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Monthly Archives: février 2011

Jour J-4 …

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 Xhosa retourne dans l’eau dans 4 jours… Je voulais donc profiter de la journée de samedi pour avancer dans le nettoyage et l’entretien annuel et barrer de ma liste une série de travaux que je souhaitais terminer avant la remise à l’eau…

 

Plus précisément, j’envisageais de faire une série de travaux extérieurs comme rattraper le jeu du vit-de-mulet, refaire l’étanchéité des coffres extérieurs, réinstaller l’ancre ou commencer à nettoyer le pont en teak, qui est très sale cette année (parce qu’il n’a pas été nettoyé à fond l’année passée… Ah, paresse quand tu nous tiens!) …

 

Malheureusement, les éléments se sont déchaînés contre moi toute la journée… Pluie continue toute la journée… Ou, plus exactement, pluie entrecoupée d’averses, comme ils disent, à la météo marine de la BBC… Un vrai mois de novembre…

 

Alors, je me suis contenté de vérifier que tout soit en ordre au niveau des oeuvres vives et prêt pour la mise à l’eau, avec l’angoisse inévitable liée à la première remise en route du moteur, et la préparation des amarres et défenses pour le retour au ponton…

 

Et puis, quelques autres petites choses, à l’intérieur, à l’abri de la pluie…

 

Le reste suivra en mars…

 

 

 

 

 

 

Le tour du monde de Merena

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 Les lecteurs belges connaissent probablement déjà la société Sailaway, créée et dirigée par Alexis Guillaume.

 

Ecole de voile, elle a évolué au cours des années, de la croisière à la régate, au gré des voiliers qui ont composé sa flotte: Setra, Sahona, Xhosa (et oui…) et, plus récemment, Merena, un des tous premiers Class40.

 

Avec Merena, Sailaway a ouvert une nouvelle filière orientée course au large, permettant à des amateurs de voile de participer à de grandes courses comme la Fastnet ou la Round The Island Race.

 

J’ai eu la chance de naviguer plusieurs fois sur Merena, en Manche, et sur son jumeau, Destination Calais, en Guadeloupe, et ce sont de vraies sources de plaisir, en particulier, au portant…

 

Alexis ne manque jamais d’idées, ni d’ambition… Et son nouveau projet est particulièrement alléchant…

 

Il s’agit de faire un tour du monde par les 3 caps et d’en profiter pour participer à quelques courses mythiques comme la Sydney Hobart Race…

 

Ce tour du monde se déclinera en 4 grandes étapes, réparties sur 4 hivers (chez nous), pour profiter de l’été austral, dans les 40èmes rugissants.

 

La première étape – atlantique – mènera Merena et ses équipiers de Nieuport au Cap, via le Brésil. La deuxième étape – indienne – rejoindra l’Australie. La suivante – pacifique – commencera par la Sydney Hobart, puis virera à l’est pour contourner le Horn avant de relâcher à Buenos Aires. Le dernier hiver sera le plus long… Merena remontera vers les Caraïbes, puis les Etats-Unis, avec escales à New-York et Boston, pour rejoindre St-Pierre et Miquelon, avant d’entamer le retour vers l’Europe par la route Nord, au début de l’été…

 

Tentant, n’est-ce pas?

 

Et si nous rêvions, un instant, qu’il ne faille plus travailler, quel morceau choisir? Probablement l’étape 3, l’océan Pacifique et le Horn, de l’Australie à l’Argentine, le morceau que j’ai le moins de chance de faire un jour sur Xhosa… L’alternative serait la dernière partie avec sa navigation tout au long de la côte est du continent américain, mais quelque peu similaire à notre projet de tour de l’Atlantique…

 

Hélas, il faut encore travailler… Mais comme ces étapes ne démarrent qu’en 2013 ou 2014, cela me laisse encore du temps pour essayer de convaincre mon employeur que mon efficacité ne peut qu’augmenter après un petit congé sabbatique… Et, entre-temps, voilà un projet de plus dont je peux rêver…

 

Sailaway a un site internet: www.sailaway.be  et un autre dédié à ce tour du monde: www.sailaway.be/world.

 

Jetez-y un coup d’oeil, ils sont très sympa!

