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Monthly Archives: mai 2010

Carte postale de Beyrouth… Ville fragile aux 1000 visages…

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C’est étrange ce blog… Je l’ai commencé, un peu par hasard, en décembre, et, graduellement, j’ai vraiment pris goût au jeu de l’écriture de ces billets hebdomadaires… Pourtant, aujourd’hui, il n’y a pas grand chose à écrire sur Xhosa. Il est sagement amarré à son port d’attache, Nieuport, même si sa balise satellite semble indiquer qu’il a battu le record de l’Atlantique dans le sens est-ouest… parce que mon frère a emprunté l’émetteur pour une navigation au Cape Cod, près de Boston…
 
Pour moi, pas de voile ce week-end, je suis en voyage professionnel au Moyen-Orient, ce qui m’a permis de visiter, pour la première fois, Beyrouth, magnifiquement située au bord de la Méditerrannée, sous un beau soleil et avec une brise de mer, très agréable après l’impression de "sèche-cheveux permanent" sous les 40 degrés de Dubai….
 
Beyrouth offre une image à la fois sereine, fragile et pleine de contrastes:
 
Système politique très instable, en reconstruction au sortir d’une profonde guerre civile, et basé sur des compromis difficiles entre ethnies et religions différentes;
Urbanisme hétéroclite entre quartiers entièrement rénovés de façon grandiose, anciens bâtiments affichant toujours les stigmates de la guerre et ex-quartiers de réfugiés montrant la pauvreté d’une partie importante de la population;
Contraste violent entre les couches sociales, accentué par un tourisme aisé venant d’autres pays du Golfe et par un apport important de capitaux de Libanais expatriés, poussant tous les prix à la hausse, au-delà de la capacité financière des "vrais locaux"…
 
Pourtant, toutes ces contradictions, qui sont une source d’instabilité et de fragilité, paraissent totalement acceptées par la population qui semble avoir appris à vivre avec son présent sans trop se préoccuper du futur. Et cela donne une ville vraiment souriante et hospitalière…
 
Cette localisation magnifique à l’est de la Méditerrannée et cette philosophie de vie en font indéniablement une très belle escale dans le cadre d’un tour de la Méditerrannée…
 
Xhosa, en tout cas, s’y arrêtera un jour….
 

 

 

 

 

 

L’insoutenable légèreté du vent…

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 Pas un souffle… La mer est lisse comme un miroir… Rien ne bouge… La grand-voile faseye, le spi ne se gonfle pas… C’est la pétole…

 

Et ce sont les nerfs qui en prennent un coup. Pas de vent, c’est pire que trop de vent. Impossible d’avancer. Seul le moteur, puant, bruyant et polluant, peut nous aider… Cela doit bien faire rire les propriétaires de bateaux à moteur, dont nous nous moquons si souvent…

 

Et cette pétole n’est même pas sous un ciel bleu… Le ciel est gris, avec parfois un peu de bruine et une brume permanente, au point de ne jamais voir l’Angleterre que nous longeons d’ouest en est… Et le baromètre continue de nous narguer en grimpant de plus en plus, à cause de cet anticyclone, qui s’installe de plus en plus, et a décidé de nous suivre, tout au long de notre périple.

 

Et, pourtant, la chance était au rendez-vous à l’aller. Le vent qui, statistiquement, devait être au sud-ouest était au nord-est ! Rarissime ! En plus, pratiquement toujours entre 10 et 25 nœuds… Le rêve… Et la chance semblait vouloir continuer ; le vent allait tourner au sud-ouest, pour nous donner aussi du portant au retour… Du portant, oui, mais pas de vent… Sur les 100 heures de navigation entre Kinsale et Nieuport, 50% du temps, moins de 7 nœuds de vent, 85% du temps, moins de 10 nœuds, jamais au-dessus de 15 nœuds, …

 

Puis, le dernier jour, quelques heures avant l’arrivée, le vent, très faible, tourne au nord et nous offre un bord de près, avec un vent apparent un peu plus fort. Ph, spécialiste en 5o5, prend la barre et se met à jouer avec les risées, les adonnantes et les refus, et fait marcher Xhosa de plus en plus vite. Concentration maximale, on règle les voiles au plus juste et personne ne bouge à bord. C’est le silence tout autour de nous, en ce petit matin. Seul le bruit de l’eau le long de la carène… On trouve les bons réglages et le barreur gère le bateau parfaitement. On accélère encore quand le vent forcit un peu, en adonnant de quelques degrés, nous permettant d’abattre vers du bon plein…

Tout cela sans brume, ni bruine, ni ciel gris, juste le soleil qui brille dans un ciel tout bleu…

 

Quelle belle fin de croisière !

