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Monthly Archives: février 2013

Weekend à Istanbul

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Juste un petit mot pour vous montrer quelques photos de notre weekend à Istanbul…


Entre mer Noire et mer de Marmara, à cheval sur le Bosphore, Istanbul semble avoir une vocation de carrefour entre Europe et Asie, entre Nord et Sud, entre culture chrétienne et culture musulmane. La basilique Sainte-Sophie en est une belle illustration avec ses différentes “couches” révélatrices des différentes époques…


Une ville sympa à visiter, même en février, mois pendant lequel le temps n’est pas le meilleur…


Et un endroit qui donne envie de naviguer; une ville qui est le point de départ d’un tour d’Europe à la voile vers St-Petersbourg, via Gibraltar et le Kattegat…


C’était un super weekend!



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Quelle heure est-il?

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La question peut paraître saugrenue… Nous sommes entourés d’horloges, depuis nos GSM jusqu’à nos micro-ondes, depuis les tableaux de bords dans nos voitures jusqu’aux appareils à composter dans les trams…


Et, pourtant, la question n’est pas si triviale en mer… Qui donc a encore dans son bateau un vrai chronomètre de marine et en surveille la marche régulièrement?


Pourtant l’heure est essentielle pour le calcul d’une position au sextant, puisqu’une imprécision d’une minute amène une erreur pouvant aller jusqu’à quinze milles nautiques…


Mais, il suffit d’utiliser l’heure du GPS, lancerez-vous tous en coeur… Les satellites ont des horloges atomiques embarquées, qui envoient l’heure exacte à tous les appareils, qui s’y ajustent automatiquement…


Eh bien, c’était ce que je croyais jusqu’il y a peu… Et, pourtant, les choses ne sont pas si simples…


Récemment, avec des amis, nous décidons d’employer un vieux GPS portable comme horloge dans le cadre d’exercices de position au sextant. L’emploi du gps nous permettant, en plus de fournir l’heure, de mesurer précisément notre erreur de positionnement au sextant.


Surpris de nos résultats, nous vérifions l’heure du GPS avec l’horloge parlante et constatons que celui-ci avance de 16 secondes! Cela paraît impossible et pourtant toutes les vérifications, avec d’autres sources, confirment ces 16 secondes.


Un peu plus tard, nous revérifions l’heure et, là, le monde semble à nouveau tourner rond car le GPS et l’horloge parlante sont parfaitement synchronisés! Surprenant, voire même inquiétant…


En cherchant sur le net, l’explication est apparue toute simple…


Les horloges atomiques sur terre donne l’heure sur base d’un mouvement atomique. Cette heure s’appelle l’heure TAI. Cette heure TAI est la base de l’heure UTC, qui est maintenant la référence officielle de l’heure dans la plupart des pays. Cependant, cette heure UTC avance très légèrement par rapport à l’heure définie par la rotation du soleil autour de la terre (heure UT). D’environ une demi-seconde par an. Dès lors, chaque fois que l’heure UTC prend 1 seconde d’avance sur l’heure solaire UT, on applique une “seconde intercalaire”, qui revient à reculer l’heure UTC de 1 seconde pour la re-synchroniser avec l’heure UT.


Mais on ne touche pas aux horloges atomiques et l’heure TAI prend donc avance graduelle, au fil des secondes intercalaires, sur l’heure UTC. Soit 35 secondes aujourd’hui.


Le système GPS, lancé en 1980, a réglé ses horloges atomiques à l’heure UTC de 1980, c’est-à-dire avec un retard sur TAI de 19 secondes. Ce retard est permanent et ne changera jamais car les heures GPS et TAI ont toutes les deux la précision atomique.


Depuis 1980, on a appliqué 16 secondes intercalaires, ce qui signifie que l’heure GPS est, à l’heure actuelle, en avance sur l’heure UTC de ces 16 secondes. Les appareils GPS corrigent cependant cette différence, une fois qu’ils ont reçu l’almanach des satellites, qui contient, entre-autres, la différence UTC-GPS. Mais comme cet almanach n’est transmis que toutes les 12.5 minutes, il peut y avoir un décalage au démarrage…


Ouf! On peut quand même se fier à l’heure du GPS à bord!




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Que le wifi soit et le wifi fut…

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Le temps passe… Et même si l’hiver semble encore bien présent, on ressent déjà l’allongement des journées, signe que la belle saison, celle de la voile, n’est plus très loin…


Il est donc temps de ressortir les check-lists afin de préparer Xhosa à sa croisière habituelle du mois de mai…


L’objectif cette année est d’aller faire un tour du côté du Danemark. Monter, sans escale, jusqu’à Helgoland, puis faire un peu de cabotage du côté de Sylt, Rømø et Esbjerg. Et, au retour, décider de la route, en fonction des vents annoncés, soit en direct, soit via Lowestoft, à l’extrême est de l’Angleterre, soit via l’Afsluitdijk, les eaux intérieures hollandaises et Amsterdam avant de retrouver la pleine mer à Ijmuiden.


La liste des équipiers avance, et, même si les candidats semblent beaucoup plus nombreux pour l’aller que pour le retour, elle devrait se conclure très prochainement.


Il ne me reste plus qu’à m’assurer que Xhosa soit en ordre. Ce serait le comble de ne pas être prêt alors qu’il est resté hors de l’eau la saison passée! Mais là aussi la liste avance sans souci majeur, si ce n’est que pas mal de choses devront être faites et testées dans l’eau, c’est-à-dire durant les 4 semaines qui précèdent le départ…


Comme j’ai quelques voyages prévus en février et mars, j’ai profité de ce weekend, sans neige à la mer, pour améliorer l’installation du téléphone satellite.


L’isatphone fonctionne sur Mac, lorsqu’il est connecté en direct par le câble USB. Mais allez savoir pourquoi ce même téléphone refuse de se connecter au même Mac, via le même câble USB, s’il est dans sa “docking station”, indispensable si on a une antenne extérieure…


Et, en plus, comme la dernière version de MacOSX ne permet plus au logiciel Xgate de créer sa propre configuration de réseau mais exige une configuration manuelle, source d’erreurs et de frustrations, il ne restait qu’une solution: installer un routeur wifi dédié (Optimizer) au téléphone satellite, ce qui est sensé éliminer tous les problèmes de câble USB.


Et cela a marché du premier coup! Le Mac se connecte au réseau wifi et le routeur s’occupe de gérer la connexion au téléphone! Bref, le wifi résout tous les problèmes de connectique…


Et, bien sûr, le réseau wifi permet aussi à plusieurs appareils d’être en réseau et connectés en même temps au téléphone satellite. J’ai donc immédiatement installé Xgate sur mon iPad, pour pouvoir utiliser l’excellent Weather4D ou gérer mes emails et ce blog, indépendamment de l’ordi du bord. Mais, là, je dois encore régler un problème car le routeur ne semble pas accepter le mot de passe, pourtant correctement introduit…


Les choses avancent donc à leur rythme et les travaux disparaissent les uns après les autres de la longue liste annuelle… Ce qui permettra à Xhosa d’être prêt à temps pour la petite virée danoise…




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