 

 

 

 

 

 

Lecture comparée…

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 Je viens de terminer deux livres de tours du monde, en solitaire, par les 3 caps…

 

Le premier, «la jeune fille et la mer», écrit par Jessica Watson en 2010, m’a été offert pour voir si le livre me réconcilierait avec le principe de la recherche de records à tout prix, par des ados peu expérimentés… Le second, «la course du monde; 313 jours pour une victoire», écrit en 1969 par Robin Knox-Johnston, a été déniché, par hasard, dans les méandres d’un marché aux puces…

 

Et, en lisant les deux en parallèle, il est étonnant de voir comme ils se ressemblent…

 

Tous deux commencent par une partie justifiant ou expliquant la raison de leur tour du monde…

 

Jessica met beaucoup d’énergie à expliquer pourquoi elle s’est embarquée dans ce défi de devenir la plus jeune circum-navigatrice. Elle répète inlassablement qu’elle n’a pas été poussée par ses parents et que les critiquer est une erreur… Elle explique que c’était son rêve et que l’on doit toujours tenter de réaliser ce que l’on veut vraiment: «on peut toujours tout avoir», dit l’adage…

 

Robin a eu une démarche un peu différente, mais, au fond, si semblable. Personne n’avait encore fait le tour du monde en solitaire et il craignait qu’un jeune Français, du nom de Tabarly, ne tente et ne réussisse l’exploit avant qu’un Anglais ne le fasse, ce qui lui paraissait intolérable… Au même moment, un journal britannique lance le défi de remettre une somme importante au premier marin qui bouclerait un tour, en solitaire et sans escale… Cela a suffit pour créer la course qui allait encadrer son tour du monde. Tabarly n’y a pas participé mais un autre Français, Bernard Moitessier, l’aurait probablement emporté sur Robin Knox-Johnston, s’il n’avait pas décidé, après le cap Horn, d’abandonner la course pour aller vivre dans les îles du Pacifique…

 

Jessica et Robin ont des bateaux de longueur semblable, 34 pieds, par choix ou manque de moyens d’avoir plus grand… Jessica est peu expérimentée, mais entourée de vrais professionnels et de sponsors, qui lui préparent son bateau de façon très sérieuse et très complète. Robin est un professionnel de la marine mais la préparation de Suhaili, son ketch, nous paraît affreusement «amateuriste et bricolée» aujourd’hui…

 

Tous deux ont réussi leur défi… Malgré les 40 ans d’écart, le tour de Robin n’a duré que 20 à 30% de plus que celui de Jessica. Pourtant, il n’avait ni pilote, ni voiles de qualité, ni électronique, ni gps, ni logiciel de routage, peu ou pas d’électricité… Juste une radio HF qui marchait de temps en temps seulement… Ce qui montre que, en dehors des voiliers modernes dessinés pour la course et dont les vitesses atteignent des niveaux incroyables, la vitesse des voiliers classiques continue à dépendre essentiellement de leur longueur à la flottaison…

 

Au niveau littéraire, les deux livres sont, en fait, des récits de voyages, décrivant les mois passés sur l’eau, de façon chronologique, en mélangeant texte et extraits du livre de bord… Ecrits en anglais et traduits, plus ou moins correctement, aucun des deux n’est vraiment passionnant… Chacun est une longue série d’anecdotes, souvent amusantes ou intéressantes, mais sans réelle conclusion à la fin…

 

Les deux livres banalisent un peu le tour du monde, en solo, par les 3 caps, mais l’exploit réalisé par chacun d’eux ne doit pas être oublié et ne peut que susciter admiration…

 

 

 

 

 


La musique du vent et le chant des vagues…

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 Pourquoi n’écoutons-nous pas souvent de la musique à bord de Xhosa?… L’installation nécessaire est pourtant là et l’ipod rempli de milliers d’heures de musiques couvrant tous les genres…

 

Et ce n’est pas que nous n’aimons pas la musique… Nous en écoutons beaucoup à la maison ou en voiture…

 

Plus bizarrement encore, quand les enfants viennent à bord, leurs ipods, qui ne les quittent jamais, s’éteignent et la musique, absolument indispensable en ville, semble s’envoler avec le vent et les milles…

 

Peut-être par respect pour l’équipage ou par peur de déranger quelqu’un qui se repose?… Ou peut-être à cause du bruit ambiant de la mer et du vent?… Mais alors pourquoi, même avec les écouteurs, la musique reste-t-elle éteinte…

 

La musique du vent et le chant des vagues se suffiraient-ils à eux-mêmes, au point de paraître plus riches, plus belles et plus envoûtantes que n’importe quelle autre musique?…