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Monthly Archives: octobre 2011

La chasse au driver est ouverte…

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La qualité et la fiabilité des appareils électroniques se sont fortement améliorés au cours des dernières années et il est parfois impressionnant de voir les conditions atmosphériques dans lesquelles ils fonctionnent sans problèmes…

 

Pourtant, quelqu’un me disait récemment que moins il y a d’électronique à bord, mieux on se porte…

Et je viens de vivre une expérience particulièrement frustrante avec mon multiplexeur…

 

En voilà l’histoire complète…

 

A bord, nous avons un multiplexeur Actisense qui permet de rassembler les signaux du GPS, du réseau SeaTalk et de l’AIS pour les envoyer par USB au MacBook du bord. Rien de très original…

Et cela marche parfaitement depuis plus d’un an… Jusqu’il y a quelques semaines où les infos, sans raison apparente, ne se sont plus affichées sur l’écran de l’ordinateur…

 

Et, à partir de ce moment, j’ai vécu un chemin de croix très énervant pour tenter de trouver la cause du problème…

 

Je passe le MacBook au peigne fin mais rien n’y fait. Je me mets alors à suspecter le multiplexeur, mais les diodes d’auto-diagnostic indiquent un fonctionnement correct.

Je pousse l’investigation plus loin et Actisense, que je contacte par email, me recommande de vérifier si je n’ai pas une boucle de terre entre la charge de l’ordinateur et celle du multiplexeur… Je n’avais même pas idée que cela pouvait arriver… La réponse est (heureusement) non…

 

A force de chercher, je finis par trouver que le câble USB à la sortie du hub USB est un peu lâche et ne donne pas de contact franc. Je connecte le multiplexeur en direct et tout remarche parfaitement… Cela semblait donc n’être qu’un bête problème «mécanique»…

 

Mais, voilà, une semaine plus tard, je n’ai de nouveau plus de signal… Pourtant, la connexion est toujours en direct! Je me creuse les méninges, je lis tous les forums et tous les modes d’emploi sur internet… je me lance même dans les couches Unix les plus profondes du Mac… Sans résultats aucuns!

 

Je me mets à pester sur les nouvelles technologies… Après tout, avons-nous vraiment besoin d’autre chose que des cartes papiers, d’une règle Cras et d’un crayon?

 

Et au plus profond de mon désespoir, cela me revient… Mon engouement pour Mac (que vous aurez sûrement déjà remarqué) m’a poussé à mettre à jour l’OS du Mac avec la version Lion qui vient juste de sortir… Et si le driver du multiplexeur n’était pas compatible avec cette nouvelle version?..

 

Courriel à Actisense, qui me renvoie chez FTDI, le fournisseur du driver… Courriel à FTDI qui pense que cela devrait marcher avec la dernière version du driver… J’essaie mais rien n’y fait… Re-courriel à FTDI, qui me signale que le driver tel quel ne fonctionnera pas car il faut que Actisense le paramètre avec les spécifications de leur produit… Nouvel email à Actisense qui m’envoie une nouvelle version, en précisant qu’ils n’ont pas de Mac et sont donc incapables de la tester…

 

Cela ne marche toujours pas… Actisense me contacte alors pour me dire que FTDI s’est rendu compte que leur driver ne fonctionne pas avec Lion et je reçois une version beta à tester… qui ne marche toujours pas… Je commence vraiment à désespérer…

 

Et puis, le miracle arrive, un nouveau courriel d’Actisense me signale qu’après une collaboration rapprochée avec FTDI, ils ont maintenant un driver qui fonctionne avec Lion (mais qu’ils souhaitent malgré tout que je teste…)

 

Je cours sur Xhosa, je connecte les câbles et je vois apparaître sur l’écran toutes les données en provenance du multiplexeur… Tout remarche parfaitement, comme au premier jour…

 

Moralité 1: il suffisait d’attendre le nouveau driver au lieu de s’énerver…

Moralité 2: il ne faut pas faire d’upgrade de l’OS sans être sûr que tous les drivers sont compatibles…

 

 

 

 

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Jour J pour Merena…

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Avec les changements effectués au site de Voiles et Voiliers, l’accès aux blogs a été interrompu pendant quelques jours… Impossible de poster quoi que ce soit… Puis, il a fallu retrouver ses marques dans le nouvel outil, qui maintenant utilise le prestigieux WordPress comme support aux blogs.