 

 

 

 

 

Deux hirondelles en mer d’Irlande

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 Lors de notre retour d’Irlande, à environ 60 ou 70 milles de la côte, deux hirondelles se sont mises à tournoyer autour de Xhosa. Elles se sont posées et, graduellement, se sont approchées de nous… Une des deux semblait très fatiguée et l’autre, avec beaucoup de tendresse, la protégeait comme si elle voulait l’aider…

 

Les heures passent et nos deux hôtes s’habituent à Xhosa et cherchent un endroit pour y faire leur « nid ». Elles entrent et sortent de la cabine, en cherchant des coins tranquilles… Elles finissent par choisir un amoncellement de drisses, bosses et autres cordages comme foyer et y passent la nuit, blotties l’une contre l’autre…

 

Le matin, une des deux – celle qui semblait fatiguée – est retrouvée morte. L’autre est un peu plus loin et la regarde avec un air triste. Nous organisons une cérémonie d’adieu, digne d’un chef d’état, et immergeons le petit corps sans vie, en mer d’Irlande…

 

La deuxième hirondelle a fini la traversée en bateau-stop sur Xhosa et nous a quittés une fois en Angleterre…

 

 

 

 

 

Kinsale … Xhosa est de retour…

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 A 10h45 GMT ce vendredi, Xhosa a passé les estacades de Nieuport pour se remettre à son emplacement, pour un repos bien mérité, après cet aller-retour de 1016 milles en Irlande.

 

Flash back sur les dernières heures : nous sommes repartis de Brighton hier après midi. Un long bord sous spi jusqu’à Dungeness, suivi d’une traversée de la Manche au moteur, dans mer d’huile, sous un ciel clair et étoilé, et, finalement, un dernier trait, tout en douceur, dans un léger vent de nord-est de Calais à Nieuport, nous forçant à tirer quelques bords dans la passe étroite devant Dunkerque… Rien n’est jamais parfait … mais nous étions si contents de pouvoir finir ce voyage à la voile, dans un vent qui semblait stable et sous un ciel tout bleu !

 

Retour en 93 heures 30 minutes, soit 4 jours et 4 nuits en mer. 17 heures de plus qu’à l’aller et beaucoup (trop) de moteur… ce qui prouve que l’on ne peut pas avoir de la chance tout le temps avec le vent et, qu’après les conditions idéales de l’aller, il fallait « payer »…

 

Avec Xhosa, en grande forme tout au long du trajet, qui a bien pris soin de ses passagers et les a menés à bon port !

 

 

 

 

 

Kinsale … Deux chargeurs sinon rien…

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 Jeudi matin. Je n’ai pas publié de billet depuis quelques jours parce que le chargeur 12V de l’ordinateur ne fonctionne plus… Il était tout neuf… Bon à savoir qu’il faut en avoir toujours deux à bord…

 

Nous subissons la pétole depuis l’arrivée en Angleterre. Le baromètre monte et monte et la brume descend et descend. Nous n’avons pas vu une seule fois l’Angleterre ! Nous envoyons le spi pour quelques heures puis le vent tombe et nous mettons le moteur.

 

Le moteur n’est pas le point fort de Xhosa. Il fait du bruit, sent mauvais et a un réservoir limité… Mais bon, quand Eole refuse de montrer le nez…

 

Après une belle journée de spi hier, le vent est tombé, en début de nuit, et le brouillard est devenu très épais. La nuit a été un peu angoissante. Comme le vent ne semble pas vouloir se renforcer dans les prochains jours et que le diesel arrive à sa fin, nous avons décidé de relâcher à Brighton pour faire le plein et analyser la météo, afin d’éviter de traverser la Manche en pleine purée de pois.

 

Trouver l’entrée de Brighton, avec un brouillard vraiment épais, sans radar ni ordinateur, s’est fait à l’ancienne, au son de la corne de brume… La visibilité était à moins de 100 mètres. Mais tout va bien à bord !

