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Monthly Archives: juin 2011

La casse…

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 Il y a quelques années, j’ai rencontré à la Côte d’Azur, un navigateur chevronné… Il avait skippé des bateaux de toutes les tailles et avait, entre autres, construit un 50 pieds destiné à une des courses autour du monde en solitaire… Projet que le manque de sponsor l’a malheureusement forcé à arrêter…

 

D, les enfants et moi avons navigué avec lui, 2 jours, sur un petit bateau, allant de Cannes jusqu’aux îles avoisinantes, avec baignade et pique-nique avant de rentrer… Et c’est d’ailleurs ces deux navigations qui m’ont donné envie de recommencer à naviguer, après une petite vingtaine d’années d’interruption…

 

Je me souviens de trois de ses phrases:

 

"Il faut sortir tous les jours, quel que soit le temps, ne fut-ce qu’un court moment, pour être prêt si des conditions difficiles devaient survenir de façon inattendue…" Plus facile à dire qu’à faire, même si cela a beaucoup de sens…

 

"Il faut toujours sur-toiler un bateau pour qu’il soit puissant et passe bien les vagues…" Tout à fait d’accord, même si ma prudence de bon père de famille m’incite à rester très raisonnable dans le degré de sur-toilage…

 

Mais la phrase la plus sujette à controverses était: "Un bateau, c’est fait pour casser…"

 

La signification qu’il y voyait était probablement que tant que l’on ne casse rien, c’est que l’on n’en demande pas assez, que l’on ne pousse pas suffisamment le bateau…

Dans mon esprit, la casse représente plutôt une calamité inévitable… Parce que la casse peut signifier l’arrêt de la croisière en cours, peut exiger des réparations en urgence, forcément plus chères, ou même mettre en danger les membres de l’équipage…

 

Néanmoins, malheureusement, la casse est une véritable réalité en voile…

 

Le moteur est le champion des "emmerdeurs". On l’utilise très peu, mais personne n’aime partir avec un moteur qui ne tourne pas rond… Sur Xhosa, nous avons eu pas mal d’ennuis au début, des pannes aléatoires, ne survenant qu’en mer et jamais au port quand le technicien est là… Et puis, au bout de 2 ans, tous les problèmes ont été trouvés et depuis, c’est (presque) un rêve… Jusqu’à…

 

…Lorsque nous rentrons à Dunkerque, au départ de notre croisière vers l’Espagne, le moteur démarre et tourne parfaitement et nous nous amarrons sans problème au ponton visiteurs. Je descends dans la cabine pour arrêter le moteur… Il y a de la fumée… J’ouvre l’équipet où passe l’échappement et, horreur, il y a des flammes dans le compartiment moteur! Vite, l’extincteur! Le feu s’éteint très vite.

 

C’était, semble-t-il, un faux contact dans le bloc-clé, qui avait provoqué la remise en route du démarreur, qui en chauffant a mis le feu au câbles électriques qui passaient par là… Résultat des courses, deux jours d’immobilisation, une belle frayeur et une fine couche de poudre d’extincteur un peu partout…

 

Le second ennemi de Xhosa est le ragage. C’est dingue la vitesse à laquelle un cordage peut s’user! Cette année, ce sont les bras de spi et les bosses de ris qui ont particulièrement souffert… Ainsi que le lazy-bag, contre lequel la retenue de bôme frottait…

 

Autre casse survenue dans le Golfe de Gascogne… Le vérin du hale bas de bôme qui se détache de la bôme… 14 rivets qui ont lâché sous la tension inévitable au portant… À sa décharge, il faut reconnaître que, cet hiver, je l’avais démonté pour éliminer du jeu sur un des réglages… Je l’ai probablement remonté avec des rivets trop courts… D. ne s’est pas privée de me rappeler un sketch d’un humoriste belge, relatant les aventures d’un bricoleur amateur, très peu doué, répétant inlassablement: «Laisse-moi faire, ce sera moins cher…!»

 

Et puis toutes les autres casses, complètement aléatoires… Le réflecteur radar qui tombe sur le pont entre Dunkerque et Cherbourg; pas que nous y tenions particulièrement, vu son inefficacité totale, dans tous les tests sérieux, par rapport à un transpondeur radar actif, mais il est passé très près de la tête de D… Les vis des boîtes à lattes forcées de la grand-voile le long du guindant qui se sont dévissées à cause des vibrations, avec la perte de quelques écrous… Ou l’ancre qui gardera sa fâcheuse tendance à sauter hors de son support, dès que Xhosa pique du nez dans les vagues, tant que le chantier ne se résoudra pas à faire la pièce inoxydable que j’ai demandée!

