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Monthly Archives: août 2013

Le Great Glen Way

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Comme je vous l’ai dit dans un billet précédent, D. et moi sommes allés en Ecosse pendant les vacances. Pas sur Xhosa, qui est resté sagement tout seul (et triste peut-être) à Nieuport, mais en avion…


Notre objectif était de faire un chemin de grande randonnée et, en recoupant toutes les contraintes comme la distance à parcourir, le type d’hébergement, le dénivelé, la température ou la saison, nous sommes arrivés sur l’Ecosse et son “Great Glen Way”.


C’est le nom du chemin qui suit une faille géologique, de Fort William, sur la côte ouest, à Inverness, du côté est. 127 kilomètres environ que les marcheurs effectuent en 6 ou 7 étapes.


C’est sur ce tracé que se trouve le célèbre Loch Ness, ainsi que deux autres lacs moins connus. Ces trois lochs sont reliés par une rivière, mais celle-ci, ayant un dénivelé important et une profondeur très variable, n’est pas navigable.


Dès lors, début 1800, les Ecossais ont creusé le canal “Calédonien”, sinuant à côté de la rivière, pour permettre aux navires marchants de passer d’un côté à l’autre de l’Ecosse sans devoir naviguer dans les mers peu hospitalières autour du Cap Wrath.
Des travaux représentant 35 kilomètres de canal, 29 écluses, dont plusieurs “en escaliers”.


Malheureusement, la dureté des sols, obligeant les équipes à diminuer la profondeur prévue du Canal, et l’évolution de la navigation en ont fait un ouvrage peu utile à la marine marchande et qui semble, aujourd’hui, exclusivement utilisé par la plaisance.


Nous avons suivi le chemin d’ouest en est et avons été absolument charmés!
Charmés par la diversité et la beauté des paysages, charmés par l’hospitalité et la gentillesse des Ecossais, charmés par la nourriture soignée et de qualité, même dans des villages un peu perdus, charmés par la touche d’excentricité que nous avons rencontrée un peu partout…


Bien sûr, rien n’est jamais parfait… Et tout le monde sait que, en Ecosse, il pleut souvent… Nous avons eu beaucoup de chance que cette année fut exceptionnelle et seule une étape a été arrosée copieusement… Néanmoins, nous recevions quelques gouttes sur la tête presque tous les jours… Enfin, disons que cela fait partie du charme de la région…


Pour ceux qui souhaiteraient faire cette route en bateau, nous n’avons rien vu de difficile du point de vue navigation. Globalement, peu de voiliers, à part dans les écluses du côté de Fort William, peut-être parce que naviguer à la voile est un peu difficile, en dehors du Loch Ness (où le vent semble soit parfaitement dans le nez, soit parfaitement arrière…).


Les écluses réclament du temps. Elles n’ont ni pontons flottants, ni chaines verticales pour s’amarrer. Il faut passer les amarres sur des bittes en haut des murs. Mais comme le premier niveau des écluses en escaliers est toujours assez haut, ce n’est pas vraiment un problème. Par contre, pour passer au niveau suivant, il faut deux personnes en haut, qui tiennent les amarres, et il est donc utile d’avoir un équipage de 3 ou 4 personnes pour faciliter ces mouvements et permettre de garder une personne à bord… Toutefois, les éclusiers ont l’air très sympa (même s’ils parlent avec un très fort accent écossais difficile à déchiffrer parfois) et semblent tout-à-fait prêts à aider les équipages réduits.


Très peu de marinas sur le parcours, mais pas mal de pontons sur les parties canalisées, permettant de s’arrêter régulièrement. Se ravitailler en cours de route est possible, par exemple à Fort Augustus, mais, de façon générale, il me semble qu’il vaille mieux prévoir, en dehors de la nourriture, une grande autonomie pour l’ensemble de la traversée…


J’ajoute quelques photos montrant les type de paysages que nous avons rencontrés durant notre marche: le canal, les abords des lochs et les paysages plus larges, quand nous étions plus en hauteur, sur des plateaux…


La suite dans de prochains billets…


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La précision des cartes marines…

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J’ai été absent de mon blog pendant quelques semaines… Les vacances… Trop courtes comme chaque fois…


Un voyage de deux semaines en Ecosse: le Canal Calédonien… Non, pas avec Xhosa mais à pied! Un pèlerinage celte… Une reconnaissance pour une traversée future… Un bain dans la culture et la gastronomie écossaise…


Je vous raconterai tout cela dans des billets futurs…


Et puis, cette semaine, deux minuscules expéditions avec Xhosa. Deux jours chacune. Vers des ports proches: Gravelines vers l’ouest et Blankenberge vers l’est… Avec D et certains de «nos jeunes».


Un temps magnifique: un soleil généreux et du vent en suffisance, sans jamais devenir trop… Le rêve… Et une belle ambiance à bord et lors des escales…


Néanmoins, lors de notre aller vers Gravelines, nous avons eu une frayeur dans une aventure un peu désagréable…


Imaginez la situation: le vent est bon, mais parfaitement dans le nez (la perfection n’existe malheureusement pas…), lorsque nous abordons la passe pour atteindre Dunkerque… Nous tirons des bords entre les extrémités du chenal balisé, tout en veillant à bien rester entre les limites du chenal, qui est entouré de bancs de sable découvrant à marée basse.


Nous approchons de l’extrémité nord de la passe, les yeux rivés sur le sondeur et sur la ligne formée des marques latérales rouges, prêts à virer de bord. Le sondeur indique 14 mètres d’eau sous la quille, mais, surprise, quelques secondes plus tard, nous touchons. Et, pourtant, tout semblait sous contrôle…


J’utilise MacEnc à bord, qui capte notre trace toutes les 90 secondes et la capture d’écran ci-dessous montre la situation…



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J’ai réglé MacEnc pour montrer en bleu toutes les zones où il n’y a pas 5 mètres de fonds… On voit sur l’image, dans le cercle rouge, indiqué par la flèche, le «chipotage» lorsque nous touchons le fonds. Tout y est «blanc» et on voit clairement sur le zoom ci-dessous que nous sommes largement entre la ligne des 10 mètres et des 15 mètres…



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Manque de précision des cartes? Déplacement du banc de sable vers le sud? Cette mésaventure semble prouver que l’on ne puisse pas se fier complètement aux cartes marines, même dans des zones bien couvertes et où les cartes sont tracées selon les derniers standards… Surtout que mes cartes ont été mises à jour relativement récemment…


Mais ce que je trouve le plus inquiétant est que nous sommes restés dans le chenal balisé, en-dessous de la ligne (gros pointillé noir sur le premier écran) reliant les deux bouées rouges…


Cela fait donc un peu peur… Que les cartes n’aient pas la précision que les GPS offrent est compréhensible mais, si les bouées latérales ne sont plus fiables, alors nous n’avons plus grand chose pour nous aider et éviter les accidents… C’est peut-être pour cela que les pilotes de l’Escaut sont équipés de cartes sans indications de profondeur et que celles-ci leur sont fournies, en superposition, par des mesures en temps réel de satellites adhoc…


Enfin, au final, plus de peur que de mal… Et une leçon: ne jamais s’approcher de l’extrémité d’un chenal si un gros banc de sable se trouve juste derrière…




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