Suite du billet précédent…
 
 

Tout pouvait donc se mettre en branle pour organiser cette croisière autour de la Grande-Bretagne…
 
Il fallait tout d’abord définir les dates pour pouvoir prendre congé. Facile ! Une première partie fin mai et une deuxième partie en juillet, histoire de répartir les semaines, de profiter des périodes normales de congé et de mettre toutes les chances météo de notre côté…
 
Puis il fallait trouver suffisamment d’équipiers… Etant le seul à faire le tour complet, il me fallait entre 10 et 15 équipiers (que je souhaitais parfaits bien sûr) pour que chaque étape soit composée d’au moins 4 personnes… Et en combinant 4 habitués de Xhosa, 3 personnes d’un groupe d’amis rencontrés lors de cours de navigation au BRYC, 3 équipiers d’un autre groupe d’amis et un collègue de bureau, le compte fut vite trouvé. Avec en plus la perspective d’interactions intéressantes entre les différents groupes…
 
Il fallait également décider du sens de rotation, qui, selon les livres que j’ai lus, semble plus relever de l’émotionnel que du rationnel…
 
Mon choix s’est porté sur le sens anti-horlogique afin de diminuer au maximum la distance parcourue selon un axe très ouest (l’Angleterre Sud). Ce qui permettait du même coup d’éviter les brouillards estivaux du côté Est de Ecosse et de faciliter la découpe en deux blocs de 2 et 3 semaines.
Et cela mettait la partie, en principe la plus difficile et que je connais le moins, au début…
 
Enfin, il fallait couper le voyage en semaines de navigation raisonnables, définir des points de chute permettant les transferts des équipiers et trouver un endroit où laisser Xhosa en sécurité entre les deux parties… Et là aussi, quelques livres, le Reeds et internet ont fait l’affaire…
 
Tout semblait donc baigner et il ne restait plus qu’à remettre Xhosa tout-à-fait en ordre pour son périple celtique, mais il n’y avait aucune raison que ce soit très différent des autres hivernages.
 
Les choses allaient probablement trop bien. Et il paraît qu’«à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire»…
 
J’ai eu un cancer en 2011, un cancer sujet à récidives régulières chez pratiquement tous les malades. Au moment de commencer ce projet, en juillet 2014, la récidive ne semblait pas à l’ordre du jour car mes analyses étaient parfaites et ma forme générale excellente… Malheureusement, les choses ont commencé à évoluer en décembre… Et la confirmation de la récidive et du démarrage d’un traitement de plusieurs mois de chimiothérapie est venue en avril… A un mois du départ…
 
« Et bardaf, c’est l’embardée.. » comme on dit à Bruxelles…
 
Alors que faire ? Arrêter tout ou continuer malgré tout tant que l’interdiction formelle de naviguer n’est pas tombée ?
 
« Partir or not partir, that’s the question ! »
 
 
La suite dans le prochain billet…
 
 
 
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