 

Ce qui fait que, comme vous probablement, D et moi passons pas mal de temps à chaque étape à tout inspecter pour tenter de déceler la prochaine casse et à noter tout ce qui réclame un travail plus important pendant l’hiver…

 

Alors, qu’elle soit la preuve d’une utilisation sportive du bateau ou le résultat inévitable de la puissance des éléments, force est de reconnaître que la casse fait bien partie de notre quotidien…

 

 

 

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La Corogne

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 L’arrivée est un peu pénible… Il pleut, la côte espagnole est toute noire… En plus, nous sommes crevés… Pas très attirante, cette Galice…

 

Mais, déjà le lendemain, le soleil apparaît et la température devient très agréable… Et, d’un coup, cette région avec sa côte sauvage (re)devient beaucoup plus belle…

 

Nous commençons notre exploration, en marchant le long de la côte, direction le centre ville… Nous passons, sans le visiter, le château-forteresse de San Anton et arrivons à l’ancienne marina centenaire et huppée… Un peu plus haut, la vieille ville, avec ses rues sinueuses et son architecture typique, nous ouvre les bras… Et nous déambulons dans les ruelles, longeant vieilles maisons, églises romanes et anciens bâtiments, tous très bien rénovés et entretenus… Au détour d’un chemin, une petite place, avec de grands magnolias et quelques agréables terrasses pour l’apéritif… Un vrai décor méditerranéen!

 

Nous nous enfonçons un peu plus dans la ville et cherchons les musées…

 

Le musée d’art moderne, d’abord, situé en dehors du centre… Petit mais avec deux expositions temporaires vraiment intéressantes… En plus, l’architecture du bâtiment, assez moderne, est belle… Plutôt en contraste avec la banlieue environnante, qui, elle, est très quelconque…

 

Quant au musée des beaux-arts, en plein centre ville, il retrace l’art espagnol du seizième siècle à nos jours… Lui aussi installé dans un très beau bâtiment… Un ancien couvent rénové, avec une grande aile moderne… Mais la collection nous a paru nettement moins intéressante… Probablement une question de moyens… Il doit être difficile pour un musée régional de concurrencer les musées situés dans les grandes capitales, comme le Prado ou le Louvre… Et nous sommes probablement trop habitués à ces musées aux collections superbes…

 

En se baladant dans la ville, nous avons eu souvent l’impression de voir des investissements immobiliers ou de loisirs sous-utilisés, un peu comme si on avait sur-investi à La Corogne, dans les années de fort développement économique, juste avant la crise, sans arriver à attirer, à ce jour, l’activité économique, touristique ou culturelle désirée…

 

Mais, La Corogne, c’est plus qu’une ville et des musées… C’est une ambiance, une façon de vivre… Un esprit du sud, dans un décor breton… Des rues commerçantes étroites et bondées, propices aux rencontres… De nombreux bars et restaurants, symboles de l’hospitalité espagnole… Nous avons été particulièrement charmés par la nourriture – grillades de poisson, tapas, jambons régionaux et autres délices locaux – offrant un choix nettement plus appétissant que les lyophilisés pour bateau…

 

Clairement, nos 3 jours sur place nous ont laissé un excellent souvenir… La Corogne est une très jolie ville ancienne, très agréable pour y passer quelques jours tranquille, malgré un risque de pluie permanent, similaire à la Bretagne… Moments de pluie à utiliser pour apprécier la gastronomie locale…

 

 

 

 

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La nuit tous les boutons sont gris…

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 Il est cinq heures du matin. Il fait froid, il pleut. Le vent tourne autour des 25 noeuds et la houle est très inconfortable… La nuit est très noire… Il n’y a pas de lune et le ciel est tout couvert…

 

Je n’ai pas bien dormi avant mon quart et je suis crevé… Encore un quart d’heure et je retrouve ma bannette…

 

Je vais près de la barre et je vois notre émetteur Spot, envoyant gentiment la position toutes les 10 minutes… Je me rappelle à ce moment qu’il faut relancer ce mode de «tracking» toutes les 24 heures. N’ayant rien de mieux à faire, je décide de le faire à ce moment-là… Erreur magistrale!

 

Il fait très noir et j’ai laissé ma lampe flash à la table à carte. Je pense pouvoir faire la procédure sans voir… Je pousse sur le bouton mais les choses ne se passent pas comme d’habitude… J’abandonne en décidant de le faire plus tard quand le soleil sera levé… Et je vais dormir tranquillement…

 

Vers 9 ou 10 heures du matin, nous apercevons une grosse vedette de sauvetage, puis un hélico à proximité de notre position, se dirigeant vers nous… Je plonge sur la balise spot et me rends compte que dans le noir, j’ai probablement poussé sur le bouton de demande d’assistance, plutôt que sur celui du tracking. Le bouton de SOS est juste à côté de l’autre, sans aucune forme de protection ou de clapet…

