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Monthly Archives: mai 2011

Jour J – 1

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 Nous sommes prêts.

 

Les derniers bagages sont faits et D s’est occupé des derniers préparatifs culinaires… Xhosa est paré pour une nouvelle aventure…

 

Les angoisses sont rangées au placard… La dernière en date, cette semaine, est une ligne sombre en haut du mât ressemblant horriblement à une petite fissure… Mais, après escalade, bonne nouvelle, ce n’était qu’un peu de saleté à l’endroit où le mat devient plus fin pour permettre son cintrage… Ouf…

 

La météo n’est pas vraiment géniale… Probablement beaucoup de vent, samedi et dimanche, de face… Avec une température loin des records des dernières semaines… Peut-être pas trop de pluie… Mais, comme on dit chez nous: "on va faire avec…"

 

Étrangement, cette croisière semble vraiment avoir quelque chose de plus que les précédentes…

 

Peut-être parce que nous essayons d’aller plus loin… Ou à cause de ce fameux golfe de Gascogne, qui, statistiquement, n’offre aucun danger en juin, mais fait malgré tout un peu peur… Ou bien, parce que Xhosa restera loin de son port d’attache pendant 2 mois…

 

Personnellement, je crois que c’est plutôt le thème global lui-même, le pèlerinage de Compostelle, avec toute son histoire, les 700 milles de navigation et les derniers 75 km à pied, qui font de cette croisière quelque chose d’excitant et de différent…

 

J’ai hâte d’y être… Plus qu’une dernière fois dormir…

 

 

 

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Jour J – 6!

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 Plus que 6 fois dormir… Le départ approche…

 

Une croisière un peu plus longue que les années passées: Nieuport – Brest – La Corogne… Et puis 75 km à pied jusqu’à Compostelle… Un pèlerinage en voilier…

 

La préparation arrive à son terme… Le pilote est enfin réparé, après plusieurs allers-retours chez Raymarine… Les réservoirs sont pleins… Les provisions de base sont dans le bateau… Les waypoints et la route sont encodés dans le GPS… Le téléphone satellite fonctionne… Plus que l’email et l’internet à terminer de tester…

 

Malgré tout, comme à chaque départ, j’angoisse un peu… Il me semble qu’il y ait encore mille choses à faire et j’ai peur d’oublier des choses importantes… Cette impression de tout faire à la dernière minute… Et le fait de quitter le port d’attache pour deux mois ajoute une complexité supplémentaire… Qu’est ce que cela doit être quand on largue les amarres pour un an ou toute une vie…

 

Une angoisse habituelle, qui se dissipera, comme chaque fois, une fois en mer, sous voiles…

 

Les premières prévisions météo sont disponibles… Pas très stables encore, à 6 jours… Plutôt 20 noeuds de vent, plutôt dans le nez… On ne peut pas toujours avoir du portant, surtout en Manche quand on va vers l’ouest…

 

Encore une dernière semaine de travail avant de larguer les amarres et oublier tous les tracas de la vie quotidienne pendant 2 semaines…

 

On vous tiendra au courant de l’évolution de notre pèlerinage via ce blog et Twitter!

 

 

 

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Pirates…

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 Pirates, corsaires, flibustiers, boucaniers… Beaucoup de noms pour désigner des variantes d’un même "métier"…  Un métier que nous ne connaissons pas vraiment, à part les histoires comme Peter Pan et le Capitaine Crochet ou au travers du personnage joué par Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes…

 

Je viens de terminer le livre de Robert de la Croix, «Histoire de la Piraterie», qui donne un aperçu historique de la piraterie depuis le temps des Romains jusqu’au 20ème siècle.

 

Une histoire de la piraterie qui suit le développement économique et commercial.

 

Tout démarre en Méditerranée, il y a 2000 ans, à l’époque où le commerce y était particulièrement florissant. Les méthodes utilisées sont très classiques: attaques surprises, violence, vol de navires et de sa cargaison, prises d’otages contre rançons… Jules César, jeune, en aurait d’ailleurs été une des victimes… Libéré, il retrouva les pirates et, avec son armée, se vengea brutalement…

 

Suivent les épisodes dans les mers des Caraïbes, à la recherche de l’or et des matières premières, exportées vers l’Europe. La contrebande d’esclaves, tristement surnommée le commerce d’ébène, s’ajoute à la liste des marchandises convoitées…

 

Et plus tard, c’est la route des Indes qui subit la violence des pirates et flibustiers. Une mondialisation avant l’heure…

 

Les pirates sont essentiellement des hommes. Le nom de quelques-uns seulement a survécu les années: Teach, par exemple, surnommé Barbenoire. Mais la piraterie compte aussi quelques femmes, souvent déguisées en hommes… Plus subtiles et rusées que leurs collègues masculins, mais pas moins sanguinaires ou violentes…

 

Et, autre point commun entre tous, ils finissent, presque tous, tués ou pendus…

 

On rencontre aussi quelques personnages plus étranges avec des ambitions un peu différentes comme Kidd ou Misson. Ce dernier attaquait les navires mais se contentait de vider les cales, laissant la vie sauve et le navire à l’équipage. Il libérait les esclaves et rêvait d’aller fonder une république, Libertalia, avec des droits égaux pour tous… Ce qu’il fit, à Madagascar, avant de tout perdre suite à une attaque de la part de la population indigène… L’arroseur arrosé…

 

