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Monthly Archives: septembre 2013

Accessibilité du moteur…

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Nous avons déjà tous pesté contre le manque d’accessibilité des moteurs de voiliers. Avec leur placement en-dessous de la descente, y travailler relève souvent plus du contorsionnisme que de la mécanique…


Et même quand le moteur est mis au centre du bateau, comme sur Xhosa, l’accessibilité, bien que meilleure sur un deuxième côté, reste pénible sur les deux autres…


Et pourtant une solution efficace – pour l’accessibilité – semble exister!
Je l’ai découverte à Bangkok, où je poursuis mon voyage, après Dubaï.


Bangkok est traversée par le fleuve Chao Phraya, ainsi que par une multitude de canaux, appelés Khlongs, qui ont donné le surnom de “Venise d’Asie” à la ville. J’ai donc décidé de faire un tour sur ces canaux sur une gondole locale…


Ce sont des bateaux longs et étroits, comme à Venise. Cependant, ils ne sont pas mus par des rames mais par de gros moteurs.
Pour la petite histoire, la stabilité de ces bateaux m’a paru un peu douteuse, vu la gîte à chaque virement, malgré le très fort ralentissement effectué avant d’aborder le moindre tournant…


La photo ci-dessous montre un de ces bateaux.


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Et vous aurez déjà fait le lien avec le début du billet, en observant la position du moteur sur la plage arrière, bien accessible de tous les côtés… Notez également son arbre d’hélice orientable servant aussi de gouvernail… Un hors-bord in-board en quelque sorte…


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Mais cela navigue et semble assez manoeuvrant, à part lors des virements… Par contre, il ne faut pas aller lécher le tableau arrière d’un de ces bateaux… Par exemple, dans les écluses…


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Voilà donc une solution pour augmenter l’accessibilité du moteur sur nos bateaux…


Néanmoins, je ne suis pas sûr d’avoir envie de la mettre en oeuvre sur Xhosa…




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Choc thermique…

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6h30. L’avion atterrit doucement sur la piste. Le soleil est juste au-dessus de l’horizon. La température dépasse déjà les 30°. Mais le petit vent de sud-ouest rafraîchit l’atmosphère et la rend assez agréable…

 

8h30. Je quitte l’hôtel. La température est montée et approche les 40°. Le vent est devenu chaud et donne l’impression d’être dans le flux d’un sèche-cheveux géant…

 

14h00. Je sors d’un building fortement climatisé. Le choc est dur. Le soleil est brutal. La température avoisine les 45°. Une chape de plomb. Les quelques pas entre l’immeuble et le taxi semblent bien longs en costume cravate…

 

Samedi 11h00. Jour de congé. Jumeirah Beach. En maillot de bain. Je m’approche de la mer. J’y trempe délicatement mon gros orteil, comme on ferait à la côte belge. Surprise, on ne sent rien! L’eau est à 35°, comme dans un bain. Trop chaude pour nager. Il faut utiliser la piscine dont l’eau est refroidie…
Le sable est brûlant, tout le monde s’installe à l’ombre… Heureusement, la brise de mer rafraichit un peu l’atmosphère…

 

Bienvenue dans le désert. Bienvenue à Dubai.
Bienvenue dans une ville hyper-moderne construite dans le désert.
Bienvenue dans le monde des superlatifs et des extrêmes…
+45° à la plage… -4°, quelques centaines de mètres plus loin, sur la piste de ski couverte et conditionnée, avec son chalet à mi-piste offrant des chocolats chauds…

 

Mon métier m’amène à voyager régulièrement un peu partout dans le monde pour visiter des clients. Et me voilà au Moyen-Orient pour une dizaine de jours. Le temps y est très chaud et la météo au beau fixe, presque ennuyeuse, comme le montrent les prévisions ci-dessous…

 

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Source: La Chaine Météo

 

 

Un choc thermique par rapport à la Belgique où la pluie et l’automne ont fait leur retour depuis quelques jours…
Mais, je ne me plains vraiment pas car on peut trouver bien pire comme endroit pour passer le weekend…

 

 

 




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Humour, excentricité ou brin de folie?

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Un dernier billet en forme de conclusion sur nos vacances en Ecosse, avec un accent sur ce qui nous a marqué et restera dans nos souvenirs…


Les gens que nous avons rencontrés tout d’abord. Beaucoup de gentillesse, d’hospitalité et de simplicité… Plutôt aux étapes le soir, car, en route, nous n’avons croisé que peu de monde… Comme si tout le monde marchait dans le même sens, avec des départs décalés… Mais nous avons été surpris par le fait que les quelques personnes rencontrées semblaient toutes venir de loin: USA, Australie… Quel processus mental amène quelqu’un à se déplacer jusqu’aux antipodes pour aller marcher le long d’un canal en Ecosse?


Autre point marquant: les grandes villes. Glasgow et Edimbourg sont belles et attirantes et projettent une joie de vivre et une forme d’optimisme… Elles ont une vraie histoire à raconter et un patrimoine architectural intéressant… En plus, elles ont développé des musées qui, bien que petits, ont des collections riches et belles…


Mais le trait le plus surprenant que nous avons retenu est une forme d’excentricité, d’humour, voire de folie, que nous avons retrouvé un peu partout…


Cela commence à Glasgow le samedi soir. Toutes les femmes semblent s’être donné le mot… Elles ont l’air de se rendre quelque part avec les chaussures les plus extravagantes possibles, tellement hautes parfois qu’elles les tiennent en main et marchent pieds nus…


Plus tard, nous rencontrons deux collectionneurs un peu fous: un à Laggan, qui a reconstruit, en modèle réduit, dans son jardin, le train à vapeur qui passait autrefois tout près de là… Et qui fait appel à de généreux donateurs pour développer un musée autour de ce train…


