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Monthly Archives: juin 2013

L’été serait-il enfin là?

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Les préoccupations familiales m’ont empêché d’arriver à la mer avant samedi soir. Pas vraiment un problème puisque la météo était, comme de coutume, relativement maussade…


Mais, voilà, nos amis météorologues se sont trompés et nous avons eu, aujourd’hui, une journée absolument magnifique. Soleil, jolie brise bien stable, un vrai rêve pour tout amateur de voile…


Et nous en avons bien profité. D, une amie et moi sommes partis, quelques heures, sur Xhosa pour aller titiller une station radar à quelques 10 milles de la côte. Un aller au près et un retour très peinard au portant, favorisant fortement les coups de soleil… Nos visages en attestent facilement…


Avec au loin des dizaines de 420, lasers et optimistes en régate à la Nieuwpoort Sailing Week et pas mal d’autres voiliers profitant, comme Xhosa, du beau temps…


Et, une telle journée ne pouvait s’achever sans un barbecue sympa à la maison, histoire de se convaincre que l’été est bien là pour de bon…


J’ai une théorie, purement intuitive – je ne l’ai jamais vérifiée scientifiquement – que le nombre de jours de mauvais temps, de pluie ou de beau temps ne varie pas énormément d’une année à l’autre. Cela signifierait donc que s’il fait très mauvais en début d’année, il devrait faire bien meilleur dans les mois qui suivent, histoire de revenir à la moyenne…


Alors, avec le printemps que nous avons eu, il me paraît très raisonnable de croire que, cette fois-ci, l’été est bien là!




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Envie d’un espresso crémeux à souhait?

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Dans mon dernier billet, je vous ai parlé de la production électrique de Xhosa et de l’abondance que le Watt&Sea créait…


Il faut, malgré tout, rester réaliste et parcimonieux avec l’électricité, en évitant les appareils, gros consommateurs, non indispensables à bord… Comme la machine à espresso, par exemple…


Pourtant, rien de tel qu’un petit espresso serré après un bon repas… A cette fin, un ingénieur astucieux a inventé la machine à espresso “à la main”: le Handpresso… Celui-ci permet, sans électricité, de faire un espresso serré et crémeux, à condition de disposer d’eau chaude… Avec des capsules de café standards.


Le handpresso est composé d’une pompe à main, d’un réservoir à eau chaude, d’un manomètre, d’un couvercle et d’un mécanisme de vannes permettant de gérer la mise sous pression de la capsule.


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On pompe à 16 bar; on verse l’eau dans le réservoir; on met le pod de café et le couvercle; on retourne et on pousse sur la vanne pour libérer la pression et obtenir un café crémeux, comme à la maison… Et l’utilisation de capsules en rend le nettoyage très simple…


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L’étape délicate se situe quand on verse l’eau bouillante dans le réservoir, la gîte ou le roulis augmentant fortement le risque de verser de l’eau chaude sur ses mains ou ses pieds…


L’autre difficulté du système découle directement de sa raison d’être. C’est à la force des bras que l’on met la capsule sous pression… Le premier espresso paraît très facile; le deuxième va encore assez bien; mais, à partir du troisième ou du quatrième, on commence à fatiguer un peu…


Et, à ce propos, P. et moi devons remercier S. qui nous a préparé des petits cafés serrés, chaque fois que nous en avions envie… Et qui, ensuite, nettoyait et essuyait systématiquement l’appareil avec méticulosité et soin…


Amusant et bien agréable! Et nettement meilleur qu’une tasse de café soluble…


http://www.handpresso.com/





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Indépendance énergétique…

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Ceux d’entre-vous qui lisent régulièrement ce blog auront remarqué ma fibre écolo, en particulier, pour tout ce qui concerne la production de C02. Xhosa n’échappe pas à ma marotte et rien ne m’énerve plus que de devoir allumer son vieux moteur diesel (bruyant et puant) pour produire de l’électricité alors que l’on marche très bien à la voile…


Dans un billet précédent – http://xhosa.blogs.voilesetvoiliers.com/2011/11/26/jaime-trop-ecrire/ -, je vous avais confié que j’avais commandé un hydrogénérateur Watt&Sea, pour m’affranchir, une fois pour toutes des problèmes électriques à bord. Il a été installé cet hiver.


Il complète l’éolienne D400, qui fonctionne très bien aux allures de près et au port mais perd très rapidement son efficacité au portant.


Lors de notre croisière au Danemark, nous avons pu essayer la nouvelle configuration. D’autant plus que, avec un début de saison particulièrement froid et une eau de mer ne dépassant pas les 8°, le besoin d’électricité exigé par le chauffage Webasto s’ajoutait au pilote, à l’électronique de bord, à l’ordinateur, au transpondeur radar et aux télécommunications…


Seul le frigo a été très économe puisqu’il a refusé de fonctionner depuis la première minute jusqu’à la dernière! Manque de fréon, semblerait-il, et pas de frigoriste à Nieuport prêt à faire ce travail… Si l’un d’entre-vous connait quelqu’un, qu’il me contacte…


Et le Watt&Sea a fonctionné au-delà de mes espérances! Durant toute la croisière, les batteries sont restées chargées au maximum et nous n’avons jamais dû faire attention à la consommation.