 

J’ai donc pris un peu de retard dans mes billets… Mais, voilà, maintenant, tout est rentré dans l’ordre… Mon billet sur Steve Jobs, qui avait disparu dans la transition, a retrouvé sa place et je peux reprendre mon rythme habituel…

 

Il faisait très beau le weekend passé. Et cela tombait très bien car c’était le jour qu’Alexis avait choisi pour son départ pour la première étape de son tour du monde par les 3 caps sur Merena… Soleil, vent très calme, des conditions idéales pour s’amariner le premier jour…

 

Petit déjeuner sur les pontons avec tous les amis restant à terre et désireux d’agiter leur mouchoir… Quelques photos et c’est l’heure du départ…

 

Nous embarquons sur Xhosa avec B et S (et leur ravissante petite fille Lulla) pour filmer le départ de Merena et l’accompagner sur quelques milles…

 

Puis, Merena s’éloigne doucement vers l’ouest et nous retournons vers Nieuport dans un vent qui diminue de plus en plus, au point que la balade se termine au moteur…

 

Entre-temps, Merena est arrivé en Bretagne et se prépare pour la traversée du Golfe de Gascogne… Tous les détails sur:

 

http://www.sailaway.be/world

 

Bon vent, Merena! Nous te suivrons dans tes aventures!

 

 

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Goodbye Steve…

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Steve Jobs s’en est allé… Difficile de ne pas ressentir quelque chose…

 

Et, derrière la perte de cet homme si chaleureux, il y a son oeuvre et une grande question… Apple restera-t-il Apple à l’avenir?..

 

Oh, bien sûr, tout le monde dit que le génie peut se décomposer en 5% “d’inspiration” et 95% de “transpiration”… Mais est-il vraiment possible d’institutionnaliser, à long terme, la véritable créativité innovatrice? L’avenir nous le dira…

 

Flash-back, 30 ans en arrière… Démarrage fulgurant d’Apple… Puis rude concurrence avec Windows… Apple perd la partie… MacSea devient MaxSea… Départ de Steve Jobs vers Pixar…

 

Apple est au fond du trou… Même moi, qui suit totalement loyal à la marque à la pomme depuis l’Apple II, j’envisage de migrer vers Windows…

 

Puis, c’est le retour, avec le succès que tout le monde connait: MacOSX, ipod, iphone, ipad, macbook air… La pomme est partout… Et une nouvelle ère commence pour l’informatique personnelle… L’ordinateur comme un bel outil de la vie de tous les jours plutôt qu’un simple outil de travail… Un accès à un nouveau monde: la technologie au service de l’homme plutôt que le contraire…

 

Un succès fulgurant… Mon métier m’amène à voyager partout dans le monde et, en moins d’un an, j’a vu l’iPad partout, même dans les endroits les plus reculés… Quel magnifique succès pour Steve Jobs, juste avant de s’endormir pour toujours…

 

Que Steve Jobs repose en paix… J’imagine que, sur son nuage là-haut (tiens, tiens, serait-ce une fonction cachée de iCloud?), il est déjà en train d’inventer l’iAngel pour tous les anges du Paradis… Changera-il le ciel après avoir transformé la terre?

 

 

 

 

 

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Quand survient le doute…

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 La semaine passée, j’ai introduit dans mon blog la sensation de «peur», ce stress, ces angoisses qui nous accompagnent régulièrement, sous toutes sortes de formes et à des degrés très divers…

 

Et, il faut reconnaître que, cet été, nous en avons connues quelques unes, lors de notre pèlerinage vers Compostelle…

 

Au départ, tout d’abord, après deux mois de temps magnifique, la météo change et nous sert un vent de face assez fort, montant rapidement à force 7, et ne montrant aucun des signes d’accalmie que les bulletins météo apaisants ou les fichiers GRIB prévoyaient… Fatigue, inconfort et petite angoisse… D’autant plus que la décision de relâcher à Dunkerque en venant du large nous oblige à traverser des bancs de sable dans une mer très chaotique…

 