 

Xhosa est équipé d’une balise de détresse type EPIRB. J’ai toujours considéré la balise Spot comme un moyen de positionnement plus ou moins fiable, sans réelle fonction de secours. D’ailleurs, régulièrement, ce système, qui ne fait pas partie de la panoplie GMDSS, ne donne pas de position pendant quelques dizaines de minutes, voire quelques heures… Si bien que, n’ayant pas du tout en tête cette fonction de sauvetage, je n’ai pas songé un seul instant, à 5 heures du matin, que j’aurais pu avoir fait une fausse manoeuvre et déclencher une alerte…

 

La honte…

 

Pendant que je dors, les Américains de Spot appellent mes correspondants à terre. Mon frère leur signale que c’est certainement une fausse manoeuvre puisque la balise indique que la route de Xhosa continue dans la même direction à la même vitesse. En plus, la balise EPIRB n’a pas été activée…

 

Il tente de m’appeler mais le téléphone satellite est à l’intérieur et ne reçoit pas de signal suffisant… Les Espagnols du MRCC décident alors d’envoyer des secours et nous rejoignent alors que nous naviguons normalement à 50 milles des côtes espagnoles…

 

Inutile de décrire mon sentiment de culpabilité face à ma fausse manoeuvre qui a mobilisé bien involontairement des moyens de secours importants…

 

Le comble est que, lors de notre départ de Nieuport, la balise a eu un «blanc» d’environ 3 heures, ce qui a inquiété un membre de ma famille. Celui-ci a appelé les gardes-côtes d’Ostende, heureusement sans déclencher d’opération de sauvetage cette fois-ci… Juste des messages sur le 16 et Navtex, qui nous ont valu quelques coups de téléphone inquiets… La loi des séries?…

 

Je suis passé au MRCC de La Corogne pour m’excuser une fois de plus et ils se sont montrés extrêmement compréhensifs et sympathiques, ce qui m’aide un peu à me sentir moins mal et à diminuer mon sentiment de culpabilité…

 

Moralité: j’ai bloqué les boutons de SOS sur le spot, pour éviter une nouvelle fausse manoeuvre et je vais faire installer une antenne extérieure pour mon téléphone satellite, pour qu’il reste accessible en permanence…

 

 

 

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De Cherbourg à La Corogne

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 Après l’arrivée de Ph. à bord, nous décidons de larguer les amarres vendredi en fin de matinée, afin de profiter au maximum des courants du Raz Blanchard… Après les problèmes rencontrés au début, je n’ose plus annoncer d’objectifs trop précis, par peur de ne pas les atteindre… Mais, au fond de moi, le but est clair: il s’agit d’arriver à La Corogne, ou, au minimum, à Brest, si la fenêtre météo ne permet pas une traversée en sécurité du golfe de Gascogne…

 

Et nous voilà donc en route pour ce qui sera 82 heures de voiles… Une longue route qui mêlera bonheur, magie, souffrance et … honte…

 

Bonheur…

 

Bonheur, d’abord, d’avoir atteint l’objectif initial, malgré tous les problèmes après le départ de Nieuport… Bonheur de sentir Xhosa filer au portant sous spi ou sous génois à belle vitesse, pour nous amener en Espagne à une vitesse moyenne de 7 noeuds…

 

Bonheur de passer Brest avec une belle avance et de voir que la fenêtre météo reste bonne et permet la traversée du golfe… Bonheur à l’instant où la côte espagnole apparaît, malgré la grisaille et la pluie, ne cadrant pas vraiment avec notre image d’un pays du sud de l’Europe…

 

… et magie…

 

Magie aussi, lorsque nous passons entre Herm et Guernesey, sous un soleil généreux… Magie, lorsqu’au petit matin, les premiers dauphins apparaissent et se mettent à jouer avec l’étrave de Xhosa… Magie quand nous apercevons au loin, une fontaine d’eau pulsée vers le haut à intervalles réguliers, et une masse sombre à la surface de l’eau… Une baleine, peut-être?

 

Mais souffrance aussi…

 

Souffrance due au vent constamment entre 5 et 6 beaufort, jouant en permanence avec nos nerfs… Se renforçant  la nuit ou lorsque nous venons de renvoyer de la toile ou d’ouvrir le spi, provoquant quelques belles auloffées et manoeuvres «sauf-qui-peut»… Ou tournant systématiquement du mauvais côté après chaque empannage…

 

Souffrance due à la houle et au roulis incessant, générant des mouvements erratiques dans la cabine et rendant les nuits difficiles et très peu reposantes… Sans parler du mal de mer, qui plane sur nous pendant les 3 jours et fera malheureusement une victime qui restera bien courageuse…

 