Et, conformément à la courbe de production décrite dans brochure du fabricant, les ampères produits dépassent largement les besoins au-delà de 5 noeuds de vitesse;
à 4 noeuds, l’utilisation électrique est compensée par la charge et les batteries restent à peu près chargées.
En-dessous de 4 noeuds, la charge ne suffit plus; en-dessous de 3 noeuds, mieux vaut l’oublier…


Au niveau utilisation, l’hydrogénérateur est assez facile à descendre ou à remonter, même en naviguant. Il est silencieux jusqu’à 6 ou 7 noeuds mais, au-delà, il se met à ronronner de bonheur, jusqu’à assez fort dans les surfs au-delà des 10 noeuds, mais sans que ce ne soit vraiment dérangeant, à l’intérieur, pour ceux qui dorment… Je serais cependant curieux d’entendre le bruit que cela fait sur un bateau du Vendée Globe qui déboule à plus de 20 noeuds…


La complémentarité avec l’éolienne est excellente car l’hydrogénérateur semble fonctionner moins bien au près qu’au portant. Dû à la gîte?


Au total, nous avons donc pu naviguer sans jamais faire d’économie de courant et sans jamais utiliser le moteur comme alternateur. Le comble étant que, une nuit, lors d’une période sans vent, au moteur, j’ai dû remplacer la courroie de l’alternateur qui s’était usée…


Bref, je suis ravi de cet investissement qui nous a procuré une vraie indépendance énergétique et une production électrique 100% verte…




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Faut-il croire au routage?

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Depuis sa création, j’utilise l’application Weather4D pour l’affichage des fichiers Grib et les prévisions météo. Son interface utilisateur, sa facilité d’utilisation et la clarté avec laquelle les informations sont présentées, en ont fait un outil incontournable à bord de Xhosa…


Cette année, j’ai commencé à utiliser également les fonctionnalités plus récentes de l’outil. Celui-ci permet de simuler le déplacement du bateau, sur base de la route à suivre, transférée depuis iNavX. Et, il indique dans un petit tableau l’ensemble des données météo à l’endroit exact où le bateau sera à ce moment précis. Cela permet de bien préparer sa navigation et de choisir la meilleure fenêtre météo afin d’éviter d’être au mauvais endroit au mauvais moment! Et cette fonctionnalité nous a été bien utile au retour d’Helgoland, pour passer après le coup de vent de sud-ouest et avant le petit temps…


Et cela permet aussi, tout au long de la navigation, de juger si la météo fait bien ce qu’elle est sensée faire ou s’il y a lieu de se poser des questions et de rafraîchir les données, à l’aide de la “chère et lente” connexion satellite…


Mieux encore, avec l’introduction des polaires et les données de courants, disponibles gratuitement via l’outil, Weather4D calcule la route optimale et aide à faire les choix stratégiques de navigation. Et, comme on n’est jamais parfaitement là où on est sensé être, l’outil permet même de refaire le routage à partir de la position réelle du bateau, donnée par le GPS…


En conclusion, l’outil est simple, convivial, complet et absolument fabuleux!


Lors de notre navigation au Danemark, je l’ai utilisé énormément, même si parfois, je me suis posé la question s’il fallait “croire au routage”… Pas que l’outil soit mauvais, il est simplement excellent, mais parce que les fichiers météo et les polaires n’ont pas, à mon avis, la précision suffisante, sur les distances parcourues en croisière côtière, pour que les résultats soient vraiment fiables… Et que des petites différences à l’entrée amènent parfois de grosses différences sur la route à suivre…


Au niveau météo, j’utilise les fichiers GFS et ceux, à mailles fines, de Great Circle. Ils ont, tous deux, globalement été exacts chaque fois: les systèmes ont fait ce qu’ils devaient faire, les vents étaient forts ou faibles comme annoncés… Mais, il y avait régulièrement des différences de force, de direction ou de timing, qui, combinées avec des polaires loin d’être parfaites (ou pas toujours tout-à-fait représentatives de nos habitudes de navigation) faisaient que les options proposées étaient assez différentes suivant le modèle utilisé ou semblaient parfois un peu optimistes, étant le reflet de polaires parfaitement naviguées, avec un équipage au taquet jour et nuit…


Faut-il donc croire au routage à l’échelle de quelques centaines de milles?


Oui à condition de ne pas utiliser les résultats de façon plus précise que ne sont les données! La grande leçon que je tire de cette première expérience, est qu’il faut pouvoir analyser les résultats et comprendre les options de route proposées par l’outil, afin de faire les choix stratégiques de navigation, en tenant compte de l’incertitude inhérente aux données… Telle option audacieuse, vers la côte ou le large, reste-t-elle valable si le vent tourne un peu ou a une force un peu différente? Question à laquelle il n’est pas toujours facile de répondre…


En conclusion, je crois au routage même si ma devise reste: ne pas s’écarter de la route directe si on n’est pas sûr de savoir pourquoi!




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Le soleil a rendez-vous avec la lune…

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Nous sommes au large des Pays-Bas, en route vers l’Allemagne… Il fait nuit noire, et, comme le temps est bien dégagé, les étoiles se comptent par milliers…


Un vrai bonheur pour les apprentis-astronomes. Il faut trouver son chemin pour les reconnaître… Il faut utiliser très systématiquement les jalons et les repères, tant elles sont nombreuses en l’absence de pollution lumineuse… On peut même voir la voie lactée…


S. et moi sommes de quarts. Il n’y a pas de vent… Nous regardons le ciel… Une première étoile filante, puis une autre, qui se termine dans une espèce d’explosion… Surprenant! Jamais vu cela auparavant!


S. va se coucher. Je suis seul dehors. Il est 4h00 du matin, encore deux heures de quart.


Doucement, une faible lueur apparait à l’horizon dans l’est. Ce n’est pas un bateau, ni une plate-forme gazière… Cela ne peut pas encore être le soleil… La lueur monte un peu et se décolle de l’horizon… Il s’agit d’un tout fin quartier de lune, qui apparaît lentement, rougeâtre, majestueux…


Et puis, une heure plus tard, le soleil apparaît, comme s’il courrait derrière la lune…


Le soleil avait-il rendez-vous avec la lune? En tout cas, il ne l’a pas rattrapée cette nuit-là…




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