Cela fait déjà quelque temps que je n’ai plus écrit… Pas faute d’avoir des choses à raconter mais j’ai eu un peu de mal à me remettre à écrire après les vacances.

 

Le tour de la Grande-Bretagne s’est achevé fin juillet comme prévu et m’a procuré beaucoup de bonheur. A part la météo froide, pluvieuse et un peu difficile parfois, tout s’est vraiment bien passé. En particulier, tous les équipages, composés parfois de gens ne se connaissant pas au départ, ont fonctionné superbement!

 

Au niveau de ma santé, la chimio a fait son travail tout en me laissant suffisamment d’énergie pour gérer la croisière. En plus, comme les équipiers étaient pour la plupart très expérimentés, je me sentais tout-à-fait à l’aise de les laisser s’occuper de Xhosa quand j’étais fatigué et que j’avais besoin de faire la sieste… J’ai vraiment l’impression que cette croisière m’a été bénéfique car elle m’a permis de garder un moral fort et d’oublier la maladie en me forçant à me concentrer sur le projet et le bateau. Avec un bon résultat au final puisque les dernières analyses montrent que le cancer est retourné dans sa boite, m’offrant une nouvelle période de rémission.

 

J’ai commencé à écrire une série de billets pour vous raconter nos péripéties tout au long de la croisière. Mais, quand j’ai vu le départ au ralenti de la Fastnet Race et les fichiers météo sans vent prévus pour les premières 48 heures de la course, j’ai eu envie d’écrire un billet sur la pétole.

 

 

A ce propos, le livre que j’avais acheté sur le tour de la Grande-Bretagne donnait quelques statistiques: il disait, qu’en moyenne, les circum-navigateurs utilisaient leur moteur presque la moitié du temps! Heureusement, pour nous, la part du moteur a été nettement plus petite, peut-être parce que la météo n’a pas été très clémente, ou que le vent a essentiellement été contre, créant un vent apparent suffisant… Peut-être aussi, simplement parce que le moteur, vieux et bruyant, de Xhosa et son hélice inefficace ne permettent pas d’avancer vite et que naviguer à la voile est très souvent la solution la plus rapide et de loin la plus agréable…

 

Je ne me plaindrai pas d’avoir eu du vent car la pétole a une fâcheuse tendance à me taper sur les nerfs… J’aime voir les milles avancer… J’aime avoir une belle moyenne… Tout ce que la pétole ne permet pas d’obtenir… Je plains d’ailleurs les équipages de la Fastnet Race qui ont dû se battre et rester concentrés des heures dans des airs inférieurs à 5 noeuds et sur des distances très longues…

 

Alors pour honorer tous ces équipages courageux, j’ai décidé de mettre en ligne quelques photos de pétole en les classant par thème/couleur…

 
La pétole-zen d’abord: se laisser porter sans se faire de souci… Même le winch a l’air d’être zen…
 

 

 

La pétole-bleu: l’eau lisse et sans ride…
 

 
La pétole-rouge: quand le soleil s’en mêle…
 

 

 
La pétole-grise: comme s’il allait pleuvoir en plus…
 

 
La pétole-zinc: avec un reflet métallique en plus…
 

 
La pétole-tourmentée: un autre effet des nuages…
 

 
La pétole-soleil de minuit: même si on n’est pas vraiment en situation de pétole en mer, la couleur donnée par la lumière nocturne des hautes latitudes vaut vraiment le détour et mérite que l’on ajoute cette photo prise aux Orcades…
 

 
Mais, au final, quelle qu’en soit la couleur, la pétole est souvent synonyme de sieste, y compris pour le skipper…
 

     
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