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Monthly Archives: septembre 2012

Les cartes papier…

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Malgré une électronique de plus en plus présente à bord de Xhosa, jʼaime garder le confort et la sécurité des cartes papier. Ce qui fait que je finis toujours par acheter les cartes sous 3 formats différents: papier, mac et ipad…


Lors de notre prochaine croisière, en mai, Xhosa ira flirter avec les îles allemandes et danoises du German Bight, une région où nous nʼavons pas encore navigué. Il fallait donc songer à équiper la table à carte pour commencer à préparer la route et les waypoints, pendant les longues soirées dʼhiver…


Alors que la logique semblerait plaider pour lʼachat, en premier lieu, de la version mac, les méandres, pas toujours très clairs de mon cerveau, me poussent toujours à commencer par une version papier…


Peut-être parce que la version papier me semble plus pérenne car elle peut être mise à jour, année après année alors que la carte électronique (pour la plaisance) se fige après deux ans et devient tout simplement impossible à mettre à jour… Et, donc, plus tard achetée, plus longtemps conservée… Malgré le fait que, en réalité, je nʼai que très peu de cartes papier vraiment à jour…


Ce choix vient probablement plutôt de la façon dont jʼinteragis avec les cartes papier… Elles ont un format beaucoup plus grand que lʼécran de lʼordinateur portable et, à fortiori, que celui de lʼipad. Elles permettent donc de voir une plus grande surface dʼun coup dʼoeil, de repérer plus facilement les difficultés ou les pièges sur une route, puisque les détails ne disparaissent pas quand on augmente la surface couverte… Le format papier est donc, peut-être, plus approprié à la préparation dʼune croisière…


Mais, surtout, elles me font beaucoup plus rêver que lʼécran de lʼordinateur… Je déplie plusieurs cartes, par terre, pour les mettre côte à côte et passer facilement du général au détail… Jʼimagine comment se présentera une côte rocheuse ou une île sans relief… Je cherche un moyen, pas trop long, dʼéviter un passage difficile…


Je navigue en pensée… Et je ressens du bonheur au simple contact physique entre mes mains et le papier… Impossible à répliquer avec le mac…


Alors, en quête de quelques folios de cartes papier, je me suis rendu à Anvers, histoire de tester des magasins dans lesquels je ne mʼétais encore jamais rendu et qui ont fait mon bonheur...
Et, comme chaque fois, jʼen suis ressorti les bras bien chargés et jʼai profité du voyage retour, en train, pour les déplier, les examiner et commencer à rêver...




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Les J.O. des téléphones satellites…

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En marge des J.O. de Londres, une autre compétition s’est déroulée dans les Bouches de Bonifacio: quel téléphone satellite allait se montrer le plus rapide et le plus économique pour télécharger à bord les précieux fichiers météo?


Si j’étais responsable de la communication chez Inmarsat (et un peu pervers…), j’écrirais:


«Compétition entre téléphones satellites en Méditerrannée: l’IsatPhone termine deuxième, tandis que l’Iridium est avant-dernier…»


Phrase parfaitement correcte si ce n’est qu’elle omet de dire qu’il n’y avait, en réalité, que deux téléphones satellites en compétition! L’iridium est arrivé grand gagnant, essentiellement grâce à une durée de négociation initiale avec le satellite beaucoup plus courte.


Tous les détails dans le blog de Francis Fustier:
http://blog.francis-fustier.fr/isatphone-pro-contre-iridium-suite/


Sur Xhosa, il y a un IsatPhone et pas un Iridium. C’est d’ailleurs l’appareil qui a servi aux tests. Comment ai-je pu me tromper et choisir pour Xhosa le perdant?


En fouillant le passé, j’ai retrouvé un billet que j’avais écris en janvier 2011 sur le sujet:
http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2011/01/23/Isatphone-contre-Iridium/
Dont voici un extrait:


«Et il faut reconnaître que ce nouveau téléphone (IsatPhone) a pas mal d’atouts… Tout d’abord, il est moins cher que l’Iridium, non seulement à l’achat mais surtout à l’utilisation. Ensuite, il fait partie du groupe Inmarsat, ce qui donne un certain confort sur la pérennité du système, puisque les satellites font partie intégrante du système GMDSS, même si le téléphone n’en fait pas partie. Enfin, il semble que la vitesse de transmission des données, bien qu’extrêmement faible, soit légèrement meilleure que sur l’Iridium.»


Cependant, en réalité, la vitesse de transmission n’est pas meilleure mais égale à celle de l’Iridium… Et l’économie à l’achat est compensée par le coût de la station d’accueil, indispensable si on souhaite une antenne extérieure…


Et, si il est vrai que les coûts à la minute sont moins chers que ceux de l’iridium, ils sont malheureusement plus que compensés par ces fichus temps de négociation plus longs…


Bref c’est un téléphone fait pour rester à l’extérieur (sans antenne externe) et à utiliser pour transférer quelques gros fichiers plutôt que beaucoup de petits… Exactement le contraire de ce que nous souhaitons faire en mer…


Enfin, consolons-nous… Il reste l’aspect perennité du système…


Encore merci à Francis et Olivier d’avoir fait tous ces tests mettant clairement en lumière les différences. Espérons qu’ils pousseront Inmarsat à améliorer son IsatPhone!




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