 

Je posterai d’autres billets sur nos péripéties, dès qu’ils seront écrits…

 

A plus tard…

 

 

 

 

 

 

Kinsale … Lente progression en mer d’Irlande…

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 Lundi 17 heures. Depuis ce matin, nous avançons au près dans un vent de 2 beauforts, suffisant pour progresser entre 5 et 6 nœuds. Mais voilà que maintenant, le vent retombe et refuse, ce qui nous oblige à tirer des bords … dans la bruine… Moi qui croyais que haute pression signifiait beau temps…

 

Dans le carré, D prépare du poulet aux petits légumes, dont le fumet produit une impression de bien-être à l’intérieur. À ce rythme, on arrivera plutôt samedi que jeudi, mais peu importe puisque nous sommes bien !

 

La pluie a cessé et le ciel se dégage à l’ouest… Il n’y a pas un seul bateau à l’horizon… Nous sommes seuls sur notre petite île « Xhosa » en mer d’Irlande…

 

A plus tard…

 

 

 

 

 

Kinsale … Le retour

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 Lundi matin. Le nuage de cendres a laissé passer M et Ph et nous nous préparons à partir. Quelques dernières courses pour le frais, refaire les pleins d’eau et de diesel et puis nous voilà en mer.

 

Le vent qui a été Nord Est pendant le trajet aller, est passé au sud mais est très faible … Mais, le soleil est là ! Qui a dit qu’il faisait toujours mauvais en Irlande ?

 

Un phoque nous accompagne un petit peu, tandis qu’à l’arrière du bateau, l’entrée de Kinsale s’éloigne doucement. C’est vraiment un très joli petit port, très orienté vers le tourisme et la gastronomie (impossible d’y mourir de faim ou de soif !). Mais ce qui nous a vraiment frappé et séduit est la gentillesse des gens, que ce soit à la capitainerie, au port, dans les magasins ou simplement dans la rue… Une très belle escale…

 

Voilà, je vais perdre la connexion. Pour ceux qui nous suivent par satellite, la balise est allumée ! Prochaines nouvelles demain, si internet fonctionne…

 

 

 

 

 

Kinsale … Après 24 heures…

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 Voilà juste 24 heures que nous naviguons et nous avons déjà dépassé l’île de Wight : 185 milles au loch, 170 milles parcourus sur la route théorique, soit un peu plus du tiers des 480 milles à faire !

 

La nuit a été calme, très rapide au début, avec un vent portant, nous permettant de faire des pointes jusqu’à 11 nœuds sur l’eau, et un courant favorable en prime, mais plus tranquille, dans la 2ème partie, surtout à cause du courant contraire près de l’île de Wight. Mais, à présent, le courant s’est renversé et la vitesse sur le fond retrouve, à nouveau, des moyennes beaucoup plus alléchantes.

 

Le temps reste maussade, mais il ne pleut pas, juste cette température un peu trop basse…

 

Comme toute première nuit à bord, chacun a dormi comme il a pu… La prochaine ne pourra être que meilleure…

Ce qui fait que ce matin, pendant que je rédige ce billet, il fait très calme à bord, la moitié de l’équipage étant retourné se coucher.

 

Bonne journée à tous et bonne fête à toutes les mamans belges!

 

 

 

 

 

Kinsale … Visite à Cork

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 Xhosa n’a pas subi de casse pendant l’aller et nous n’avons donc que très peu de choses à arranger avant le retour. Cela nous donne du temps pour visiter le coin, en attendant les équipiers du retour M et Ph, qui arriveront dimanche, si le nuage de cendres les laisse atterrir…

 

Cork était au programme aujourd’hui. C’est une ville qui offre un contraste fort, entre, d’une part, des parties, qui semblent être laissées à l’abandon et, d’autre part, des investissements importants, comme un opéra, un musée, l’université, un très bel hôtel tout neuf, … signe d’un désir de rénovation et de redynamisation en profondeur.

 

En parlant d’université, nous envoyons un énorme nuage de courage à nos enfants (et tous les autres), qui étudient de façon intensive (enfin, on l’espère), pour leur session d’examen…

 

 

 

 

 

Kinsale … Troisième nuit et arrivée

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 C’est mardi, à 14h45, après 76 heures de navigation, que nous arrivons à Kinsale, sous un soleil radieux, accueillis par 3 dauphins… Magnifique récompense après une dernière nuit un peu plus éprouvante…

 

Flash-back sur les dernières heures de navigation :

 

Lundi après-midi, nous avançons lentement au large de Lizard point, avec un vent léger, très arrière, nous forçant à empanner régulièrement. Puis, près de Land’s End, le vent tombe tout à fait et c’est au moteur que nous quittons la Manche pour entrer en Mer d’Irlande.

