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Monthly Archives: novembre 2011

J’aime trop écrire…

Par

J’avais décidé d’arrêter temporairement ce blog, le temps que je retrouve une santé de fer… Mais, je dois avouer que l’écriture de ces billets hebdomadaires m’amuse beaucoup et je n’ai, en fait, pas du tout envie d’arrêter…

 

Alors, je continue… Pas forcément au même rythme ou à la même fréquence, mais je continue!

 

Novembre rime avec hivernage… Xhosa a été grûté par le chantier le 14 novembre et attend maintenant sagement sur son ber…

 

Pas beaucoup de travaux étaient planifiés pour cette année… Les entretiens annuels essentiellement…

 

Mais dans la mesure où mon hiver risque d’être plus long que celui des autres, j’ai un peu revu mes plans et j’envisage quelques travaux complémentaires… En particulier, un gros entretien de la coque, tant au-dessus qu’en-dessous de la flottaison, histoire d’offrir à Xhosa une nouvelle parure digne de son rang… Et de le retrouver “tout beau” l’été prochain…

 

Pour le reste, la liste des travaux se focalise principalement sur les problèmes identifiés lors de notre pélèrinage vers Compostelle… Installation d’une antenne extérieure pour le téléphone satellite, vérification des câblages électriques et alarmes diverses ayant été touchés par le début d’incendie du moteur… Et les mille et une petites choses habituelles à vérifier ou à réparer…

 

Mais ces travaux cachent un besoin beaucoup plus fondamental dû au développement de la technologie et de l’électronique… Comment générer suffisamment de courant pour tous ces nouveaux appareils? Comment abreuver notre soif de télécommunication et d’informatique, sans passer notre temps à respirer les gaz d’échappement du moteur (ce qui est quand même un peu dommage au milieu de la mer…)?

 

L’éolienne D400 de Xhosa est extrêmement performante aux allures de près, mais devient vite très paresseuse au portant… Même quand il y a beaucoup de vent, au portant, elle a tendance à tourner sur elle-même, ce qui fait chuter son rendement de façon dramatique…

 

Quant aux alternatives, il ne me paraît ni simple ni pratique d’installer une surface suffisante de panneaux solaires… En plus, nous naviguons essentiellement en Manche où il pleut souvent (surtout en été, semble-t-il)… Donc, pas de panneaux tant que les technologies ne s’améliorent pas fondamentalement… Une connaissance, chercheur au MIT à Boston, travaille sur des “tissus panneaux solaires”… J’imaginais, dans mes rêves, qu’il avait trouvé un moyen d’utiliser la grand-voile comme panneau solaire… Un rêve fabuleux, non? … L’électricité à profusion sans le moindre encombrement…

 

Alors, la seule option propre et silencieuse qui reste, est l’hydrogénérateur… J’avais regardé de très très près le Watt and Sea, au Nautic, l’année passée, sans faire le grand saut… Mais, cette année, j’ai eu particulièrement envie de me faire plaisir et j’ai donc craqué! … Il est commandé…

 

L’étape suivante, dans quelques années, sera de remplacer les batteries gel actuelles par des batteries au lithium, qui devraient permettre de stocker trois ou quatre fois plus d’ampères-heures utiles, sans augmenter l’encombrement du parc à batteries… Mais, pour cela, il me semble préférable d’attendre encore, vu l’intensité de la recherche en cours, dans le cadre du développement actuel des voitures électriques… Avec l’amélioration substantielle des technologies de stockage qui en découlera…

 

C’est donc un hivernage un peu spécial, qui a débuté cette année, et qui durera probablement jusqu’à l’été prochain… Avec le reste de la saison 2012 pour retrouver graduellement mes réflexes et ré-apprendre à gérer mon dos, mes efforts ou simplement la peur de me blesser…

 

… Avant une vraie saison 2013 avec de vrais projets par-delà l’horizon!

 
 

La Fin

Par

La fin de ce blog
Deux ans, 123 billets
Pourquoi?

 

Hong-Kong
Une douleur foudroyante dans le dos
Ambulance, hôpital, rapatriement, hôpital
Rayons X, scanner, IRM
Prélèvements, ponctions, analyses
Dr. House version belge.

 

Le diagnostic tombe
Comme un couperet affûté
Cancer de la moëlle osseuse
Cancer rongeur d’os
Colonne attaquée de haut en bas
Vertèbre fragilisée écrasée par son propre poids.

 

Peur de souffrir
Peur de mourir
Les rêves s’envolent
Les projets s’effondrent.

 

Un remède existe!
Long, lourd, pénible
Mais un remède existe!
Telle la bouée jetée
Au loin au naufragé.

 

Alors l’objectif devient très clair
Le chemin est tracé
La victoire à portée de main.

 

A portée de ma main
Je me battrai
Je gagnerai!

 

La fin de ce blog?
Temporairement!

 

Des mers à revendre…

Par

Pour des raisons professionnelles, j’ai pas mal voyagé ces derniers temps… Canada, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est, Hong-Kong…

 

Et c’est étonnant combien de mers différentes j’ai pu contempler malgré que ces voyages n’avaient aucun but maritime mais simplement la visite de clients dans le domaine financier… Il faut croire que les sociétés financières ont suivi les routes des marchandises pour fixer leurs implantations…

 

Mais, me direz-vous, Toronto n’est pas le long de la mer mais en bordure d’un des grands lacs à la frontière avec les USA… Et je ne pourrai que m’incliner face à cette remarque… Si ce n’est que, vu la taille du lac, cela ressemble étonnamment à la mer car on n’en voit pas l’autre côté… Il faisait encore beau fin septembre avec beaucoup de voiliers qui sortaient tous les jours régater après le boulot…

 

Mon passage au Moyen Orient m’a permis de voir le Golfe Persique sous différents angles depuis Abu Dhabi jusqu’au Koweit. Rien de bien spécial, à part, peut-être, la folie des grandeurs à Dubai avec les résidences construites sur des îles artificielles en forme de palmiers ou de carte du monde. Une zone qui va probablement se développer du point de vue vélique, quand on voit les efforts et les investissements que cette région consacre à la course au large…

 

Un passage rapide à Beyrouth, au bord de la Méditerranée, sous un beau soleil et une température des plus agréables… J’avais aimé cette ville, animée et vivante, malgré la fragilité politique qui la caractérise, lors d’un passage précédent… Et je n’ai pas été déçu en la revoyant…

 

Et puis Singapour, la Malaisie, les Philippines, l’Indonésie… L’escale en Thaïlande a du être annulée à cause des inondations désastreuses… Des milliers d’îles, entre hémisphère nord et hémisphère sud, entre Pacifique et Indien… Avec des cargos à revendre, en particulier, à proximité du détroit de Malacca…

 

Mais un temps pas terrible et très pluvieux, ne donnant pas vraiment envie de sortir naviguer…

 

Aujourd’hui, je suis à Hong Kong, dernière étape de mon mini tour du monde en accéléré et, pour être honnête, je suis un peu fatigué des avions et de changer d’hôtel et de ville tous les soirs… J’ai envie de retrouver mon lit et ma mer du Nord, pourtant très froide et très grise, comparée à toutes celles que je viens de survoler…

 

Home sweet home…