avec pas mal de grands ados – mon dieu que le temps passe vite, ce sont presque de vrais adultes! Pour eux, l’objectif n’est clairement pas de « bouffer des milles » mais de profiter du soleil, de la mer et des paysages… Ce sera donc du cabotage, avec des distances journalières courtes, et des endroits sympas pour le soir.

 

Le plan est de partir le dimanche, en longeant la côte croate vers le SE, avec un arrêt ou deux, pour arriver à Sibenik aux alentours du mercredi. Puis retour vers Zadar, via les îles Kornati, et leur réserve naturelle.

 

Un examen un peu plus atttentif de la carte montre un passage intéressant, permettant d’éviter de devoir faire un détour le dernier jour autour de l’île de Ugljan. En face de Sukosan. Il y a une sorte de canal, assez étroit et pas très long, surmonté d’un pont. La profondeur a l’air bonne, la hauteur du pont est indiquée à 18 mètres. Le tirant d’air des Salona 40 est renseigné à 17.5 mètres… Cela donne envie d’y aller, même si cela paraît un peu juste si il y avait un peu de mer ou si les Salona étaient équipés d’antennes ou d’autres aériens… A discuter en tout cas avec le loueur avant d’y aller…

 

Les billets d’avions sont réservés… Les papiers pour la location sont remplis… Tout semble en ordre…

 

Il ne reste que les listes d’avitaillement à faire … et à préparer les maillots, la crème solaire et le matériel de snorkeling!