Puis, nous voilà à Dunkerque, amarrés et pensant déjà à l’apéro… Mais, voilà, fumée à l’intérieur, flammes visibles dans le compartiment moteur… S. qui dort, avec ses boules quies, comme un bébé bienheureux, juste à côté, sans se réveiller… J’ai un coup de chaud, un coup de très chaud… J’hurle à S. de sortir, tout en maniant l’extincteur… Très peu de dégâts finalement… Mais, pendant les 48 heures à Dunkerque, un malaise… Et si, on n’avait pas vu la fumée tout de suite… Et si c’était arrivé en mer…

 

Suivent les deux traversées du golfe de Gascogne. La première fois que nous naviguons dans un vrai océan… La première fois que nous allons aussi loin de la côte… La première fois que nous voyons des profondeurs dépassant les 4000 mètres… Moi qui n’aime déjà pas trop quand je n’ai pas pied dans une piscine…

 

L’aller dans des vents portants bien soutenus, assez irréguliers et exigeant pas mal de vigilance, surtout dans les parties sous spi, avec une figure de style mémorable, lors d’un affalage un peu tardif, dans 25 noeuds de vents… Traversée très inconfortable à cause du roulis et des surfs parfois un peu brutaux…

 

Le retour est retardé deux fois à cause d’avis de grand frais, en plein mois de juillet… Pas plus de confort qu’à l’aller, avec un vent plutôt du secteur avant, pas mal de grains et des vagues qui mouillent vraiment, le tout sans pilote automatique…

 

Difficile de manger convenablement, difficile de dormir convenablement… Nous sommes fatigués et nous consommons pas mal d’énergie, ce qui conduit à des risques de bêtises comme d’appuyer sans le vouloir sur le bouton SOS de la balise spot… Avec tout le gaspillage humain que cela a bêtement généré…

 

Chaque équipier a réagi différemment à toutes ces sources de stress et de fatigue..

Certains ont trouvé ce périple trop long: trop de temps en mer, pas assez d’escales et de découvertes…

D’autres se sont demandé si le choix d’essayer d’aller plus loin, imposant ces longues étapes de plusieurs jours non-stop, est vraiment approprié…

 

S’habitue-t-on avec les heures et les milles à cet inconfort? Une traversée de 2 ou 3 jours de mer serait-elle trop courte pour vraiment se mettre dans un rythme de long terme, mais un peu trop longue par rapport à nos capacités physiques, lorsque les conditions sont mauvaises?

 

Alors survient le doute… Sommes-nous vraiment capables d’aller loin? Sommes-nous vraiment capables de naviguer 2, 3 ou 4 semaines d’affilée sans arriver totalement crevés? Est-ce que les traversées océaniques sont un plaisir ou un mal nécessaire pour aller dans d’autres mers? Pourrons-nous un jour être vraiment prêts à partir loin et longtemps?

 

Ou, peut-être, est-ce Xhosa, qui, taillé selon les principes de la jauge IOR, est trop rouleur et trop puissant et pas assez adapté à mon programme de navigation? Pourtant aller vite fait clairement partie de mon cahier des charges… Et il me paraît inconcevable d’échanger Xhosa contre un bateau plus lourd et plus lent…

 

Ou s’agit-il simplement de patience et de temps? Continuer les entrainements et naviguer sur d’autres bateaux, comme équipier, dans des conditions plus difficiles…

 

Le doute est bien là… Les questions sont gravées dans ma tête, mais les réponses ne semblent pas simples… Peut-être s’agit-il d’une réaction normale? Un ami, qui a traversé deux fois l’Atlantique me disait qu’il avait trouvé ses deux traversées très longues et ennuyeuses: «Il n’y avait que de l’eau autour du bateau…»… Après tout, personne n’aime les longues minutes de souffrance tout au long d’un marathon, mais quel bonheur quand on franchit la ligne d’arrivée avec un chrono proche de l’objectif fixé…

 

Je garde une très forte envie de partir pour un tour de l’atlantique, voire plus loin… Mais comment savoir si une telle traversée sera bonheur ou cauchemar?

Alors, nous continuerons à rassembler les expériences des autres mais, l’année prochaine, nous ferons quelque chose de plus calme… Nous irons moins loin… Nous garderons la possibilité de faire plus d’arrêts, en fonction de l’humeur et des conditions météo… Mais nous continuerons à aller voir ce qu’il y a derrière l’horizon…

 

 

 

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