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Monthly Archives: décembre 2010

Un an déjà…

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 Cela fait maintenant juste un an que j’ai commencé ce blog… 75 billets, près de 7000 visites, soit 150 par semaine… Probablement entre 50 et 75 lecteurs réguliers…

 

Qui êtes-vous qui lisez mes billets?… Hommes, femmes?… Jeunes, vieux?… Français, Belges?… Nous connaissons-nous?…

Je serais curieux de connaître le profil du «lecteur moyen» du blog de Xhosa… Mais, peut-être, cela tuerait-il ce qui fait la magie de tout blog: son anonymat…

 

Une fréquentation stable, en légère hausse depuis la fin de la saison, mais avec peu d’interactivité… Juste quelques commentaires et emails, y compris celui, plein d’ironie, d’un fanatique de Bill Gates face à un inconditionnel de Apple… La guerre des OS n’est pas terminée…

A mentionner aussi quelques rencontres très sympas faites à Nieuport grâce à ce blog.

 

Mais pourquoi avoir commencé un tel blog?… Un peu par hasard, à vrai dire… En 2009, lors d’une croisière, j’ai commencé un blog «papier», un cahier pour y consigner les récits de la croisière en cours et nos impressions «à chaud»… Mais très vite, le-dit blog est devenu ennuyeux à écrire pour la simple raison qu’il n’avait pas de lecteur… Et, telle la musique qui est faite pour être jouée en public, un blog se doit d’avoir ses lecteurs, tout anonymes qu’ils soient, sous peine de perdre tout son intérêt…

 

Puis Noël 2009 arrive… Je lis tous les blogs sur Voiles et Voiliers et je décide d’en créer un pour Xhosa. Pas pour toute l’année, juste pour partager les émotions ou les moments-clés de nos croisières…

Pour tester l’outil, j’écris un premier billet et puis un deuxième… Cela m’amuse… Mais je ne dis rien autour de moi pour éviter les discussions sur la qualité ou l’intérêt des billets et éviter ainsi de me sentir jugé… Mais, c’était sans  prendre en compte Google, qui, en faisant son travail, a fait découvrir, en un temps record, le blog à mon entourage…

 

Avec le temps, le blog s’est développé, et a pris le rythme du billet hebdomadaire… Une sorte de drogue… Avec en récompense, une fréquence de visite en hausse, grâce, surtout, au courriel hebdomadaire de Voiles et Voiliers, qui a la gentillesse d’y faire référence presque chaque semaine, depuis plusieurs mois…

 

Ingénieur de formation, plutôt matheux, lisant assez peu, je n’ai pas vraiment l’écriture dans les gènes… Pourtant, je me suis vite aperçu qu’écrire ces billets m’amuse… J’aime jouer avec les mots, même si, en général, ils ne se laissent pas faire… Les idées de sujet ne manquent pas mais, si certains billets sortent de la plume en un temps record, d’autres ressemblent plus à des accouchements dans la douleur… Je crois que je sais comment j’aimerais écrire, sans jamais vraiment y parvenir… Mais je m’accroche…

 

Quant aux thèmes, ils varient entre sorties ou croisières sur Xhosa, thèmes d’actualité ou un livre que j’ai aimé… Jusqu’à présent, tous ont toujours eu un lien avec la mer ou la voile… Et, en fonction du sujet ou des circonstances, certains sont purement narratifs, tandis que d’autres sont plus expérimentaux… Avec toujours une petite hésitation au moment de les poster parce que si certains billets me paraissent très bien, d’autres me semblent illisibles ou ennuyeux… La puissance ou la peur du regard de l’autre…

 

Mais je continue … jusqu’au jour où je n’aurai plus d’idées ou de lecteurs…

 

Merci de vos visites et joyeux Noël à tous…

 

 

 

 

 

Un livre à l’envers…

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 A l’heure où les éditeurs créent des magazines spécifiques pour internet ou pour les tablettes multi-média et où les «google» en tout genre se battent pour la numérisation des livres, j’ai vécu une expérience un peu étonnante avec un livre papier qui semble faire les choses à l’envers…

 

J’étais à la recherche de formules spécifiques pour les calculs d’orthodromie sur internet. Les moteurs de recherche trouvent pas mal d’articles en français et en anglais mais rien qui ne forme vraiment un tout cohérent sur la question.

 

J’en conclus alors que le mieux est probablement d’acheter un livre sur le sujet et je lance une recherche sur Amazon. Pas beaucoup de résultats, juste un livre qui soit présenté… Pas possible de le feuilleter sur le site français…  Bon, faute de choix, je le prends!

 

Quand il arrive dans la boite aux lettres, c’est la surprise!… Il s’agit, en fait, d’un livre qui imprime les pages de Wikipedia qui traitent de navigation!… Un livre qui imprime internet!… Et, en plus, sans les images, ni les formules mathématiques déclarées «trop difficiles à imprimer»!… Par contre, tous les hyperliens, bourrés de caractères bizarres, y sont, même s’ils sont beaucoup plus difficiles à accéder sur papier!