Souffrance de Xhosa, enfin, qui subit de plein fouet la puissance du vent: usure importante des bosses et autres cordages, hâle-bas de bôme qui se détache…  Le tout sans réelle gravité, lui permettant de tenir jusqu’au bout pour nous amener à bon port en toute sécurité…

 

… et honte!… Lundi, au petit matin, sous une pluie battante, quand… Non, cet épisode sera pour le prochain billet…

 

Et toutes ces émotions se mêlent quand nous arrivons… La joie d’avoir réussi notre pari, d’avoir parcouru 569 milles non-stop – notre plus longue distance -, et d’avoir traversé le mythique golfe de Gascogne, efface d’un coup la souffrance endurée… La magie des moments vécus reprend toute sa beauté… Mais le souvenir d’une traversée dure, plus dure que je ne l’avais imaginée, reste bien présent…

 

En arrivant, nous sommes très fatigués… Et prêts pour une longue nuit de sommeil dans un port où Xhosa ne roulera pas… Mais nous ressentons le besoin de nous reposer les quelques jours suivants, ce qui nous fait décider de reporter les 75 km de marche vers Compostelle à juillet prochain, juste avant le retour vers le nord…

 

 

 

 

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De Dunkerque à Cherbourg

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 Un souci de démarreur nous a forcés à prolonger notre arrêt à Dunkerque de 24 heures, obligeant P. et S. à quitter le bord pour rentrer retrouver la dure réalité de la vie… Ph. devait nous rejoindre à Brest mais, vu notre retard, nous décidons de fixer le rendez-vous à Cherbourg.

 

Départ mardi à 5 heures du matin, sous la pluie… D et moi… Ce sera notre première navigation de plus d’une journée à deux…

 

Et tout se passe bien! La bonne brise qui nous forçait à tirer des petits bords au large de Gravelines adonne doucement et devient jolie… Et le soleil apparaît… Il ne nous quittera plus jusqu’à l’arrivée…

Le vent aura même la gentillesse de passer du sud-est au nord-est lorsque notre route le demandera… Qu’espérer de mieux…

 

La nuit est belle et étoilée mais très froide… Nous ne voyons que peu de bateaux, à part un groupe de voiliers hollandais, faisant partie de l’organisation OceanPeople, ayant quitté Boulogne ce jour-là, et que nous retrouverons en flottille à Cherbourg…

 

Après les ennuis du début, je déprimais un peu avec l’impression que rien n’allait comme je l’espérais… Mais cette jolie étape et le soleil qui est apparu m’a remonté le moral! En plus, bien que la navigation à deux a été assez dure à cause de notre manque d’habitude à gérer correctement notre sommeil, tout s’est vraiment passé en parfaite harmonie…

 

Et comme la météo annonce du portant pour la suite, on pourra soigner tous les bleus que nous nous sommes faits au près…

 

 

 

 

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Un près très inefficace…

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 Comme prévu, nous sommes partis samedi pour notre périple vers Compostelle. La météo annonçait du sud-ouest force 5, forcissant temporairement à force 7. Tous les modèles annonçaient une baisse du vent le soir et une météo plus calme la nuit et les jours suivants.

 

Bien sûr, sud-ouest est la direction exacte où nous allons mais mon optimisme naturel me pousse à croire que le 7 beauforts sera plutôt du 5 avec des rafales et que le sud-ouest sera plutôt du sud ou de l’ouest…

 

Et nous voilà donc en route vers nos nouvelles aventures…

 

Dehors, le vent réel est à déjà à 20 noeuds; fatigant mais tout à fait supportable…

 

Et Xhosa tire un premier bord ouest, contre le courant… Le vent grimpe rapidement à 25 noeuds avec des rafales… Et le vent apparent dépasse maintenant régulièrement les 30 noeuds… La mer n’est pas très formée mais cela mouille bien, surtout à proximité des bancs de sable, où les vagues sont plus abruptes, à cause de la remontée des fonds… Et, il y en a beaucoup des bancs de sables dans le Nord!

 

Nous sommes peu toilés, la vitesse est bonne et la barre bien douce…

 

Mais c’est quand nous virons de bord que nous constatons que nos bords réels sont à 110° minimum et que la vitesse d’avancement sur la route ne dépasse probablement pas deux noeuds… Mais avec courage, patience et enthousiasme, nous continuons…

 

La fatigue arrive, le froid se fait sentir et la mal de mer fait sa première victime… Alors, lorsque nous nous rendons compte en fin d’après-midi, que le vent ne descendra pas pendant la nuit et restera à force 7 pendant au moins encore 24 heures, nous décidons de faire un arrêt à Dunkerque pour laisser passer le coup de vent.

 

Sept bonnes heures de voile, environ 40 milles sur l’eau pour moins de 15 sur la route directe… Pas très efficace le près dans la forte brise!

 

 

 

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