 

Et, là, rapidement, le vent revient, monte à 20 nœuds et s’oriente au nord-nord-est. Et c’est donc au près, bon plein, que nous attaquons la traversée de cette mer, prolongement de l’Atlantique. Et nous réapprenons à vivre dans un bateau gîté, dans une mer un peu houleuse… Ce qui rend la nuit moins agréable à ceux qui sont sujets au mal de mer… Une nuit où, à l’intérieur, la vie ressemble à un séjour dans une machine à laver, tandis qu’à l’extérieur, des petits hommes invisibles semblent s’être donnés le mot pour nous lancer, à la figure, des seaux d’eau de mer glacée, chaque fois que nous ne faisons pas attention…

 

Puis le soleil se lève et une nouvelle belle journée commence et nous accompagne jusqu’à notre arrivée à bon port, dans un environnement sauvage et magnifique.

 

Une navigation magnifique sans le moindre problème important, sur un Xhosa particulièrement en forme… Finalement, ce n’est pas si dur d’avoir 50 ans…

 

Changement d’équipage ce weekend et retour vers le Continent la semaine prochaine, si la météo le permet…

 

P.S.  Pour ceux qui aiment les statistiques :

 

·       76 heures et 17 minutes pour parcourir 505.9 milles soit 6.63 nœuds de moyenne sur la route réellement parcourue et 6.29 nœuds sur la route théorique la plus courte

·       0 heures de pluie durant tout le trajet

·       Du vent entre 0 et 25 nœuds, en permanence du secteur Nord-Est

·       1000 fous rires (au minimum) …

 

P.S.(2)  P insiste pour que j’ajoute qu’il embrasse toutes celles qui l’aiment…

 

 

 

 

 

Kinsale … 2ème nuit

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 Trois heures du matin. D m’appelle pour me réveiller et prendre mon quart. C’est dur de se lever, je dormais très profondément.

 

Mais aussitôt dehors, quelle récompense ! Xhosa se taille une belle route sous un magnifique ciel étoilé. Il y en a tellement que cela devient difficile de les reconnaître.

 

Le temps passe, ainsi que 2 étoiles filantes, et la lumière du soleil apparaît doucement derrière l’horizon. Les étoiles disparaissent une à une et un tout fin croissant de lune apparaît.

 

Magique…

 

 

 

 

 

Kinsale … Non, pas la pétole !

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 Dimanche après-midi. Tout allait pour le mieux et Xhosa, très en forme, formait une belle trace vers Kinsale. Puis, au milieu de Lyme Bay, le vent a commencé à tourner et à diminuer, jusqu’à presque rien. Le souvenir de l’année dernière, où la pétole a eu raison de notre aventure près de Dartmouth (Lyme Bay) nous hante un peu, même si un petit coup de moteur permet de recharger les batteries et de tout ranger. Surtout que nous avons 14 heures d’avance sur notre trajet de l’année dernière !

 

La météo continue à parler d’une belle brise de nord-est et les fichiers Grib sont relativement rassurants. Alors, considérons cela comme une petite pause pour mieux préparer la prochaine nuit de navigation.

 

Après le diner, les choses s’arrangent et nous repartons à la voile.

 

Bonne soirée à tous…

 

 

 

 

 

Kinsale … Le départ…

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 Petit billet très court pour donner quelques nouvelles…

 

Départ ce matin vers 10 heures sous un ciel un peu maussade. Le vent est faible, mais son orientation nord-ouest nous permet d’avancer rapidement. Petit à petit, au fil des heures, le vent se renforce en tournant au nord-est, ce qui nous permet d’accélérer, d’autant plus que le courant est maintenant avec nous.

 

Il est 20 heures. Nous passons au large de Dungeness avec 74 milles au loch en 10 heures ! La météo semble favorable pour les prochaines heures et nous devrions donc encore progresser assez vite. Il faudrait juste que le thermostat monte de quelques degrés !

 

L’ambiance est au beau fixe à bord et nous nous préparons pour la nuit.