Un autre à Inverness qui a ouvert un musée du Titanic et qui a construit, à côté du musée, le long du canal, une réplique miniature du bateau, dans laquelle il y a moyen d’entrer pour se rendre compte de visu de comment le Titanic était…


Même dans les bois, l’humour est présent… Nous avons trouvé, le long du chemin, une surface de foret complètement décorée de guirlandes, avec des parterres soignés de fleurs et des panneaux de bienvenue… Et plus loin un café décoré de manière totalement excentrique, au milieu de nulle part…


Les gens des métiers du coin montrent aussi parfois des surprises: cet éclusier qui s’ennuie car il ne peut pas tondre sa pelouse sous la pluie (ce qui doit arriver assez fréquemment) et harangue tous les marcheurs, dans un écossais difficile à comprendre, pour le leur faire savoir… Ou ce chef, dans un restaurant de haut de gamme, qui s’amuse à déguiser un coulis de fruits jaunes en tranche d’emmental…


Et, à la fin, nous terminons notre périple à Edimbourg, en plein festival de théâtre, avec des rues pleines d’acteurs dont c’est la vocation et le métier de nous emmener dans des mondes irréels…


Peut-être que cet humour ou ce brin de folie sont indispensables pour survivre dans une région où le climat peut être très désagréable et la solitude intense? Peut-être est-ce simplement une caractéristique génétique écossaise?


En tout cas, nous avons aimé…




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M comme …

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M comme mouche… M comme moustique… M comme “midge”…


J’ai parlé des imperfections de l’Ecosse… J’ai parlé de la faune rencontrée en Ecosse… Mais je n’ai pas encore parlé des “midges”, la combinaison les deux…


Jusqu’il y a deux mois encore, j’ignorais tout de leur existence. Mais dès que j’ai parlé de mes vacances en Ecosse à mes collègues britanniques, le mot “midge” a été prononcé et présenté comme une sorte de calamité, capable de ruiner les plus belles vacances…


Les midges sont de petites mouchettes, se déplaçant en essaims et attaquant les humains, comme des moustiques, en les piquant pour sucer leur sang,…


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Source: Guichetdusavoir.org


Ils sortent plutôt le matin et le soir, et sont plus présents quand le temps est humide et le vent faible. Ils n’ont, en effet, pas assez de force pour voler contre une brise et ont, dès lors, tendance à se mettre à l’abri dès que le vent souffle. C’est probablement pour cette raison qu’on les trouve plutôt dans les bois que dans les zones ouvertes…


Nous ne pouvions prendre le risque de transformer nos vacances en séances de démangeaisons et il fallait donc absolument trouver un moyen de lutter… Surtout que le Great Glen Way passe beaucoup dans des bois et forêts…


Une recherche sur internet nous a permis de trouver une app pour iphone, donnant les prévisions, à plusieurs jours, région par région, de l’intensité du problème…


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Source: Smidge Forecast


Il nous fallait également trouver une lotion qui les repousse… Les lotions habituelles contre les moustiques à base de citronnelle ne fonctionnant pas, nous avons cherché la liste des magasins où nous équiper à notre arrivée en Ecosse… Un produit appelé “Jungle”… Le nom du produit indique bien l’image que les midges véhiculent en Ecosse, comme la photo ci-dessous le montre…


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Source: Guichetdusavoir.org


Nous étions prêts… Prêts à affronter la nature et la faune hostile et sauvage… Et c’est donc enduits des pieds à la tête que nous avons démarré notre marche… Surtout que l’app prévoyait un niveau élevé de nuisance du côté de Fort William…


Mais pas le moindre animal ressemblant à un midge tout au long de la journée…


Idem le lendemain… Idem le surlendemain… Nous avons donc arrêté de nous enduire… Sans voir plus de midges les jours suivants…


Apparemment, le temps très sec cette année en Ecosse a eu un impact sur ces mouchettes… En plus, je soupçonne l’app, développée par un fabricant de produits anti-midges, d’exagérer un peu la situation dans ses prévisions, afin de donner un coup de pouce à ses ventes…


En fin de compte, nous nous sommes préparés pour rien… Mais, nous ne nous en plaindrons pas…





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A la recherche de Nessie…

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Tous les guides le mentionnent: l’Ecosse a une faune riche et très intéressante. Nous voulions en profiter et avons eu quelques belles occasions pendant les vacances.


Par exemple, lorsque une biche, qui gambadait tranquillement le long du Loch Lochy, a croisé notre chemin, au début d’une de nos étapes…


Ou quand nous avons vu un rapace, probablement un vautour, planer majestueusement au dessus du Loch Ness…


Ou encore, lorsque nous entendions des chants d’oiseaux, complètement inconnus chez nous, et dont je serais malheureusement bien incapable de donner les noms, vu la connaissance désastreuse que j’ai en ornithologie…


Mais l’animal que nous voulions absolument voir était Nessie, le fameux monstre du Loch Ness…


Nous avons donc scruté, à nous en user les yeux, le Loch, tout au long de notre marche; nous avons même pris place à bord d’un bateau “promène-touristes”, équipé d’un sonar spécial, pour faire un tour sur le lac et mettre toutes les chances de notre côté…


Mais rien n’y fit et la seule vision que nous ayons eue de Nessie est cette statue en métal, situé le long des écluses de Fort Augustus…


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Et pourtant, il ne semblait pas loin, puisque, apparemment, à en croire les informations sur le site de la télévision belge, il se serait montré quelques jours plus tard…


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Nous l’avons donc manqué de peu… La prochaine fois, peut-être…




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