 

Après la surprise initiale, je dois quand même reconnaître que ce livre, qui fait les choses à l’envers, n’est pas si inintéressant que cela… C’est, en fait, une histoire condensée de la navigation astronomique, regroupant toute une série de pages web, éparpillées un peu partout sur la toile… Une remontée du temps, en quelque sorte, tant pour le contenu que pour le support…

 

Et, pour ceux qui seraient intéressés par le livre, ne l’achetez pas, allez plutôt sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Catégorie:Navigation  (attention l’accent aigu de "Catégorie" est indispensable…)

 

 

 

 

 

Et pourquoi pas Amsterdam?…

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 Depuis notre aller-retour à Londres, nous avons très envie de refaire un mini-trip du même genre dans une autre capitale. C’est très spécial d’arriver dans une grande ville en voilier plutôt qu’en train ou en avion. En plus, cela donne un vrai chez soi sur place, différent d’une chambre d’hôtel.

 

En regardant la carte, il faut malheureusement reconnaître qu’il n’y a pas beaucoup de grande ville à disposition en bord de mer… Copenhague, Stockholm, Lisbonne, Rome ou Barcelone sont trop loin… Et, à fortiori, New York (waouw le rêve…) ou Buenos Aires…

 

En fait, si on se limite à environ 24 heures de navigation au départ de Nieuport, le choix se limite très fort: Londres ou Amsterdam…

 

Alors pourquoi pas Amsterdam?… 120 milles de navigation dont une centaine en mer et le reste sur le Noordzee Kanaal. Tout à fait faisable en 2 week-ends… Du portant à l’aller (en principe)…

 

Jolie ville, avec ses nombreux canaux et son patrimoine, Amsterdam est aussi riche culturellement, avec ses quelques très beaux musées…

 

Voilà donc la destination à ajouter aux envies pour 2011… Il ne reste qu’à trouver les marinas et à choisir des dates…

 

Suite à un prochain numéro…

 

 

 

 

 

Une autre dimension du temps…

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 Récemment, au retour d’un week-end très ensoleillé, D et moi étions bloqués dans les embouteillages sur l’autoroute nous ramenant de la mer vers Bruxelles. Cette autoroute, que nous empruntons depuis longtemps, a vu la fréquence et la longueur des files augmenter rapidement, ces dernières années… Aussi bien le vendredi soir à l’aller, que le dimanche soir, au retour… Et, ce n’est plus seulement l’été ou lors des longs week-ends de mai, mais toute l’année, que la patience est requise maintenant…

 

Et, dans ces files, je me rends compte que je n’aime vraiment pas attendre… de moins en moins… Cela me crée un stress, une impression de perdre mon temps, une peur d’être en retard… Pourtant, le dimanche soir, il n’y a pas de réelle contrainte de temps et le stress semble vraiment inutile… Il vient peut-être de l’impossibilité de planifier ou de prévoir l’heure d’arrivée…

 

Mais, pourtant, attendre fait partie intégrante de la voile, sans, pour autant, créer ces mêmes frustrations…

 

Déjà lors l’acquisition ou pour l’entretien d’un bateau… Délai entre achat et livraison; liste d’attente pour obtenir un anneau au port choisi… Attendre que le chantier fasse les travaux commandés ou que le maître voilier taille les nouvelles voiles plus performantes…

 

En navigation aussi, la patience est de rigueur… Attendre la bonne fenêtre météo, ou que le vent se lève, ou que le grain se finisse… Prendre son mal en patience quand le vent est léger et que le loch tourne très lentement ou que le VMG est très faible parce qu’il faut tirer des bords contre le courant…

 

Attendre que les courants s’inversent ou que la marée nous permette d’entrer dans un port peu profond… Attendre que l’éclusier ouvre ses portes ou que le pont routier soit levé… Faire la file au ponton essence ou patienter à la capitainerie pour payer son dû de visiteur…

 

Et, malgré tout cela, l’attente en voile ne paraît pas la même et semble plus facile à accepter… Un peu comme si, en bateau, la notion de temps prenait une autre forme…

 

Le temps qui passerait d’élément essentiel dans nos vies terriennes à élément secondaire en mer…

Le temps qui perdrait son rôle «maître» sur terre pour devenir «sujet» en mer…

Le temps qui aurait abdiqué face à d’autres forces naturelles plus puissantes et indomptables sur un voilier…

 

Peut-être parce que, en bateau, il n’y a ni heure de départ, ni heure d’arrivée, ni rendez-vous ou contrainte «terrestre» qui ne soit immuable…

 

Cette autre façon d’appréhender le temps pourrait d’ailleurs expliquer pourquoi les derniers milles et les dernières heures de navigation, à la fin d’une longue traversée, paraissent plus longs que tout le reste de la navigation, un peu comme si nous avions déjà «re-switché» dans nos vies ponctuées par le chronomètre…

 

En tout cas, il me semble clair que le temps n’a pas la même nature sur un voilier que sur terre et que, lorsque nous naviguons, nous ajustons nos références temporelles pour entrer dans une dimension très différente de celui-ci, ce qui semble rendre patient et permettre, peut-être, de voir et de vivre nos vies autrement…