 

T. insiste pour que j’ajoute qu’il embrasse tous ceux qui l’aiment…

 

D’autres nouvelles demain…

 

 

 

 

 

7 mai 2010 – Drôle de journée…

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 7 mai 1960 – 7 mai 2010. Aujourd’hui, j’ai 50 ans.

 

Un âge rond… Une date-charnière… Une étape dans la vie…

 

L’occasion idéale de faire une grande fête avec beaucoup d’amis et s’amuser en mangeant et buvant… C’est en préparation et la date est prévue en septembre ou octobre

 

L’occasion inévitable aussi de regarder en arrière et de faire un bilan de ce demi-siècle… Tout ce que j’ai fait et tout ce que j’aurais pu faire; tous mes bonheurs et tous mes regrets… Tous mes rêves … en particulier, ceux qui ne sont pas encore réalisés… Je vous épargnerai les détails de cet exercice d’introspection autobiographique…

 

L’occasion enfin de regarder en avant et de se demander comment la vie évoluera. Combien de temps, encore, serais-je en pleine forme et en bonne santé, comme aujourd’hui? Quand arrêterais-je de travailler? Aurais-je encore la force, à l’âge de la retraite, de faire les grands voyages en bateau dont nous rêvons ?

 

Quand on y réfléchit, c’est un peu étrange cette évolution. Un jour qui passe ne fait pas de différence, mais, au bout du compte, cela se met à compter. Un peu comme des chaussures pour un enfant : quoiqu’il lui soit toujours possible de les porter le lendemain, elles finissent quand même par être trop petites…

 

Cette évolution insidieuse me fait penser à une anecdote. Lorsque j’ai eu 40 ans, j’ai reçu une lettre personnalisée de Harley-Davidson, m’invitant à réaliser tous mes rêves de liberté, par exemple, en achetant une de leurs motos. Cette semaine, à l’approche de la cinquantaine, j’ai reçu un courriel d’une société spécialisée dans le conseil pour le choix d’une maison de retraite… Quel contraste en 10 ans !

 

Beaucoup de questions, un peu déprimantes, si on y réfléchit trop… Alors, n’y pensons pas trop et profitons à fond de la vie…

 

La très bonne nouvelle du jour est que le 7 mai est, par définition, la veille du 8 mai et que c’est le 8 mai que nous partons naviguer de Nieuport à Kinsale. Deux semaines pour faire l’aller-retour, s’offrir un plaisir simple, mais tellement intense, en mer, et fêter tous les jours cet anniversaire et cette première croisière en tant que skipper quinquagénaire… Et nous n’oublierons pas Xhosa qui fête aussi un anniversaire rond: il a tout juste 25 ans cette année…

 

On vous racontera la suite de ce périple irlandais, sur ce blog, chaque fois que nous aurons une connexion internet.

 

 

 

 

 

 

 

Demi-baptême … l’autre moitié…

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 La semaine dernière, la tentative de solo, avec comme but initial de paramétrer le nouveau pilote, s’est transformée en une série de ronds en mer, de plus en plus serrés, au moteur… Clairement, le câblage du pilote était inversé quelque part… Cela a été corrigé pendant la semaine. Il ne reste donc plus qu’à réessayer et à finir le paramétrage.

 

La journée débute avec un ciel très maussade et un peu de pluie. Environ 15 nœuds de vent. Xhosa sort et le pilote semble marcher correctement. Le paramétrage se fait en un clin d’œil et je peux, enfin, essayer de naviguer seul, sous voiles.

 

Envoi des voiles… Tout baigne. En plus, il a arrêté de pleuvoir et le ciel est en train de s’éclaircir. Je joue avec la télécommande du pilote et commence à m’habituer à gérer la course du bateau rien qu’avec le pilote.

 

Puis, quelques manœuvres, virements de bord et empannages. Cela paraît presque facile. Bien sûr, ce n’est pas vraiment la tempête… Et je n’ose pas encore sortir le spi du sac…

 

Le ciel est maintenant tout bleu et le soleil brille. Je croise quelques bateaux en régate et les accompagne pour un bord de près… C’est vraiment amusant, il faut juste être prudent parce que l’endroit est un peu encombré…

 

Le temps passe et il devient doucement temps de penser à rentrer. L’affalage et le retour se passent sans heurts… Et voilà Xhosa amarré à sa place. Terminer de tout ranger, avant l’inévitable bière au yacht-club…

 

Du pur bonheur…