Puis les choses se calment quelque peu et les pirates ne sont plus que de simples voleurs, prêts à la violence, comme nous le vivons aujourd’hui en Somalie et ailleurs…

 

Un livre intéressant et agréable à lire, mettant en avant une série de personnages et un côté de la navigation dont on ne parle jamais dans nos manuels d’école…

 

 

 

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Un compte Twitter… en complément du blog…

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 L’expérience irlandaise, l’année passée, a montré qu’il est très difficile de se connecter à internet via un réseau GSM quand nous sommes en mer. Les antennes ne sont pas orientées vers les zones maritimes – très peu peuplées – ce qui fait que le signal est très vite perdu. D’autant plus les antennes 3G de nos modem ont la fâcheuse tendance de se trouver à la table à carte ou, au mieux, au niveau du pont…

 

L’alternative est bien sûr le téléphone satellite, mais les formules «raisonnables», comme l’IsatPhonePro ou l’Iridium ne fonctionnent qu’à un débit maximum de 20 kbits, ne permettant pas une véritable gestion d’un blog comme celui de Voiles et Voiliers, qui contient beaucoup d’images et nécessite une navigation entre plusieurs pages pour poster un nouveau billet.

 

J’avais donc envie d’une autre solution, qui permette de garder les amis au courant de l’humeur à bord, en complément du positionnement sur Google Earth, par la balise Spot.

 

Et, il n’a pas fallu chercher très longtemps car la solution était là, devant mes yeux, faisant partie de la vie quotidienne de nos enfants: Twitter!

 

Twitter se situe à l’intersection entre réseau social et blog. Il permet, à qui le désire, d’envoyer des messages courts, style SMS, vers un compte accessible à tous, sans invitations, ni réponses forcées. Les messages, qui ne peuvent dépasser 140 caractères, peuvent être écrits directement sur le web ou via des outils permettant de convertir SMS ou emails en messages Twitter.

 

Et envoyer des SMS à un numéro de téléphone ou à une adresse email, les téléphones satellites le font très bien!  Et très bon marché! Voilà donc la solution que nous essaierons cette année… D’où la nouvelle icône au bas de ce billet… Pas besoin de s’y précipiter maintenant car le contenu est encore très maigre! Il ne sera utilisé vraiment qu’en croisière…

 

Bien sûr, cela n’aura pas la même richesse qu’un billet du blog, mais cela permettra de garder le contact entre des billets plus longs!

 

 

 

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La chasse aux satellites…

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 Dans un billet précédent, je vous ai raconté mon dilemme face au choix d’un téléphone satellite… Iridium ou le nouvel IsatPhonePro d’Inmarsat? (http://www.voilesetvoiliers.com/club/blogs/voir/xhosa/billet/1037).

 

Après réflexion, le choix semblait facile car tout pointait vers l’IsatPhonePro. Le seul problème qui restait était le fait que le pack data n’était encore qu’annoncé et pas lancé officiellement. Ce qui fut chose faite le premier avril… Tout semblait donc aller pour le mieux…

 

Et c’est là que les choses ont commencé à vraiment se compliquer…

 

Du haut de ma naïveté, je contacte des revendeurs en Belgique, mais aussi à Paris et à Londres, pour acheter l’appareil, comme je le ferais pour un simple téléphone portable… Mais aucun de ces revendeurs ne semblait avoir envie de me le vendre…

 

En particulier quand je mentionne le mot «Mac OS X»… La réponse standard est: «votre Mac reconnaîtra de façon native le téléphone sans aucun driver à installer (génial non?)… mais nos systèmes ne vous permettront pas de vous connecter à internet car ils ne sont prévus que pour windows!»

 

Et, en plus, les tests faits par Inmarsat indiquent que les drivers Windows livrés avec le téléphone contiennent des bogues si bien que le téléphone ne fonctionne pas encore avec Windows 7… Donc même une installation de Windows ne serait pas une solution.

 

Bref un vrai cauchemar!

 

En creusant un peu plus, je me rends compte que Inmarsat ne fournit que la connexion satellite et que la gestion de la carte SIM et toute l’intelligence, comme la gestion des accès ou les systèmes de filtrage et de compression, dépendent du revendeur choisi… Ce qui fait que suivant l’endroit où l’on achète son téléphone, on aura un type de service ou un autre… Un peu comme s’il fallait changer d’ISP lorsque l’on voulait passer d’Explorer à Firefox!

 

Et la déprime atteint son comble quand l’un d’entre eux me dit que ce n’est pas mieux avec l’Iridium… Et me conseille une solution adaptée à des cargos faisant des dizaines de milliers de milles par an, avec réseau local, serveur email pour l’équipage et Voice over IP… Un peu sur-dimensionné pour Xhosa…

 

Alors, en plein désespoir, je me tourne vers internet pour tenter de trouver la solution miracle, qui m’est donnée, une fois de plus, par le site de Francis Fustier (http://www.francis-fustier.fr/meteogrib2.html).

 

Et, tout de suite, il me rassure! Oui, il existe des solutions Mac, comme Xgate, qui permettent l’accès à internet et à l’email avec tous les outils de filtration, de compression et d’accélération! Et, en plus, Xgate (société basée dans le Tennessee) est indépendant du fournisseur de «minutes», ce qui simplifie fortement l’administration de la carte SIM…

 

Et comme Xgate semble très simple à installer (à la manière Apple), je ne devrais plus avoir de problème…

 

Le téléphone est commandé… Plus qu’à installer Xgate et tout tester avant notre départ fin mai!